L’Avocette d'Amérique
(AMERICAN AVOCET). Recurviro 16-50. Oiseau de rivage grand et très
stra americana. I.
frappant, avec une têteet un ce
où de couleur vineuse
très chaude passant au blanc dans les parties de dessous; le noir et le blanc se rencontrent sur le dos en contraste violent.
Traits distinctifs. Bec très long, mince, en pointe, et qui se recourbe dans sa moitié extrôme. Ce trait est toujours distinctif,
Nid. Dans un petit creux près de l’eau.
Habitat. C'est un oiseau qu'on rencontre à l'intérieur de l'Ouest central, qui niche dans les provinces de la Prairie et qu'on ne voit qu'accidentellement à l'est du Manitoba.
Cette espèce n'est comprise parmi nos oiseaux que parce qu'on en rencontre quelques spécimens à l’est des provinces de la Prairie.
FAMILLE—SCOLOPACIDÆ. OISEAUX DU TYPE BÉCASSIN E, “TIP-UPS,” MAUBÈCHES, ETC.
Description générale. Ce sont des oiscaux de taille petite à moyenne, le courlis étant l'espèce la plus grande. Les pieds ne sont jamais entièrement palmés ni les doigts pourvus de bordures ou de marges membraneuses. Quelques espèces ont de petites membranes entre la base des doigts, ce qui a fait appeler ces oiseaux semi-palmés où à demi-membranes. Toutes les espèces, sauf une, le Sanderling, ont quatre doigts. Les becs sont longs, minces et pointus; ordinairement droits (fig. 21, et22, p. 23); mais quelquefois recourbés en dedans; à l'occasion, comme chez les barges
(p. 10) ils sont très légèrement recourbés en dehors: plutôt flexibles et ordinairement un peu agrandis et trés sensibles à la pointe.
Traits distinchifs. Ce sont manifestement des oiseaux de rivage, généralement connus sous les noms populaires ci-dessus. Le bec ne finit pas en une pointe finement acérée, comme celui des familles précédentes, et n'a pas la base tendre et la pointe cornée des tourne-pierres et des huîtriers.
Nid. Tous, sauf une seule espèce, le chevalier solitaire, nichent sur le sol dans de petits creux garnis maigrement des matières végétales environnantes.
Habitat. Le plus grand nombre niche dans l'extrême nord, quoique certaines espèces se rene contrent au sud de la frontière des Etats-Unis. Ils émigrent le long de nos rivages ou à travers l'intérieur selon qu'ils appartiennent À telle espèce ou à tel habitat. Quelques-uns de ces oiseaux suivent des routes intéressantes dans leurs migrations.
Parmi ces oiseaux citons les bécasses et les bécassines des forêts humides et des marécages; les maubèches tachetées, à branle-queue et les autres maubèches que nous voyons le long de nos rivages et de nos rivières, et les courlis des hauts plateaux. Ces espèces formaient le gros des admirables compagnies d'oiseaux de rivage qui autrefois peuplaient nos rivages. Comme ils nichaient généralement bien loin par delà les limites des terres cultivées, l'occupation par les immigrants des terrains où ils avaient leurs nids n'a eu qu'une très minime influence sur leur nombre; mais c’est le fusil des chasseurs ignorants et stupides qui les a décimés. Comme ils volent en troupes serrées ils présentent une manière de cible facile à viser et on en a vu tomber quatre-vingts et davantage abattus par un seul coup de fusil: il n'y a donc rien d'étonnant à ce que ces oiseaux soient devenus relativement rares,
Valeur économique. Ils sont tout à fait inoffensifs ou même réellement. utiles selon l'habitat.
228. La Bécasse d'Amérique. (AMERICAN woopcock). Phil:hela minor. L, 11 Planche VII B.
. Traits distinctifs. Long bec (figure 21, p. 23) et les yeux situés très hauts dans la tête, couleur feuille morte des parties de dessous, les bruns très riches du dos sont distinctifs.
Indications sur le terrain. L'habitat de cet oiseau, ajouté à son bec, À sa taille, à sa coloration ou d'un brun riche ou feuille morte la font aisément reconnaître à l'état vivant.
Nid. Sur le sol »armi les feuilles mortes de l’année précédente avec lesquelles son plumage
s’harmonise si bien.
Habitat. Toujours dans le sud de l'Ontario, dans la partie basse des grands lacs, quoique des individus vagabondent accidentellement sur un espace bien plus étendu.
Les bécasses fréquentent les plantations d’arbrisseaux simplement mouillés ou inondés, les bocages d’aunes ou de noisetiers, ou la lisière touffue
des forêts humides, Si on les dérange, elles s’enlèvent soudain de terre, volent au hasard avec un singulier sifHement d'ailes et, passant par-dessus les broussailles, se laissent tout à coup tomber pour se cacher à quelques mètres de là. La génération présente se rappelle certainement que dans les clairières du sud de l'Ontario les bécassines pullulaient autrefois: tandis qu’aujourd'hui, les chasseurs pouvant donner carrière à leur passion, les terrains jadis délaissés ayant été déboisés ct drainés, le chat domestique aidant peut-être aussi, la bécasse est devenue rare, Presque introuvable. À l'inverse de la gelinotte huppée ou de la perdrix qui demandent des étendues considérables de terres vierges, il n’y a aucune raison essentielle qui empécherait la bécasse d'être encore abondante et de procurer bien longtemps encore beaucoup d'exercice cynégétique aux amateurs. I suffira aux besoins de cet oiseau de trouver le plus petit abri écarté parmi les arbrisseaux humides. La bé- Casse part pour le sud peu après le commencement de la saison et ne reste pas longtemps exposée aux entreprises des chasseurs permissionnaires. Après l'homme, c'est le chat qui semble être le principal ennemi de la bécasse, et comme celle-ci vit et niche sur le sol, se fiant à la couleur de son plumage et à sacachette pour la protéger, elle est singulièrement exposée aux attaques des endes,
230. La Bécassine de Wilson. (wiLson’s SNIPE). Gallinago delicata. L, 11:25: Planche VIII A.
Traits distinctifs. Il est très peu probable qu'elle puisse être prise pour une autre espèce au Canada, mais la queue d'un brun rougeâtre, qui devient blanche sur les plumes extérieures, et barrée de noir, la distinguera bien assez, au besoin.
