SUR LA FORMATION DE LA LANGUE FRANÇAISE
''** OIT qu'on envisage l'homme au point de vue physique, physiologique ou moral, soit qu'on le considère au point de vue intellectuel, on arrive >à cette conclusion : l'homme est partout le même au fond ; il ne diffère que dans la forme. Au fond, monotonie complète ; dans la forme , variété prodigieuse. L'Africain ne possède ni moins d'os ni moins d'organes que l'Européen ; mais ces os sont parfois tout autrement disposés et conformés, et ces organes, — le cerveau , par exemple, — tout en remplissant identiquement leurs fonctions, donnent d'autres résultats. Le Patagon est susceptible de ressentir affliction et joie, mais il ne les ressent pas comme l'Espagnol ou le Français , avec la même intensité, pour les mêmes motifs, et ce qui sera joie pour celui-ci, sera, dans certains cas, douleur pour celui-là.
L'élonnante variété du langage humain compte, au nombre de ses causes principales, cette diversité d'impressions, de sentiments et de sensations de chacune des races qui constituent la grande famille humaine.
PREMIÂBE PARTIE