‹ Les œuvres poétiquesChapitre 3 sur 47 · II · texte numérisé non relu

II

n. Théodore (frère du poète), éc, sr de la Charollière et de la Reintruère^, paroisse Saint-Philbertde-Pont-Charrault, mari de Marguerite Prévost, de la famille Prévost du GhateUier-Portault , qui lui donna :

1® Marie, mariée deux fois : 1<^ à Gilles de Thorigné, éc, s' de la Poictevinière ; 2® à Jacques Yiault, éc, s'duFougeray;

2"* Joachine , femme de Jean Forestier, éc, s' de Cothines ;

3« Jeanne , femme de Nicolas Mourain , éc , s' de la Piardière et de la GiUetière.

n. Baptiste (frère dupoëte), éc, s' de la Groîzardière, marié à Renée de Tusseau, dont il eut :

1« Pierre, qui suit;

2« Renée, femme en premières noces de René Templerie, éc, s' de la Rollandière, d'Aizenay, et en deuxièmes noces de Philbert Marinet, éc, sieur de Landrodière.

DE LA FAMILLB RIYAUDEAU.

m. Pierre, éc, sieur de la Groizardière, décédé sans postérité , vers 1620.

Les registres de Tétat civil des cantons de Beauvoir-STir-Mer et Challans (Vendée) sont remplis du nom de Rivaudeau pendant le xvn« siècle. Cette famille parait avoir tenu un rang considérable dans la contrée jusque vers 1730, époque où elle disparaît complètement.

Les principaux lieux possédés ou habités par la famille Rivaudeau, dans les environs de Beauvoir, Challans, la Gamache, senties suivants :

La Guillotière, simple ferme, dans la commune de Notre-Dame-de-Monts. Ce premier fief* de la famille est en plein marais, et n'a jamais dû être habitable que pour des fermiers.

hei Flocelière , commune de la Gamache, n'offre aujourd'hui qu'un hameau. Plusieurs actes , où figurent des membres de la famille Rivaudeau, attribuent à ce heu le titre de châtellenie ; mais il ne semble pas que la Flocehère ait jamais été habitée par cette famille : le château avait sans doute cessé d'exister dès cette époque. Il ne faut pas confondre ce fief avec la seigneurie , bien plus importante , qui a laissé le même nom à une commune du canton de Pouzauges.

La Groizardière, commune de Châteauneuf, fut habitée par le poëte, de 1562 à 1570; il a daté de là son épître à M. de la Noue , le 1«' mai 1565 , celle à Françoise de Rohan le jour suivant, et la lettre à Honorât Prévôt, le 20 janvier 1567, Il ne prit jamais

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3i GÉNÉALOGIE

le titre de seigneur de la Groizardière , parce que cette terre appartenait à son père, et qu'elle fiit, après la mort de celui-ci, dévolue à Baptiste, le plus jeune des cohéritiers. La Groizardière est situé sur le versant nord du coteau qui regarde le marais et les vastes herbages de rDe-Chauvet, Bouin, Machecoul, Bois-de-Gené (le marais de Bois-de-Gené avait anciennement le titre de châtellenie du Goustumier, et dépendait de la seigneurie de Retz). La vue de la Groizardière s'étend , au delà de Timmense prairie , sur la baie de Bourgneuf sans cesse sillonnée par des flottilles de bateaux pécheurs et encadrée par les collines de Noirmoutier et de Pomic. Les coteaux de Retz, qui font suite à ces dernières, laissent apercevoir réglise de Saint-Gyr, dans le rayon de laquelle naquit, en 1531, le célèbre François de la Noue, surnommé Bras-de-Fer, le contemporain par conséquent de Rivaudeau, qui fut lié avec des membres de cette famille. Le manoir de la Groizardière est aujourdliui démoli, et ne laisse voir que les fondations. Ce n'était pas un château important, mais seulement ce que les titres du pays nomment habituellement un hôtel noble. Les pierres de taille qui encadraient les ouvertures et dessinaient les angles étaient extraites des belles carrières de Saint-Savinien et de Crazanne, aux bords de la Gharente, et indiquaient que la construction avait été faite avec un certain luxe. Ges mêmes pierres figurent aujourd'hui dans la reconstruction qui a été faite de la ferme et des étables. La Groizardière était accompagnée autrefois de plusieurs métairies; elle n'est aujourd'hui qu'ime simple ferme , avec un bois taillis d'une certaine étendue , qui jadis fut sans doute une futaie ombrageant les méditations du poète. Elle fut saisie sur la succession de Pierre de Rivaudeau,

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