. Indications sur le terrain. L'habitat (prés herbeux bien découverts), long bec, vol curieux en soirale quand elle s'élève de terre, en sus de la taille, de la coloration générale de la queue d'un brun rougeâtre et blanchâtre. La bécasse et la bécassine rousse sont les seuls autres oiseaux semblables.
Habitat. Couve partout sur le continent, tout juste en dedans des limites des terres cultivées, et irrégulièrement sur les confins méridionaux. Elle est commune d'un bout à l'autre du Dominion.
231. La Bécassine rousse. (DOWITCHER, RED-BREASTED SNIPE). Macrorhamphus griseus.__L, 10-50. Adulte au printemps: la gorge, le devant du cou, la poitrine et toutes les parties de dessous sont très rougeâtres. Le dos et les parties de dessus sont nuancés de teintes analogues et d’un brun foncé. Plumage d'automne: brun grisâtre terne sur la tête, le cou, le haut de la poitrine, les flancs et le dos, nuancé d’un brun plus accusé sur ces dernières parties: blanc en dessous. Le bas du dos est toujours blanc. Des teintes intermédiaires se présentent dans tout le plumage.
Traîts distinctifs. La même apparence générale que chez la bécassine, mais le devant est rouge, ainsi que les dessous, au printemps: en automne, les tons bruns si riches de cette espèce disparaissent. Le bec est plus long, comparé à la taille, que chez aucun autre oiseau, la bécassine de Wilson exceptée. Une poitrine rouge très semblable se voit chez la maubèche à poitrine rousse, mais le plus long bec de la bécassine rousse (L, 2:10—2.50 contre L, 1:30) est un moyen d'identification concluant.
Indications sur le terrain. C'est à peu près la taille et le profil général de la bécassine de Wilson ais avec du blanc très en vue sur le bas du dos, et plus blanc sur la queue. L'habitat est aussi différent
Habitat. 11 couve dans l'extrême nord, dans l'ouest, et probablement plus à l’est de la baie d'Hudson. Il est rare sur les grands lacs, plus commun sur la côte. Nos bécassines rousses de l'Est sont supposées être des oiseaux nicheurs de l' Ungava, mais on n'a pas là-dessus des renseignements exacts.
SOUS-ESPÈCE. Une sous-espèce qui se différencie un peu: la bécassine rousse À long bec, M. g. scolopaceus, se rencontre dans l'Ouest. Elle se distingue par sa taille légèrement plus grande, son plus long bec, une poitrine plus fortement tachetée, et le rouge plus étendu en dessous. Il est difficile de différencier des plumagcs brillants: les oiseaux et les tout jeunes ne peuvent que rarement se distinguer les uns des autres. La bécassine rousse À long bec ne peut être cherchée dans l'est du Canada que dans la région des grands lacs et sa présence ne devrait pas être signalée à moins que le spécimen n'ait été dûment comparé avec un exemplaire authentique.
C’est un oiseau qui recherche les terrains boueux plutôt que les prairies
herbeuses
233. La Maubèche à longs pieds. (STILT SANDPIPER). Micropalama himantopus. L, 8-25. Taches brunes sur un fond de blanc mat; parties de dessous plus claires, celles qui sont foncées sont disposées en barres uniformes qui se changent en raies obseures sur le devant du cou et en taches fines sur la gorge. Le plumage d'automne ne montre aucune trace de ces barres caractéristiques; le dos a des teintes variées de brun en un dessin accusé; les parties de dessous sont presque tout à fait blanches, légèrement voilées de teintes ocreuses sur la poitrine et le devant du cou, où le brun présente des taches vaguement foncées.
Traits distinctifs. Les parties de dessous du plumage de printemps, uniformément barrées, sont telles qu'on ne peut pas s'y tromper. L'oiseau d'automne ressemble à plusieurs espèces La longueur du bec, 1:50 et celle du tarse, 1:60, sont plus grandes que celles d'aucun autre oiseau de rivage de taille d'ailleurs égale. La maubèche à dos roux a un bee d'A peu près égale longueur, mais il est plus massif et son bout extrême n'a pas le même élargissement abrupt en spatule.
Indications sur le terrain. Le contraste entre sa petite taille et son très long bec. Les couvertures sus-caudales, au lieu des sous-caudales comme chez la bécassine rousse, sont claires au printemps et blanches en automne.
Habitat. Elle couve sur la côte arctique au nord-ouest de la baie d'Hudson. Dans ses migrations elle est probablement plus commune dans l'intérieur que sur la côte. Elle est régulière, mais rare en automne sur le lac Ontario.
C'est un des oiseaux de rivage dans l'Est, et des plus rares, qui se trouve quelquefois en compagnie de la bécassine rousse et des grands chevaliers à pieds jaunes dans les marais boueux.
231. La Maubèche à poitrine rousse. (KNOT, RED BREASTED PLOVER). Tringa canutus. L, 10-50. Au printemps, les parties de dessus marbrées de différentes teintes brunes et ocreuses, la gorge, le devant du cou, et au-dessous des teintes brun rougeître, plus pâles vers la queue. En automne, un gris clair furneux, blanc pur en dessous, la poitrine et le devant du cou un peu plus foncés avee des taches fines, un peu obscurcies.
