‹ Les œuvres poétiques en patois percheron de Pierre Genty, maréchal-ferrantChapitre 2 sur 44 · DE LA PARENTÉ DES LANGUES · texte numérisé non relu

DE LA PARENTÉ DES LANGUES

Gbapitee I. — Caractères fondamentaux de chaque langue.

Deux mille langues, au minimum, se parlent sur le globe. Le fond de chacune est-il même?

On voudrait prouver ici que , (sauf de rares exceptions? ), toutes ont des caractères fondamentaux vraiment communs, et que, par suite, toutes les langues sont sœurs. — Laissons provispirement de côté ceux qui les parlent.

Mais ces caractères essentiels, fondamentaux , sur lesquels une étude de ce genre puisse être rationnellement basée, quels sont-ils? Les trouvera-t-on dans les mots-racines des langues? Qui ne sait que ces racines ont éprouvé souvent de prodigieuses métamorphoses ? Qui ne sait que les peuples , sous Tinfluence de leurs migrations, etc., ont subi dans Torgane vocal les révolutions les plus complètes, etc. ? Donc, si l'étude des mots-racines n'est pas à dédaigner, ce n'est pas

toutefois à cette étude qu'il faut spécialement s'attacher. Les mots sont bien , comme Ta dit Klaproth , l'étoffe du langage ; rien de plus exact ; mais c'est une étoffe que le frottement des siècles et des hommes a parfois singulièrement usée. — Il faut donc porter ses recherches d'un autre côté.

Si l'on ouvre une grammaire latine au chapitre des déclinaisons, on lit ceci :

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