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Les oeuvres sociales des industries métallurgiques

Tous draiis de reproduction, de truduction et d'adaptation rcserycs pour tous pays.

AVERTISSEMENT

Pour répondre au désir qui nous a^ait été exprimé maintes fois^ nous nous sommes proposé de tracer un tableau des œuvres sociales de la Métallurgie française.

Nous aidons étudié les institutions qui ont été créées par les métallurgistes pour compléter la rémunération pure et simple du tra^ail^ pour préserç^er leurs ou^riers^ autant quil était en leur pou^oir^ des misères matérielles de V existence^ leur assurer quelque confort et pourvoir à leur hygiène.

Nous décriç^ons d'abord les œui^res corporatistes. Nous entendons par là celles qui ont été fondées par les Syndicats patronaux. Les unes^ les plus anciennes^ sont dues au Comité des Forges de France; les autres à V Union des Industries Métallurgiques et Minières^ groupement plus récent et qui^ aç^ec le Comité des Forges^ comprend toutes les Chambres Syndicales de la Métallurgie^ de la Construction mécanique^ métallique et électrique. Ces œuvres s'étendent à presque tout le domaine de V assurance et de Vhygiène sociales. On trouve réunis^ sous la direction des organismes centraux de la corporation^ une Caisse d' assurance contre les accidents du travail^ une Caisse ou plutôt plusieurs caisses de retraites ouvrières^ une Association contre la tuberculose^ une Caisse foncière et un Comptoir qui s' occupent du logement ouvrier. Enfin^ nous disons un mot des Allocations familiales^ œuvre au développement de laquelle la métallurgie prend une part importante.

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Tout en ayant le souci (Têtre complet et de ne négliger aucun trait essentiel^ nous a^ons allégé notre description des détails techniques qui V eussent rendue trop compliquée et fastidieuse.

Tout imposant quil est, ce çaste édifice est encore accèssible aux recherches, et permet une description assez complète. Il nen m pas de même a^ec V œu^re particulière des différents établissements; on se troui^e là en présence d^une quantité innombrable d'institutions, quil est difficile à V observateur de saisir, non seulement à cause de leur nombre, mais encore et surtout à cause de leur di^^ersité et, il faut bien Vafouter, à cause du peu de goût quont toujours eu leurs auteurs pour la publicité.

Pour faire un tableau aussi exact et aussi complet qu aurait mérité ce bel effort et cette superbe floraison, il aurait fallu poursuivre sur place, dans toutes nos {vieilles proç^inces, une enquête m inutieuse ; on aurait pu ainsi, non seulement dégager ce quen chaque endroit ces institutions ont d'original et de particulièrement adapté aux objets qu elles doi<^ent remplir, mais on aurait pu, ce qui aurait été encore plus intéressant, dégager leur valeur morale et leur puissance éducative autant pour leurs destinataires que pour leurs auteurs. Le temps nous a malheureusement manqué pour poursuivre cette étude. Nous avons dû nous borner à faire une enquête, aussi sommaire que rapide, auprès de trois cents établissements appartenant à la métallurgie et à la construction mécanique. Au cours de ces investigations, nous avons relevé V existence d^un grand nombre d^ œuvres très intéressantes ; nous nen citons dans cet ouvrage que quelques-unes à titre d'exemples pour indiquer les traits essentiels de chaque catégorie ; on en trouvera le détail dans des tableaux analytiques.

Nous espérons cependant, bien que des manifestations importantes de r activité des industriels dans le domaine de la prévoyance et de r hygiène sociales nous aient échappé, que la

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VU

faible esquisse que nous présentons aujourd'hui donnera à réfléchir à ceux qui croient que tout reste à faire sur ce terrain^ parce quils ne se sont pas donné la peine de V explorer.

Nous aurions été heureux inscrire au début de cette étude sur les Œuvres sociales de la Métallurgie les noms de tous ceux qui en furent les initiateurs^ et en sont aujourd'hui les dirigeants.

La liste des Présidents et des Membres des Conseils d'Administration des Institutions sociales de la rue de Madrid, aurait rappelé à tous, la reconnaissance que la Métallurgie et le Pays tout entier dois^ent à des hommes qui, depuis de longues années, ont consacré leur intelligence, leur cœur, et une part importante de leur temps, à diriger et à administrer ces institutions. Ils ont çoulu rester dans cette ombre discrète où aiment à se tenir ceux qui font le bien, et à marquer une fois de plus que (( la rue de Madrid », quand elle sert la France, le fait a^ec le plus complet désintéressement.

Quil nous soit permis cependant, en remerciant ici les Directeurs et les Chefs de services dont la parfaite connaissance des départements qu'ils dirigent, nous a aidés à mener à bien la tâche que nous aç^ions entreprise, de dire en leur nom, quils considèrent comme Vhonneur de leur ç>ie, d'a<^oir été appelés à collaborer, sous de tels Chefs, à cette œui^re de Bien public.

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