Traits distinctifs. Ces oiseaux au printemps peuvent, quant à la taille, être confondus seulement avec la bécassine rousse. Le bec court, L, 1:30, en contraste avec L, 2-10-2:50, de la bécassine, constitue une différenciation concluante. Les oiseaux, en automne, sont très semblables à plusieurs espèces de même coloration. La coloration gris clair du dos est tout à fait pareille à celle de la maubèche à dos roux, mais chez la maubèche à poitrine rousse chaque plume a, en marge, une ligne à peine marquée de couleur plus claire qui donne l'impression d'une succession de demi-cercles, et qu'on ne voit chez aucun autre oiseau de rivage.
Indications sur le terrain. Au printemps, bec plus court que celui de la bécassine rousse à laquelle elle ressemble par ailleurs, avec une teinte grisâtre mais non très blanche sur la queue; c'est le meilleur signe indicateur.
Habitat. C'est une espèce circompolaire qui voyage dans une étendue d'un rayon considérable. Elle couve dans les îles du cercle arctique et dans ses voyages d'hiver va dans l'Afrique australe, en Patagonie, en Nouvelle-Zélande, etc. Elle paraît être moins commune duns la région des grands lacs que sur la côte de l'Atlantique.
C'est un oiseau qu’on rencontre sur les plages sableuses aussi bien que que dans les marécages boueux.
235. La Maubèche vourprée. (PURPLE SANDPIPER). Arquatella maritima. L, 9. D'un blanc grisâtre sur le dos, la tête comprise, et qui s'étend en travers du devant du cou, de la gorge, et le long des flancs. Plus pâle sur la gorge et très foncé sur le dos, blanc au-dessous. Sur les parties plus foncées on voit une couleur pourprée vaguement étendue et légèrement irisée, plus ou moins marbrée de teintes claires sur le bord des plumes. Le plumage d'automne est semblable, mais les bords clairs des plumes sont plus étendus. Les pattes et les pieds sont orange au printemps.
Traits distinctifs. C'est le seul oiseau de rivage avec un dos si uniformément noir.
Indications sur le terrain. Au printemps. couleur sombre générale et pattes courtes orange. En automne, la saison même de leur arrivée est en elle-même presque un signe indicateur, car elle arrive très tard, même presque en hiver alors que tous les autres oiseaux de rivage sont partis.
Habitat. La maubèche pourprée de l'Est couve probablement dans les îles arctiques. Quand elle émigre, elle est plus commune sur la côte maritime que sur les grands lacs où elle est très rare.
SOUS-ESPÈCE. La maubèche pourprée se rencontre dans les deux mondes, le Nouveau et l'Ancien. La sous-espèce qui se rencontre sur la côte est du Canada c'est la maubèche pourprée de l'Est, le type de la race.
C'est un oiseau migrateur très tardif, qui arrive longtemps après que tous les autres oiseaux de rivage nous ont laissés, Les mois de novembre et
de décembre sont les mois de leur arrivée. Leur apparente rareté peut être Surtout attribuée à ce qu’elle arrive quand les rivages sont désertés par les chasseurs. Ils préfèrent les rivages rocheux au sable ou à la boue,
239. La Maubèche à poitrine cendrée, (PECTORAL SANDPIPER), Pisobia maculata. I, 9. Les parties de dessus sont bien foncées, chaque plume étant bordée d'une teinte d'ocre pâle; les dessous et la gorge sont blancs; le bas du cou et la poitrine sont étendus d'un brun chamois pâle avee des raies serrées d'un brun ! ncé.
Traits dishinctifs. La taille et le devant qui est assez fortement rayé de brun chamois, sont bien distinctifs, La maubèche à croupion blanc et la maubèche de Baird peuvent lui ressembler à cet égard, mais le croupion de la première et la petite taille des deux sont en évidence.
Indications sur Le terrain. Son habitat ordinaire dans les marécages herbeux fera de la bécassine de Wilson celle avec laquelle on pourra le plus facilement la confondre, mais la petitesse du bec de la maubèche à poitrine cendrée est manifeste. Celle-ci se presente comme un oiseau d’un brun uniforme sans couleur claire au croupion ou ailleurs, assez semblable à une grosse maubèche de Wilson.
Habitat. Elle couve sur la côte arctique, au nord-ouest de la baie d'Hudson. C'est un voyageur ordinaire dans tout l'est du Canada.
La maubèche à poitrine cendrée, comme la bécassine de Wilson, se rencontre dans les prés humides et herbeux, ou dans les terrains boueux, rarement sur les plages sablonneuses. Dans l'herbe un chien la tient fa, i lement en arrêt, et la chasse en est parfois excitante. Sur le terrain de la couvaison le sac qu’elle a au cou peut s'enfler d’air de façon extraordinaire, et l'oiseau produit quand il vole, un chant qui est fort inaccoutumé chez les oiseaux de rivage qui sont généralement non chanteurs.
240. La Maubèche à croupion blanc. (wire RUMPED SANDPIPER). Pisobia fuscicollis. L, 7.50. Le dus et les parties de dessus sont brun foncé avec large bordure grisâtre et brun ocreux, le grisâtre prédominant. Le croupion et toutes les parties de dessous sont blancs, le devant du cou at le haut de la poitrine sont fortement et finement rayés de brun foncé. En automne ie ruloration est semblable, mais il y a plus de rouge ocreux au dos et les raies du devant sont plus fondues,
Traits distinctifs. La taille et le croupion blanc la distinguent d'espèces analogues. La barge de la baie d'Hudson et la maubèche à longs pieds ont les Couvertures sus-caudales blanches, mais le premier de ces deux oiseaux est beaucoup trop grand pour se prêter à une erreur, et le bec plus long et plus mince et la poitrine rayée du second sont bien distintifs.
Indications sur le terrain. Taiile et couleurs générales; gros croupion blanc bien visib]
Habitat. Cette maubèche couve sur la côte arctique à l'ouest jusqu'à la frontière proch. 1e do l'Alaska. Pendant la migration elle est commune sur la côte de l'Atlantique, plutôt rare dans la régions des grands lacs.
