ES
Longr
Gram.
Gram.
Gram.
Gram.
Gram.
Gram.
Mètr.
Gramm.
Sizerin cabaret
Tarin
Gros-bec ordinaire
Perdrix grise
Grand ramier
Pouillot sylvicole
Fauvette à tête noire
Torcol
Engoulevent
Merle noir
Coucou
Corbeau corneille
Bécasseau brunette (femelle)
Combattant
Héron gris
Sterne petite
Sterne caujek
Grèbe castagneux
Sarcelle d’hiver
Oie bernache
Cormoran
Hibou brachyote
Buse vulgaire
Il y a chez les oiseaux généralement trois estomacs : le jabot qu’on peut considérer comme un simple renflement de l’oesophage, où les aliments sont emmagasinés; le ventricule succenturié, où ils sont imbibés de suc gastrique que sécrètent les parois même de cette cavité ; le gésier, à parois musculeuses, épaisses, chez les granivores, mais à parois beaucoup moins épaisses chez les rapaces.
Les cavités digestives de l’estomac sécrètent de leur face interne ou reçoivent de glandes voisines des liquides de nature variée qui préparent ou accomplissent la digestion des aliments avec l’aide d’une température convenable. Ainsi que nous l’avons déjà dit, chez les oiseaux cette température est plus élevée que chez les autres êtres animés, celle du canard va jusqu’à 43 degrés centigrades 9 dixièmes au-dessus de zéro, tandis que celle de la tortue géométrica n’est que de 16 degrés, 9 dixièmes, celle de la truite U degrés, celle du scarabée 5 degrés (1).
Dans le jabot des granivores et du pigeon, entre autres, les aliments subissent d’abord une décomposition préparatoire.
Pour que les graines non concassées dans le bec ne soient pas d’une digestion trop difficile, beaucoup de granivores ont l’instinct de chercher et d’avaler de petites pierres, qui, roulées les unes contre les autres au milieu des graines, servent à broyer ces dernières. En ces circonstances ces pierres servent comme les meules dans un moulin et les dents dans la bouche.
Aussi les parois du gésier, très-musculeux chez les oiseaux granivores, sont-elles garnies intérieurement d’une membrane cartilagineuse consistante comme le cuir. Dans l’estomac de l’oie cravant, deux plaques en substance cornée sont placées dans la peau de manière à se juxtaposer et à comprimer fortement les graines et les pierres.
Chez les oiseaux rapaces, le gésier est simplement un réservoir musculo-membraneux.
(1) John Davy.
Chez quelques animalivores , l’œsopliage a la jiropriété de se contracter, de manière à rejeter par le bec les poils des clienilles et des mammifères décomposés par l’estomac, ce qui facilite beaucoup le travail de la digestion; c’est pour cette raison qu’on trouve des pelottes de poils près des nids de ducs, de chouettes, de héron, de buse, et que le coucou dégorge des pelottes de poils de chenille.
N“ 2. — Préhenseur.
A. cou ET TKÏE.
Des appareils principaux de l’élimination il en est un que nous avons appelé le préhenseur, parce que c’est lui qui prend et porte à l’estomac les aliments; mais ses fonctions sont nombreuses, et il se compose du cou, de la tête, du bec et de la langue.
Que le préhenseur soit d’une certaine longueur, cela se comprend; car un animal doit pouvoir, sans basculer et fatiguer continuellement son corps, saisir et porter la nourriture au niveau de l’estomac. Or, si la carpe qui nage, l’escargot qui rampe, le crapaud qui marche à plat ventre, se passent facilement de cou, le quadrupède devait en avoir un qui, uni à la tête, égalât au moins en longueur ses pattes^ de devant.
Pour des raisons du même genre, l’oiseau devait avoir le cou long, et le fait est que, relativement, il l’a plus long que tous les autres animaux.
De cela il y a plusieurs raisons.
