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continuant tout autour cachant la dénudation aux yeux de l'observateur distrait. Le doigt postérieur est très long et au niveau des autres doigts au lieu d'être simplement un peu élevé comme chez les autres échassiers.
Indications sur Le terrain. Profil visiblement pareil à celui du héron, avec un cou long et gracieux; bec long et effilé (figure 18, p. 23) et pattes plus longues | Sgure 17,p.23). Le cou se replie quard l'oiseau vole, mettant la tête tout près des épaules, les Pattes pendant derrière. 8 grues, a, c lesquelles on Peut confondre les ardéidés à l'état vivant, portent le cou étendu.
Il n’y a peut-être pas d'oiseaux aussi bien Connus du grand public que ceux-là par leur renommée et par l'observation, Cependant nous ne les entendons jamais appelés de leur vrai nom. Les termes de héron, cigogne et grue sont employés à tort et à travers. Iln’ya pas de cigogne au Canada.
S grues ont leur habitat à l’ouest et sont rarement aperçues dans l’est du Canada. Les oiseaux que nous entendons appeler de ce nom sont de vrais hérons. La famille est divisée en deux familles : Botaurinae, butors, et Ardeine, les hérons vrais et les aigrettes.
Sous-famille— Botaurine. Butors.
Description générale. Habitent les marais, ressemblent aux hérons, d’une charpente plus lourde, d'un Corps moins gracieux que les véritables hérons.
Traits distinctifs. Bien que formant une sous-famille bien dé caractériser dans une description courte et non i est le meilleur guide et le + Si l'on en excepte le petit butor de Cory, qui est très rare (voir à l'article Petit Butor, n° 191), les espèces canadiennes ont de fortes quantités de jaune d'ocre sur leur plumage, couleur qui, en = corps des véritables hérons.
Les butors fréquentent les marais et les marécages. On ne les voit pas dans les lieux ouverts qui mènent à ces Marais; mais ils se laissent choir dans le milieu ou sur les bords parmi les herbages ou les roseaux, s’approchant de leur proie sans bruit et à l’abri de cette Végétation.
190. Le Butor d'Amérique. (AMERICAN BITTERN, MARSH HEN) Botaurus lentiginosus. L,28. Planche VI A;
Traits distinctifs. Avec sa coloration jaune répandue sur tout SOn Corps, la même dans les deux sexes et à tout âge, le b ci à canadienne. Le petit butor est le seul autre oiseau de même conformation qui montre surtout du jaune, mais sa taille est re qu'il n'y a aucun risque de les confondre. I] peut y avoir des lignes noires depuis les côtés de la face, ou ne Pas y en avoir, quels que soient le sexe, 1 âge et la saison.
Indications sur le terrain. Quand l'oiseau s'élève au-dessus des roseaux ou des herbages, son long cou, ses pattes pendantes et sa coloration jaunâtre sont faciles à reconnaître. Vu d'une certaine distance, sa forme, sa tête rentrée dans le Corps, et ses jambes tendues en arrière, ressemblent tellement à celles du héron que, si la lumière ne vient faire distinguer la coloration, la taille seule les fera distinguer l’un de l'autre.
Nid. Sur le sol dans l'herbe fait avec des herbes ou des roseaux
Habitat. Cet oiseau est commun dans toutes les parties habitées du Canada, où on le trouve.
, dans les champs de foin
ou dans les marais À roseaux, un nid nichant partout
Des allusions au mugissement solitaire du butor sont fréquentes dans la littérature anglaise. On ne peut guère prétendre que notre butor améri- Cain ‘“mugisse”, mais son cri est très singulier et unique en son genre parmi les oiseaux américains. Les termes ordinaires de ‘pompe à tonnerre’”?, ‘’enfonceur de bâton’”’, se rapportent aux bruits étranges qu’émet cet oiseau. Près d’un marécage on peut entendre un celui que ferait quelqu’un qui enfoncerait à Coups de maillet en bois un pieu dans la boue liquide. C’est comme le bruit produit par succion l’écho, suivi immédiatement d’un autre Coup. D’autres fois on entend des sons comme si quelq i
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l’eau à une certaine hauteur, mais sans pouvoir la faire monter plus haut. Ce sont là des variantes du chant d’un héron, en amour, mais où il est impossible de distinguer des propriétés vocales.