Cette espèce fréquente les terrains boueux et les rivages rocheux plutôt que les plages sablonneuses. Elle accompagne souvent les compagnies de maubèches de Wilson et des maubèches semi-palmées.
241. La Maubèche de Baird. (BarrD’s SANDPIPER). Pisohia bairdi. L, 7.49. Le. dos jusqu'au sommet de la tête est brun ‘uncé bordé d'une teinte ocreuse légère; au-dessous ct à la gorge, du blanc, une bande d’un chamois pâle en travers de la poitrine: le bas du devant du cou est vaguement rayé de lignes brunes assez fines.
Traits distinctifs. Elle ressemble à la maubèche précédente mais avec le croupion plus foncé et plus de chamois étendu en travers du devant. Extrômement semblable aussi à la maubèche, de Wilson, mais plus grande.
Indications “ur le terrain. Elle ressemble À une grande maubèche de Wilson avec du chamois étendu sur la poitrine.
. Habitat. Couve sur la côte arctique d'un bout à l'autre du continent. Plus commune dans ses Migrations vers les provinces de la Prairie que sur les côtes. N'est Pas rare dans la région des grands lacs, mais l'est davantage plus à l'est.
Les parages sablonneux et boueux semblent attirer également cette espèce. On la trouve souvent en compagnie de maubèches de Wilson et de maubèches semi-palmées, quoiqu’elle soit moins dépendante de l'eau que plusieurs des membres de cette famille,
242. La Maubèche de Wilson. (LEAST SANDPIPER). Pisohia minutilla. L, 6. Les parties de dessus et la couronne sont brun foncé et bordées plus où moins de diverses teintes de chamois ocreux et d'un rouge vermeil: blane en dessous. En travers de In poitrine et du devant du cou une teinte foncée étendue et quelquefois nuancée de chamois avec plus où moins de raies et de taches d’un noir foncé.
Traits distinctifs. Cette maubèche se distingue de toutes les autres espèces, sauf de la maubèche semi-palmée, par sa taille minuscule, et de la maubèche semi-palmée par l'absence des membranes entre les doigts.
Indications sur le terrain. Elle se différencie de la maubèche semi-palmée par la couleur verdâtre foncé au lieu de noire des pattes.
Habitat. Elle couve sous les hautes latitudes d'un rivage à l'autre du continent et, dans l'Est aussi loin, au sud, que les îles de la Madeleine dans le golfe du Saint-Laurent. Elle est comimune, pendant ses voyages, à travers tout le Canada oriental.
C’est un des oiseaux de rivage les plus répandus. Il est probable que sa toute petite taille l’a protégée contre les chasseurs, lors même que de ses troupes serrées on en peut tuer un grand nombre d’un seul coup de fusil. Elle fréquente les plages sablonneuses et les terrains boueux, c'est un oiseau apprivoisé et confiant. Elle se mêle volontiers à des troupes d'autres espèces que la sienne, bien que, si on l’effraie, elle s’en sépare pour les rejoindre plus tard. Elle arrive et repart plus tôt dans l'automne que les semi-palmés,.
243. La Maubèche à dos roux. (DUNLIN, RED-BACK SANDPIPER). Pelidna alpine. L,8. Cet oiseau printanier est trop fortement caractéristique pour qu'on le confonde avec aucun autre. Le dos brun foncé a une si large bordure de rouge ocre que d'en être presque tout rouge. Une grande tiche plus où moins diffuse, presque noire, occupe la surface abdominale. Le bec est légèrement courbé en bas (figure 22, p. 23). L'oiseau d'automne manque de ces caractères frappants. La surface de dessus est presque uniforme, d’un gris brunâtre, pâle, étendu en travers de la poitrine et du bas du cou. Les dessous et la gorge sont blancs.
Traits distinctifs. Sa couleur d'automne est semblable à celle de la maubèche à poitrine rousse dans la même saison, mais sa plus petite taille et l'absence des demi-cercles pâles sur les bords des plumes la différencieront toujours, même en l'absence de traces accidentelles de plumage printannier. (Cette coloration peut aussi faire pen : au courlis ou bécasse de mer, mais les couvertures sus-Caudales sont foncées au lieu de grisâties.
Indications sur le terrnin. Au printemps, le dos rouge et la tache noire en dessous sont très visibles. En automne, dos gris uniforme et, quand l'oiseau vole, une ligne de blanc sur l'aile, La recourbure du bec vers le bas quoique assez légère est cependant distincte et facilite l'identification.
Habitat. L'individu européen compris, cette espèce est circompolaire. (Cette maubèche à dos roux d'Amérique couve par places sur la côte arctique, à travers le continent. C'est un migrateur ordinaire dans tout le Canada oriental.
SOUS-ESPÈCE. Le représentant de cette maubèche dans le nouveau monde est une sousespèce. La maubèche à dos roux d'Amérique P. a. sakhalina, ne se distingue de celle de l'ancien monde que par sa taille légèrement grande.
Cet oiseau fréquente les banes de sable, les terrains boucux ou les prés salés. Il est parmi les tout derniers des oiseaux de rivage à arriver à la fois au printemps et en automne.
244. La Maubèche courlis. (CURLEW SANDPIPER). Erolia ferruginea. L, S. C'est une petite bécasse à poitrine rousse. Oiseaux d'automne brun grisâtre en dessus et blanc en dessous.
Traits distinctifs. Elle ressemble à la maubèche à poitrine rousse ou à la bécassine rousse en ce qu'elle a la poitrine rousse, mais elle est beaucoup plus petite et de charpente plus légère.
