TA VIE DE CYRANO DE BERGERAC LXXIX
11° Pareille rente de cent huit sols de bail d'héritage due par Louis Rasteau, Jean Bourdon le jeune et Raoulin Panton, vignerons, demeurant à Bougival et environs, montant à 135 I.
12° Cinquante livres onze sols restant de cinquante-cinq livres onze sols contenus en une obligation par lui passée au profit dudit sieur de Mauvières, ci 50 1. 11 s.
14° Soixante-une livres cinq sols, restant de huit-vingts dix-neuf livres trois sols dix deniers, contenus en une obligation de Jean et Gilles
Brissonnet, au profit dudit sieur de Mauvières 61 1. 5 s.
. 15° Douze livres dix sols tournois de rente de bail d'héritage dus par Jean et Jacques Jullien, frères, et Henry Potier, vignerons, demeurant à Saint-Michel et environs, paroisse de Bougival, montant au principal de 312 1. 10 s.
16° Plus la somme de treize livres six sols restant de quarante livres contenus en leur obligation 13 1. 6 s.
Du 17° Trois cens seize livres dix-neuf sols sur six cens livres de rente... montant à trois mille six cents livres, montant à . 1.901 1. 14 s.
Du 21° Moitié de quatre-vingt-six livres douze sols huit deniers de rente... montant à deux mille cinq cens quarante livres seize sols, soit quarante-trois livres six sols quatre deniers, montant à . . 1.270 I. 8 s.
Du 22° Moitié de deux mille livres tournois de rente... montant à douze mille livres, soit mille livres tournois, montant à . . . 6.000 1.
On remarquera l'énorme moins-value qu'avaient subi les rentes constituées par la Ville de Paris : les deux mille livres achetées trente-six mille livres en 1636 ne valaient plus que douze mille livres en 1649, soit 66°/o de dépréciation !
XIII. — ROYER DE PRADES ET « L'AUTRE MONDE ». — LES COUPLETS LIBERTINS DE CYRANO. — « L'OVIDE EN BELLE HUMEUR » DE DASSOUCY.
A l'abri de tout souci matériel immédiat, Cyrano reprend goût à la littérature sérieuse, celle qui doit asseoir sa renommée. Il est présenté à Michel de Marolles, l'infatigable traducteur, à Adrien de La Morlière, à Gilles Filleau des Billettes, au comte de Brienne, et conquiert leur amitié. Toujours hanté du désir d'écrire une tragédie, il presse Royer de Prades, qui en avait deux en portefeuille depuis 1643 : La Victime d'Estat et Annibal^ de les publier. Cyrano marque non moins de cordialité à son ami en lui communiquant la première partie de L'Autre Monde : Le Voyage dans la Lune. La lecture qu'en fait Royer lui produit une mauvaise impression ; il