Valeur économique. Le héron fréquente les marais, mange des grenouilles, des écrevisses, des serpents, du fretin, des crustacés, des insectes, et même, probablement, des petits oiseaux et des souris. 11 ne mange que peu, même point du tout, de matières végétales. Les hérons sont inoffensifs en tant que classe, et peuvent être utiles.
. 191. Le Petit Butor. (LEAST BITTERN) /xobrychu : erilis. L, 13. C'est le plus petit échassier, ressemb'ant a : héron, qu’on trouve au Canada. Sa coloration offre des amas de tons crème, d’ocre, de rouges indiens, avec «2 dos et une calotte noir ou brun, selon le sexe.
Traits distinctifs. À cause de sa petite taille et de sa coloration frappante, on ne peut le confondre avec aucun autre oiseau du Canada sauf peut-être avec son parent très rapproché et très rare le Petit Butor de Cory, 1. neorena. Chez ce dernier oiseau les tons crème et ocre sont remplacés par un brun phoque ou rougeâtre, et on ne sait encore de façon certaine si c'est ou non une phase de la coloration de l'individu ordinaire.
Indications sur le terrain. Sa petite taille, et ses couleurs frappantes font qu'il est impossible de se méprendre au sujet de cette e-;èce. Elle est rarement vue, sauf de très près quand la couleur et la taille sont évidentes.
Nid. Généralement au-dessus de l'eau dans un nid placé sur une plate-forme de jones morts, dans un marais ou un bouquet de roseaux.
Habitat. C'est un oiseau commun mais plutôt confiné dans certaines localités des parties méridionales de l'Ontario et du Québec. Il couve partout où il se rencontre au Canada.
Le petit butor fréquente les marais où l’eau séjourne, où croît la massette et qui, en outre, sont de quelque étendue; il n’est guère vu là que par ceux qui visitent son tranquille territoire. Le butor américain est souvent aperçu volant de marais en marais, mais le petit butor s’en tient à son marécage habituel et ne s’aventure guère plus loin. C’est un oiseau silencieux et qui n’a pas ou très peu de talents vocaux.
Sous-famille Ardeinæ. Hérons vrais et Aigrettes.
Description générale. Ce sont des oiseaux plus sveltes et gracieux que les butors et, en général, de plus grande taille. Les plus petits sont très peu plus petits que les butors d'Amérique et aucun n'est aussi petit que le petit butor. La couleur constitue la plus simple manière de les distinguer.
Traits distinctifs. La couleur des hérons est habituellement le bleu d’ardoise ou les verts foncés, mais quelquefois les hérons sont tout blancs. Les butors, d'autre part, ont une couleur jaune
rononcée. Bien des hérons ont de belles longues plumes sur la couronne, le bas de la gorge, ou sur e dos, et toutes les espèces canadiennes, dans les plumages de la couvaison, font voir ces plumes plus ou moins longues sur l’un ou l’autre de ces points, mais elles sont habituellement absentes en automne.
Indications sur le terrain. C'est le profil caractéristique pendant le vol, avec le bec très pointu, la tête rentrée dans les épaules, les jambes pendantes derrière, attitudes communes aux butors et aux hérons, lesquels sont reconnus plutôt comme espèce que comme sous-famille. Toutefois, tout oiseau de ce genre qui n’est pas manifestement un butor est probablement un héron.
Nid. Les hérons bâtissent habituellement leurs nids en société au sommet des arbres de forêts humides, mais quelquefois dans les buissons ou sur le sol.