Habitat. Elle couve dans la S'oérie arctique. Ne se rencontre que par hasard dans le Canada oriental. On l'a signalée plus souvent sur la côte de l'Atlantique que dans l’intérieur bien qu’elle l'ait été une fois près du lac Ontario.
C'est un oiseau de l’ancien monde vu quelquefois dans le nouveau, On dit qu'il ressemble à la maubèche à dos roux par le port, mais il est trop rare dans l’est du Canada pour en parler comme d’un visiteur régulier. Tout signalement de la présence d’un eourlis doit être appuvé par des spécimens bien déterminés et soumis à un rigoureux examen.
246. La Maubèche semi-palmée. (SEMIPALMATED SANDPIPER). Ereunetes pusillus. L, 6:30. Les parties de dessus, y compris la couronne, sont bordées d'un brun foncé avec un ocre où un chamois pâle, Le en dessous avec une bande vague légèrement plus foncée en travers de la poitrine avec raies et taches obscures,
Traits distinctifs. Elle ressemble beaucoup par la taille et la coloration à la maubèche de Wilson dont on ne peut pas toujours la distinguer à moins de l'examiner de très près. Les pieds, toutefois, ont de petites membranes entre leurs bases, d'où vient à cet oiseau le nom de semi-palmé,
Indications sur Le terrain. Elle se différencie de la maubè-he de Wilson par sa taille légèrement plus grande, son dos gris plus pur et la poitrine plus blanche et plus clairement délimitée. Les Pattes et les pieds sont noirs au lieu d'être d'un vert olive foncé.
Hahitat. Couve le long de ln côte est du pôle, au sud du Labrador méridional. C'est un mi- &rateur ordinaire dans tout le ( anada oriental.
Cette maubèche est très semblable par son port ct son apparence à la maubèche de Wilson (page 99). La maubèche de l'Ouest. Ereunetes maur:, est un individu très parent qui peut n'être qu'une sous-espèce de la maubèche semi-palmée, Elle se distingue par un bee légèrement plus long et par une plus forte quantité de roux sur le dos, spécialement au derrière de la tête. Il est fort douteux qu'on la rencontre dans la région des grands lacs,
248. Le Sanderling. (SANDERLING). Calidris leucophæa. L,S, Au printemps: les Parties de dessus, y compris la couronre, brun foncé, panaché de beaucoup d'ocre rouilleux pale ou de blane, ou de l’un et de l’autre. En dessous, du blanc, La gorge, le cou, et le haut de la poitrine sont étendus de plus ou moins d’ocre rougeâtre et tachetés de brun. Les détails de ces colorations sont extrêmement variables. Le dos peut montrer assez de ces différentes couleurs pour le rendre où généralement grisâtre, ocreux, ou rouilleux, tandis que la gorge colorée et tachetée peut être d'un blanc presque immuaculé. L'oiseau d'automne est semblable sans avoir beaucoup de teintes chamois, où de roux ou d'ocre; il est blanc pur en dessous et sur le devant, et souvent, principalement gris ou cendré pâle en dessus.
Traits d'stinctifs. A partir de simples traces jusqu'à de fortes teintes de rouille sur le cou et autour de la tête, au printemps, et à la blancheur générale en automne. Le sanderling peut se distinguer de toutes les autres maubèclies par les trois doigts, au lieu de quatre, de son pied.
Indications sur Le terrain. Teinte d'un brun rougeâtre répandue près de la tête chez quelques oiseaux de printemps: un cont : ite du blanc et du noir assez général sur l'aile; dans tous les plumages une ligne blanche le long de la base des plumes qui servent au vol. En automne, la poitrine d'un blanc t1$s pur est également caractéristique.
Habitat. Couve dans les iles de l'Ouest du pôle arctique jusque dans l'Alaska. C'est un migrateur ordinaire sur les rivages sablonneux dans tout le Canada oriental,
Cet oiseau des plages sablonneuses fréquente rarement les terres boueuses. C'est un des petits oiseaux de rivage les plus beaux et intéressants, Il aime le bord de l’ ‘au, suit volontiers la vague qui se retire, battant vite en retraite avant qu’elle revienne, menacé à tout instant d'être submergé par le ressat, mais y échappant tout juste. Quand ces oiseaux s’envolent audessus de l’eau bleue, que le soleil brille sur leur plumage étincelant, ils forment un tableau ravissant : tantôt tournant leur dos délicatement coloré de blanc et de noir, tant Ôt, comme ol.fissant à une seule et même impulsion, frôlant l’eau dans un vaste contou, et montrant la blancheur éclatar + de leurs dessous.
249. La Barge marbrée. (MARBLED GODwIT). Limosa fedoa. L, 18 C’est un gros oiseau de rivage: couleur générale: un chamois pâle vaguement teinté de rose sur tout le corps, sauf à la £orge, qui peut être blanche. Le dos, du derrière de son cou jusqu’à la couronne, nuance de brun foncé et de teintes légères: la Poitrine et les flancs plus ou moins rayés de lignes fines de la même couleur foncée.
Traits distinctifs. Parcils à ceux du courlis Par son apparence générale, mais le bec est légèrement tourné en haut au lieu de l'être manifestement en bas. Se distingue de la barge de la baie d'Hudson par une marbrure fine, foncée sur le chamois rosé des primaires,
Indications sur le terrain. Les barges sont parmi les plus gros de nos oiseaux de rivage, d'une taille À peu près égule À celle des courlis. Leur bec qui n'est pas recourbé en bas les fera distinsuer des courlis,
Habitat. Couve dans les provinces de la Prairie et aussi dans quelques régions cultivées; voyage vers l'un et l'autre océan et se rencontre quelquefois dans l'est des Provinces Maritimes.
. La barge n’abonde jamais dans le Canada oriental, cette espèce avant été malheureusement décimée autant que d'autres gros oiseaux. Il n'est pas ‘ uteux que son habitude de nicher dans les régions cultivées ne soit la cause principale de sa disparition.
