LXXVI LA VIE DE CYRANO DE BERGERAC
Le mardy deuxième jour de mars audit an mil six cens quaranteneuf, l'assignation verballement prise entre les parties, sont comparus en personne lesdits Scopart et Desbois rendans compte, assistés de Beaufort, leur procureur.
Les S'^ Savinian de Cirano, S"" de Bergeraque, et Abel de Cirano, esmancipé d'aage, proceddant soubz l'autorité dudit Savinian, son frère et curateur, assisté de François, leur procureur, lesquels après avoir eu communiquation du compte, ont dict qu'ils advouent tout ce qui a esté faict par ledit François et requis estre présentement procédé à la revision dudit compte.
Du consentement desquelles a esté procédé à la révision dudit compte et ont signé :
Scoppart, Desboys, Beaufort, S. de Cyrano de Bergerac, A. de Cyrano, François.
Et après avoir vacqué depuis l'heure de huit heures jusques à onze heures et que les debatz qui estoient formez sur aulcuns des articles dudit compte ont esté veus et reiglés, lesdites parties ont accordé ledit compte estre par nous calcullé clos et affiné en leur absence.
Signé : S. de Cyrano de Bergerac, A. de Cyrano, François, Scoppart, Desboys, de Beaufort.
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Résumons lesdits comptes :
Les recettes s'étaient élevées à trois mille neuf cent cinquante-six livres environ et les dépenses à deux mille huit cent soixante-dix-sept livres environ, laissant un excédant de recettes de mille soixante-dix-huit livres à partager entre les deux frères, soit cinq cent trente-neuf livres pour chacun ; il y avait à en déduire leurs dépenses particulières^ soldées par MM. Desbois et Scopart, soit sept cent trente-trois livres environ pour Savinien et cinq cent soixante-seize livres pour Abel, sommes supérieures à celles qui leur revenaient. Heureusement, il restait à efîectuer une recette de trois cent quatre livres environ, soit pour chacun: cent cinquante-deux livres, ce qui réduisait