Les hérons sont pêcheurs, dans des eaux de marais bien ouverts, recherchant les parages herbeux moins que ne font les butors. Au lieu de poursuivre leur proie, ils demeurent immobiles et attendent qu’elle soit à portée.
194. Le Grand Héron bleu. (GREAT BLUE HERON) Ardea herodias. L,42. Planche VI B.
Traits distinctifs. C'est le plus grand héron trouvé au Canada; la grue de l'ouest du Canada est le seul oiseau avec lequel on puisse le confondre. Le front très garni <e plumes est un trait bien distinctif. (Comparez les figures 18 et 20, p. 23.)
Indications sur le terrain. Le profil comme celui du héron, la taille et la coloration générale sont les meilleures indications. Bien différent de la grue qui vole le cou tendu, le grand héron bleu, comme les autres hérons, voyage le cou replié et la tête rentrée dans les épaules.
Nid. Il le bâtit généralement en société d'autres hérons dans les foré les marécages de tamarack, de frêne et d'orme; c'est un nid de g au sommet des arbres.
Habitat. Le Canada presque en entier; le héron niche partout où on le trouve.
SOUS-ESPÈCE. Le grand héron bleu comprend plusieurs sous-e le grand héron bleu de l'Est, Ardea hcrodias herodias est le seul qui se re
ts humides, comme dans randes proportions fait de buchettes
spèces dont l'individu type, ncontre dans l'est du Canada Le grand héron bleu recherche les eaux ouvertes et basses, Il fréquente rarement les marais roseliers très épais, bien qu’on le trouve souvent sur leurs confins ou sur le bord des étangs quis’y trouvent. Il préfère les abords découverts et peu profonds des rivières, ou ceux un peu plats des marais ou des rivages que recouvre la marée. C'est un chasseur solitaire, qui tantôt avance avec prudence et des mouvements à peu près imperceptibles, tantôt aussi immobile qu'une statue, regarde l’eau jusqu’à ce que sa proie soit à sa portée, alors, avec la rapidité de l'éclair, il la saisit de son bec acéré. Les hérons, qui nichent en nombreuses compagnies sur des arbres humides se sont trouvés spécialement exposés à cette persécution insensée qui paraît s'attaquer à tous nos plus grands oiseaux. Circonspects et soupçonneux d'ordinaire ils perdent dans le voisinage de leurs nids beaucoup de leur prudence habituelle, et dans leurs héronnières haut perchées les hérons peuvent être tués en grand nombre. Les héronnières sont habituellement bien connues de toute la contrée environnante et, dans la saison de la couvaison, souvent visitées par le chasseur rural qui tue les parents et laisse les petits mourir de faim, lors même qu’un propriétaire de campagne a souvent assez à coeur l'intérêt général pour protéger les héronnières sur ces terres à lui. Il résulte de là que cet oiseau si pittoresque se fait rare. Les héronnières une fois détruites de cette façon sont rarement, peut-être même jamais repeuplées et de nouvelles s’établissent difficilement Les oiseaux qui nichent en société sont rarement poussés vers de nouveaux parages pour leurs amours. Ils demeurent où ils sont jusqu’à ce que les individus qui composent leur bande soient exterminés. ‘Le héron est un oiseau inoffensif qui mériterait d’être protégé de toute façon.
Valeur économique. La nourriture du grand héron bleu est presque entièrement animale, de sa nature, puisqu'elle se compose surtout de grenouilles, de serpents, de fretin, le tout de nulle importance économique. Les grues visitent les champs pour leur nourriture, les hérons jamais. D'aventure le héron peut suivre un cours d’eau que parcourent les truites et dont les méandres sillonnent les prairies, mais ces cas sont rares et ne suffisent pas à condamner l’espèce. Il arrive souvent que les hérons recherchent les rets posés dans les étangs par les pêcheurs, mais la petitesse de leur gosier, les empêche de prendre quoi que ce soit de valeur et la suspicion des propriétaires de ces rets est bien gratuite.