Sans doute , des pattes longues et renforcées permettent à l’œdicnème criard de courir et d’arri-
T)ANS LES TIATîMONIES DE LA NATURE.
ver par de rapides explorations à pratiquer dans les espaces arides d’utiles éliminations. De même encore des pattes longues et amincies comme des écliasses étaient nécessaires au héron pour pénétrer et se promener dans les marais et ainsi pour ces oiseaux un long cou était indispensable.
Mais, remarquons-Ie, pour surveiller des ouvriers, éviter un récif ou un abordage, chanter, le cultivateur, le capitaine de navire, le musicien, ne restent ni couchés, ni assis ; ils se lèvent, le capitaine monte même sur la dunette. Souvent aussi, afin de découvrir leur proie, les oiseaux prennent le haut vol. Le milan plane dans les airs, la buse se perche sur l’arbre de la plaine.
Dans ces diverses circonstances, le but n’est réalisable qu’au moyen de l’élévation de la vue, et s’il a été donné à Toiseau de voir de si haut, c^est qu'il est par excellence un régulateur de l’élimination.
Pour cette raison encore, il lui était nécessaire, même quand il marche ou nage, de pouvoir projeter ses regards à une certaine distance et ainsi d’avoir un long cou.
Aussi, sous ce rapport et relativement, il est plus favorisé que tous les autres animaux.
La chauve-souris rhinolophe (grand fer à cheval) (Rhinolophus unihastatus) , qui en moyenne pèse trente grammes, n’élève sa vue qii’tà cinq ou six centimètres quand elle marche sur le sol, tandis que l’alouette des champs du même poids a treize centimètres de la plante des pieds au sommet de la tête. En nageant, le canard sauvage a les yeux à :2() centimètres au-dessus du niveau d’eau, et le cygne les élève à 52 centimètres. '
Le préhenseur contient un tube qui porte les noms de pharinx, de larynx et de trachée-artère, et qui donne passage à l’air des poumons et aux sons de la voix; mais la voix au lieu de se produire dans un larynx supérieur,comme dans le mécanisme humain, prend naissance dans un larynx inférieur placé au bas de la trachée-artère, et il en résulte que, pour la formation du son, ce tube a de l’analogie avec le corps d’un instrument en bois et en cuivre. Formé de substance cornée, mais également souple et Qexible dans toute la longueur, il développe la puissance, la sonorité et la délicatesse des sons de la voix des oiseaux.
Les yeux sont braqués au sommet du cou et de la tête comme un télescope sur son pied ; tout près de l’ouïe et du cerveau et confinant au bec ils se trouvent, à la façon d’un microscope, très-rapprochés d’une proie infiniment petite qu’il s’agit d’extraire ou de découper. Placés sur un observatoire aussi favorisé, ils sont pour la plupart des oiseaux le sens principal.
Le cou étant long et flexible l’oiseau tourne facilement la tête et il a ainsi le privilège de regarder par derrière, comme s’il y avait des yeux.
S’il peut ainsi tourner la tête en arrière, c’est non-seulement par l’existence d’assez nombreuses vertèbres un peu mobiles les unes sur les autres, mais aussi parce que la tête est articulée à la première vertèbre par un condyle unique, tandis qu’il en existe deux écartés l’un de l’autre chez l’homme et chez les mammifères.
Les muscles du cou sont fixés à une colonne vertébrale qui, suivant les circonstances, a la flexi-
bilité d’une corde ou la raideur du bois, en sorte que l’oiseau peut l’employer comme la corde d’une fronde ou le manche d’une massue pour lancer son bec; le héron projette le sien à un mètre de distance avec une force et une adresse surprenantes.
Enfin l’oiseau, soit en volant, soit en marchant, soit surtout en s’abattant sur la terre ou sur une branche, a constamment besoin de varier son équilibre. 11 se sert alors de son cou comme de balancier pour faciliter ëes mouvements et prendre son assiette.