251. La Barge de la baie d'Hudson. (HUDSONIAN GopwitT). Limosa hæmastira, L, 15. Au printemps—les parties de dessus brun foncé jusqu'à la couronne, maculées de plus ou moins de grisâtre ou de chamois, avec des marques rouilleuses; les parties de dessous brun rougeâtre, plus où moins rayées de teinte foncée étendue jusqu'au devant du cou. En automne, les parties de dessus sont uniformément gris brunâtre; celles de dessous, bla: : chamois ou blane sale; la poitrine plus grise.
Traits disunctifs. Elle se distingue soit des courlis par le bec légèrement tourné en haut au lieu de tourné en bas, soit de la barge marbréc par les dessous roux au printemps: en toute saison par les primaires toutes foncées, à tuyaux blancs sans marbrure. Cette espèce fait voir des variations presque interminables entre les susdits plumages, mais certaines données de la coloration printanière sont ordinairement reconnaissables chez tous ces oiseaux À l'exception des plus jeunes.
Indications sur le terrain. La grande taille, le bec droit ou recourbé légèrement, le croupion blanc À la base d'une queue noire feront distinguer cette barge soit des courlis soit de la barge marbrée, les seuls oiseaux qu'on serait tenté de confondre avec elle
Habitat. Couve dans le nord-ouest, au delà des limites de la civilisation. Très commune à l'est des prairies jusqu'aux provinces maritimes en automne, et dans l'intérieur au printemps.
La barge de la baie d'Hudson est un bel oiseau bien près de disparaître complètement. Comme il arrive fréquemment, cet oiseau sembla disparaitre tout à coup et avant qu'on se fût douté de sa rareté. On peut douter que les chasseurs soient absolument responsables de cet état de choses. Quand la quantité d’une espèce est déjà très réduite par une cause quelconque, toute autre inffuence adverse et qui sera relativeraent de peu d'importance, pourra suffire à éteindre cette espèce d'une far -n inattendue. Toute protection est inefficace qui se fait si longtemps attendre que le nombre des individus reproducteurs est devenu trop réduit pour reconstituer l'espèce.
254. Le Grand Chevalier à pieds jaunes. LE CHEVALIER AUX PATTES JAUNES. (GREATER YELLOW-LEGS). Tonus melancleucus. L, 14. C'est un oiseau de rivage plutôt grand. Les parties de dessus jusqu’à la couronne vont d’un brun foncé au noir, avec de petites marques blanches ou grises avec plumes grises intrusives, faisant un effet gris, sans trace de chamois ou de brun rougeñtre. fes parties de dessous sont blanches, ra yées sur le devant du cou, la poitrine «t les flancs avec des raies distinctes ou des lignes de la même couleur foncée que sur le dos; pattes très longues et jaunes.
Traits distinctifs. La taille, ies pattes jaunes et l'absence de tout signe de chamois ou de rouille où qu» ce soit, sont les traits distinctifs des deux chevaliers À pattes jaunes. Daus les jeunes oiseaux d'automne les marques à la poitrine et au cou peuvent être voilées et indistinctes. Cette espèce et la suivante ne diffèrent que par leur taille.
Indications sur le terrain. P:ttes longues, minces, absence complète de couleur ocreuse, la taille, et la grande quantité de blars 1 de couleur blanchâtre sur la queue et le croupion. Dès qu'on à appris à le connaître son vs' est très reconnaissable.
Habitat. Il couve dans les hautes latitudes d'un bout à l'autre du continent. Dans l'Est, on le trouve au sud jusqu'à l'île d'Anticosti et au rivage nord du golfe du Saint-Laurent; il est commun dans les migrations par tout le Canada oriental.
Le grand chevalier à pattes jaunes est un des oiseaux de rivages les mieux connus. À cause de sa taille et du grand nombre relatif de ses congénères les chasseurs le recherchent beaucoup, et il paraît avoir tenu tête à leurs entreprises beaucoup mieux que d'autres espèces qui semblaient en être aussi capables que lui. Il aime les rives marécageuses et la boue plutôt que le
sable, et on peut le voir au loin pataugeant dans ces Marais, où il entre jusqu'aux cuisses, dans une eau trop profonde pour de plus petits échassiers. Son siflement clair, comme fûté, en trémolo, et en gunme descendante est un Son qui fait battre le coeur à tout vrai chasseur où à l'ornit 5logue de profession. Cette espèce ne semble pas être aussi nombreuse, et montre à coup sûr plus de circonspection que le petit chevalier. Avec cette réserve notre description s'applique à tous les deux.
alier à pieds jaunes. (LESsER YEL1 OW-LEGS), Totanus Jfluvipes. Edition abrégée de ln précédente espèce, Habitat. Il niche Partout sur le continent dans les hautes latitudes. C'est un migrateur ordinaire dans tout le Canada oriental, mais non pas À l'intérieur des régions cultivées.
256. Le Chevalier Solitaire. (soLrrary SANDPIPER). Helodramas solitarius. L, 8-40. Les parties de dessus foncées, presque noires, avec un lustre légèrement verdâtre relevé par quelques petites taches blanches; les parties de dessous et la gorge blanches; le bas du cou, la bande pectorale et les côtés des flancs, barrés et rayés avec des teintes plus claires de la couleur du dos: aucune trace de chamois ou d’autres nuances,
Traits distinctifs. Taille et coloration générale; les plumes axillaires blanches, rayées de noir, constituent un trait décisif.
Indications sur le terrain. Il ressemble À la fois à la maubèche tachetée et au petit chevalier à pieds jaunes. Il se distingue de la première par l'absence d'une ligne blanche sur l'aile déployée et par les barres blanches très visibles sur la queue et du second par la taille et par le croupion noir au lieu de blanc,
Nid. Pendant longtemps les habitudes du couvage de cette espèce demeurèrent inconnues et le problème de sa façon de nicher ne fut pas résolu jusqu'à re qu'on eût découvert que cet oiseau se servait des nids abandonnés d'oiseaux percheurs dans les arbres et les buissons. La maubèche verte d'Europe, qui lui est très apparentée, a la même habitude.
