‹ Les œuvres libertines. Précédées d'une notice biographique (volume 2)Chapitre 6 sur 162 · LE MANUSCRIT DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE · texte numérisé non relu

LE MANUSCRIT DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE

Le manuscrit du Pédant joué de la Bibliothèque nationale est important, moins pour les changements apportés à quelques scènes et les remaniements de style dont le but a été d'affaiblir certaines expressions trop libres ou trop osées, que pour le couplet d'athéisme qui termine cette comédie, couplet ne rimant à rien, sinon à ce besoin qu'ont éprouvé tous les libertins du xvne siècle d'étonner et de scandaliser. Il y a là une de leurs caractéristiques saisie sur le vif.

s'était peut-être transmise de bouche en bouche parmi les écoliers du collège de Beauvais, donne à Molière une part d'auteur dans la composition de cette pièce. En effet, si Molière, qui suivait les cours du collège de Glermont, ne fut pas le condisciple de Cyrano au collège de Beauvais, il le rencontra plus tard dans le cénacle philosophique de Gassendi, et peut-être au Collège Royal où Grangier attirait de nombreux auditeurs, comme lecteur professeur du roi en langue latine (P. Lacroix).

COMÉDIE Par M. de Cyrano Bergerac.

Les passages ou les mots en italique donnent le texte du manuscrit de la Bibliothèque Nationale, qui a été remanié pour l'impression par Cyrano lui-même. S'il s'agissait d'une œuvre purement littéraire, nous nous en serions tenu à l'édition originale de 1654, mais comme nous sommes en face d'une oeuvre libertine, la pensée entière de l'auteur doit être mise de préférence en lumière, surtout quand il a volontairement supprimé ou atténué les passages libres. Les additions de l'imprimé sont entre crochets.

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