DE LA FAMILLE RTVAUDEAU
vers 1620, par des cohéritiers mêmes, et vendue à leur requête. Une famille de la Forêt la possédait pendant le xvm« siècle et en prenait le nom.
La Jolonnière était le plus important des domaines possédés par les descendants de Robert Ribaudeau. Elle occupait le versant opposé du coteau, au pied duquel est la Groizardière. Le château, entouré de cinq fermés, s'élevait, non loin de la route de Challans à Beauvoir, au bord de Therbage de Sallertaine ; et la vue , plongeant sur cette fertile contrée , n'avait d'autres limites que les dunes aux reflets dorés qui tracent le rivage des anciennes îles de Rié et de Monts, aujourd'hui réunies au continent. Le manoir a été démoli par le temps encore plus que par les hommes ; quelques murs du rez-de-chaussée ont seuls été conservés, et contribuent à former l'habitation du fermier; ils indiquent une construction du xvi* siècle. A l'un des angles se voyait encore , il y a trois ans , une tourelle à pans coupés , construite en simples briques posées de champ. Ce fragile donjon a survécu plus d'un demi-siècle à la féodahté. La Jolonnière a passé à la famille de la Rochefoucauld-Bayers , par suite du mariage d'un membre de cette famille avec Françoise de Rivaudeau, vers 1720 ^ La Jolonnière est ainsi restée à la famille Rivaudeau im siècle de plus que la Groizardière.
Les Loges, commune de Châteauneuf , étaient habitées en 1650 par Louis de Rivaudeau, s' de la Guillotière, petit-fils du poète et époux de Renée de Croc. Ce manoir, encore debout, est sans style; quelques
1 Dictionnaire des famille» du Poitou, par M. Beauchet-FiUeau, art. L'Espinay.
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cheminées indiquent le xyi'^ siècle. Deux tourelles flanquaient les angles avancés du jardin : elles ont été rasées. Les Loges étaient possédées au siècle dernier par la famille Lingier, puis par la famille Bougrenet de la Tocnaye.
La Gilletière, commime de Saint-Gervais, était habitée en 1632 par Louis de Rivaudeau, au moment où il se maria avec Marguerite Ghabotte ; par Benjamin de Louvain , son beau-père (mari de sa mère), et par Nicolas Mourain et Jeanne de Rivaudeau, son épouse. Le petit-fils de ces derniers, Benjamin Mourain avec Jeanne de Rivaudeau , sa femme , y résidait également vers 1670. ËUe a passé, pendant le xviii^ siècle , à la famille de la Forêt, et de celle-ci, éteinte pendant la Révolution, à la famille de Régnier, continuation de Louis Régnier, seigneur de la Planche , auteur de VEstat de la France sous le règne de Français IL L'ancien manoir de la Gilletière a été remplacé en 1777.
Le Puy-Verger est une maison du bourg de Saint- Gervais, qui fut habitée, vers 1650, par divers membres de la famille Rivaudeau et par Benjamin de Louvain, s' de la Flocelière.
Le Catalogue des Nobles de la généralité de Poitiers, arrêté par M. Barentin, intendant, en 1667, contient les lignes suivantes : •
« Châteauneuf: André Rivaudeau, s' des Ralhères.
« Saïlertaine : Louis Rivaudeau, s' de la JoUonière.
« Saint-Jean-de-Monts : Louis Rivaudeau, s' de la Guillotière. »
Ce dernier habitait les Loges, à Châteauneuf; mais on Tavait appointé à son domicile seigneurial.