Habitat. Il niche vers le nord à partir des limites intérieures des terres cultivées; il est assez commun dans tout le Canada oriental comme migrateur ou reproducteur.
SOUS-ESPÈ( "E. Le chevalier solitaire est représenté au Canada par deux sous-espèces, dort une seule, le solitaire de l'Est, l'individu type, se rencontre dans l'Est.
Ainsi que l'indique le nom, cette espèce est plutôt un oiseau solitaire qu'on rencontre soit tout seul soit avec un Compagnon plutôt que par bandes, même au temps de la migration. Il fréquente les étangs fangeux et, comme la maubèche tachetée, il est le seul échassier qu'on voit ordinairement près de ces petits réservoirs d’eau tels que les fossés de drainage, ou le long de la lisière des bois submergés.
258. ‘* Le Chevalier semi-palmé.”” (wiLer). Cotoptrophorus semipalmatus. L, 15. Un gros oiseau de rivage; les parties de dessus gris chamois avec marques plus foncées: les Parties de dessous sont blanches étendues d’un pâle chamois grisâtre avec barres et raies foncées sur les flancs, la poitrine et le devant du cou: croupion blanc.
Traits distinctifs. Taille, coloration générale claire et grise: tache blanche de l'aile très visible sur les primaires, croupion blane, et plumes axillaires noires. Le bec Caractéristique de la maubèche fera distinguer ce chevalier du pluvier à bec noir qui a aussi ces détails du croupion et des axillaires.
Indications sur Le terrain. Par la taille il ressemble aux barges plus qu'à tout autre oiseau, mais le gris cendré et les taches blanches si visibles des ailes sont distinctives.
Habitat. Il couve au sud de notre pays, d'habitude depuis la Virginie jusqu'à la Nouvelle- Ecosse dans l'Est, et vers l'Ouest jusqu'aux parties centrales des provinces de la Prairie. Aujourd'hui il est très rare sur la côte, assez irrégulier mais un peu plus commun dans la région des grands lacs, et assez commun dans l'Ouest dans certaines parties des Provinces de la Prairie.
SOUS-ESPÈCES L'espèce est di isée en deux sous-espèces: l'orientale et l'occidentale, celle-ci basée sur une taille un peu plus grande et sur un us grise. Le status précis de l'oiseau des grands lacs, en qualité de sous façon satisfaisante. Très probablement le petit nombre de ces oiseau: Provinces Maritimes sont des chevaliers de l'Est, tandis que ceux d d tre le chevalier de l'Ouest, C. 8. inornatus ou quelque oiseau “hantillons sous la main pour nous prononcer À cet égard éfiniti at, s : recouvre quelques-uns de ses représentants origina Ê £ blement jamais capables d'établir de façon satisfaisante les limites du territoire spécial à ces deux formes.
Le chevalier semi-palmé est une autre et importante espèce dont le nombre va disparaissant vite; disparition due peut-être surtout au vaste territoire où il niche et à l'imparfaite protection dont il est victime.
261. La Maubèche à longue queue. (UPLAND PLOVER). Bartramia longicauda L, 11-50. Parties de dessus foncées; plumes à larges bords chamois, couleur qui s'étend fortement sur la tête, la poitrine et le cou. Marques foncées en forme de V sur la poitrine qui se changent en barres sur les flancs et en raies sur le cou: parties de dessous, ternes, blanc crémeux.
Traits distinctifs. Si l'on se rappelle que cette espèce est une maubèche et non un véritable pluvier, on trouvera que la taille et la teinte chamois sont caractéristiques. La barbe intérieure de la première primaire, fortement marquée de dents de scie pointues, foncée sur un fond blanc sur presque toute la longueur, est un caractère qui ne se présente chez aucun autre oiseau de rivage canadien qu'on puisse lui comparer. Le courlis de la baie d'Hudson présente un dessin semblable mais sur un fond chamois.
Indications sur le terrain. Le pluvier des hautes terres est à peine reconnaissable sur le sol, comme étant un échassier par ceux qui ne le connaissent pas, car il ressemble à une jeune gelinotte bien plutôt qu'À une maubèche, Quand il vole, toutefois, 1l fait voir sa véritable parenté, a taille, sa couleur générale, chamois, on habitat des plateaux sont des traits distinctifs. Non beau sifflement prolongé quand une fois on l'a entendu ne peut plus vous tromper.
Habitat. C'est probablement un oiseau de la région des prairies, mais qui, probablement, se propagea vers l'Est quand les forêts furent abattues. Il couve dans les parties plus méridionales du Canada oriental et duns les provinces de la Prairie, faisant d'occasionnelles apparitions sur la côte de l'Atlantique en qualité de migrateur.
Bien qu’on l'appelle pluvier, cette espèce est une véritable maubèche. Le terme de mauüèche bartramienne est plus satisfaisant et devrait être généralement employé au lieu de pluvier des plateaux. Infiniment plus commun jadis, qu'il ne l’est aujourd'hui dans la région des grands lacs, il est à présent fort rare. L'espèce nichait dans les contrées cultivées et y était exposée aux dangers que présentent ces localités: empêchement que les travaux agricoles opposent à la couvaison; le jeune homme toujours là et toujours armé de son fusil; le braconnier et le sportsman. Sa taille et sa facilité À s'apprivoiser ont été la cause de sa disparition alors que le plus petit et le plus prudent pluvier Kildir a su survivre dans des conditions analogues. Comme son nom l'indique cette espèce a déserté l'habitat ancestral trop humide de sa famille et s'est transporté vers les prairies des plateaux et leurs pâturages plus secs. Il est cependant rare de le trouver très éloigné de quelque petite nappe d'eau. Il se pose volontiers sur les barrières, sur les poteaux-barrières, sur les maisons ou sur les arbres, suivant l’occasion.
Valeur économique. Comme elle fréquente les terres cultivées, cette espèce se nourrit principalement d'insectes, de sauterelles, de chenilles et d'autres ennemis des cultures fourragères. On a vu de quelle importance elle pouvait être pour combattre le fléau des sauterelles: elle doit done être parmi les espèces les plus utiles à l'agriculture et qui méritent d’être épargnées.
262. La Maubèche à poitrine jaunâtre. (BUFF-BREASTED SANDPIPER). Tryngiles subruficollis. L, 8-50. Le dos et la couronne sont foncés, les plumes du bas du dos sont finement bordées de jaune crème, les parties de dessous sont blanches: la gorge, le cou, la poitrine et les flancs sont étendus de jaune chamois, couleur qui teinte presque toutes les parties de dessus.
Traits distinctifs. Petite taille et couleur généralement chamois: le dessous des barbes internes des primaires est finement moucheté de tons foncés sur du blanc. La surface de dessous de l'aile est admirablement marbrée d'une façon qui ne se retrouve dans aucune autre espèce de l'Est.
Indications sur le terrain. Petite taille et couleur généralement jaune chamois. (C'ette couleur peut se rencontrer sur les oiseaux des hautes terres, telle que la maubèche à longue queue, mais celle-ci est beaucoup plus grar 1e.
Habitat, Elle couve sur les rivages arctiques de l'extrême nord-ouest, voyagennt uu sud le long de ln vallée du Mississipi; de là vient qu'elle est très rare dans les Provinces Maritimes, peu nombreuse dans la région des grands lacs, et plus commune vers l'ouest
Valeur économique. Ce qui a été dit de la maubèche à longue queue est probablement vrai aussi de cette espèce-ci,
263. La Maubèche tachetée, L'Alouette à branle-queue. (srorren SAND- PIPER). Actitis macularia, L, 7:50. Planche VILIB
Traits distinctif. Les adultes ont très manifestement des tac hes rondes À la poitrine et un éclat légèrement verdâtre sur le dos. Les jeunes oi aux d'automne resssmblent au chevalier solitaire, mais se distinguent par des axillaires blanches au lieu de barrées,
Indications sur le terrain. La taille et les taches rondes bien distinctes sur ln poitrine, Quand cet oiseau vole on peut le distinguer du chevalier solitaire, auquel il ressemble le plus, par la ligne blanche le long des borda des secondaires et par la beaucoup plus petite quantité de barres noires et blanches sur la queue, La vol, quand l'observateur le connaît bien, est aussi très caractéristique,
Nid. Un petit creu- ans le sol non Lin de l'eau, abrité par un bout de buisson où d'herbe.
Habitat, .Couve di ; tout le Canada oriental jusqu'aux parties les plus septentrionales de l'Ungava. Elle est Commune dans toute l'étendue de ce territoire,
C'est le plus commune des maubèches d'été du Canada: quelquefois des couples sont vus le long des plus petits cours d'eau. Elle fréquente toute sorte de terrains, les plages sablonneues, les bancs de gravier, les terrains fangeux ou les côtes rocheuses. Presque toute maubèche qu'on voit en été près de nos cours d'eau ou de nos étangs peut être regardée comme appartenant à cette espèce, à moins qu'il n’y ait de fortes raisons Pour ia croire d’une autre espèce. Son habitude de balanec r parfois son corps de haut en bas, même quand on la croit au repos, où très rapidement quand elle est agitée, lui a fait donner le nom de ‘Tip-up”’. Ses ailes à barres blanches, son vol bizarre où quelques battements d'ailes sont suivis d’une courte envolée avec les ailes rabattues, et son cri triomphant de 'piou-it-piou-it-piou-it” quand elle se laisse choir sur le bord de la rivière, bien en avant du dérangeur, sont suffisamment connus des observateurs. On peut la chasser d'un lieu, à un autre, jusqu’à une certaine distance de son nid, quand, rattrapée par son camarade, elle viendra voler en cercle autour de l'intrus et puis retournera à la place d’où elle partit.
Valeur économique. —Vien qu'elle fréquente d'habitude les bords de l’eau elle est souvent vue d -ns les champs voisins courant entre les sillons de la terre fraîchement rr. ‘urnée où entre les rangs des plantes grandissantes, Sa nourriture se compose principalement, sinon entièrement, d'insectes, par où elle rend ser vice à l’agriculteur, L'espèce ne semble pas avoir eu beaucoup à souffrir du fait des chasseurs et paraît se maintenir dans les parages les plus cultivés.
GENRE—MuMenivs.—Couruis. CORBIGEAU, (CURLEWS.)
Description générale. Ce sont de gros oiseaux de rivage, entre 13 pouces :50 ut 24 pouces de long. La coloration est de diverses teintes depuis le jaune crème au brun clair, pommelé, en dessus, plus claire en dessous: le cou et la poitrine finement rayés, avec un jaune chamois plus où moins étendu ou seulement indiqué sur le toit. Les becs sont longs et recourbés vers l'intérieur.
Traits distinctifs. Taille grande: bec recourbé en dessous: couleur générale chamois.
Se distingue des barges par le bec recourbé vers le bas au lieu de l'être légèrement vers le haut,
Indications sur le terrain. Taille grande, bec recourbé, couleur chamois Par tout le corps.
Un grand corps constitue pour les oiseaux une menace certaine à leur existence, Les courlis en sont un bon exemple, et à moins que d'intelligentes mesures ne soient prises bientôt pour les protéger il n’en restera bientôt plus. Dans l'Est les courlis ont à peu près disparu, mais il en reste
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