‹ Les oiseaux de l'est du Canada [microforme]Chapitre 47 sur 102 · ND · texte numérisé non relu

ND

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ane ne 1res que

de

encore passablement dans l'Ouest. La partie végétale de leur nourriture est surtout le fruit sauvage, et dans les Provinees maritimes ils fréquentent les marais déserts et ceux des plateaux pour ÿ trouver les airelles et les myrtilles dites atocas. Dans les champs cultivés les insectes sont leur principal aliment, et comme beaucoup d'espèces nuisibles, les sauterelles incluses, sont mangées, la présence des courlis est certainement profitable au cultivateur.

254. Le Courlis à long bec. (LONG-BILLED CURLEW), N'umenius americanux L, 24 C'est le plus grand de l'espèce. Sa coloration de tous les courlis ext tout à fait li même mais le courlis à long bec est visiblement chamois en dessous au lieu du blane crémeux (voir titre précédent )

Traits distinctifs. Chez les spécimens de belle taille, ln longueur eme du bee (6 pouces) de cette espèce est un siure déterminant, mais, «mme dans beaucoup d'autres espèces où très spécialistes où très grand: 4, la taille continue À croître pendant quelque temps après la maturité, ce caractère ne suffit pas à lui seul À nous guider, La couronne, 1.4 axilluires et les caractères des Primaires sont toutefois a'excellents critè-es pour les courlis, Chez cette espèce la couronne est foncée, uniformément tachte de points clairs non réunis en une ligne médiane, et les barbes inté. rieures des primaires sont marquées de dessins dentellés foncés sur un fond chamois pâle. Les axillaires ont une coloration totale sans raies.

Indications sur le terrain. Pour reconnaître le courlis voir la page précédente, On ne peut pas distinguer séparément les courlis À l'état viva .t avec une certitude absolue,

Habitat. 11 couve dens les provinces de la Prairie et tout À fait vers le sud. On le signaluit à l'origine comme un migrateur plus où moins commun sur la côte de l'Atlantique, au nord des provinces maritimes, mais on ne l'y rencontre pas actuellement: on le signale aussi dans la région des grands Incx mais sans preuve suffisante. La confusion qu'on fait de ce courlis et du courlis de la baie d'Hudson a été la cause de nombreuses fausses identifications dûment constatées et l'espèce ne devrait, à l'avenir, être signalée dans le Canada oriental que sur le témoignage irréfutable de spécimens probants.

265. Le Courlis de la baie d'Hudson. (HUDSONIAN CURLEW), Numenius hulsonius. L, 17. C'est un courlis plus p'tit que le précédent, mais plus grand que le suivant. Il est de la même coloration générale, mais le courlis de la baie d'Hudson est Moins jaune chamois que celui à long bec, les dessous étant jaune crème mat; voir le titre du courlis, page précédente.

Traits distinctifs. Il a souvent été pris pour le courlis À long bec, mais il peut aisément se distinguer des autres courlis par la raie médiane très prononcée sur la couronne, plutôt que par les taches uniformément distribuées, ajoutée aux marques en dents de scie dans les barbes intérieures des primaires et les axillaires barréces.

Indications sur le terrain. Your reconnaître les courlis comme tels, voir Courlis, page précédente, Les courlis ne peuvent pas être facilement distingués à l'état vivant, avec une absolue certitude, mais la grosseur et la longueur du bec peuvent y aider. C'est la seule espèce de courlis qu'on ait quelque chance de rencontrer dans l'est du Canada.

Habitat. Il couve dans le nord-ouest du pôle. Il voyage le long de la côte du Pacifique et à travers le continent jusqu'à l'Atlantique où il est plus commun que dans l'intérieur. C'est un migrateur régulier quoique peu abondant dans la région des grands lacs.

C'est le seul courlis authentique dans la partie inférieure des grands lacs. L'expérience lui a appris à être un oiseau sauvage et prudent et comme il ne se rencontre actuellement en grand nombre que dans l'extrême Est, on n'en prend que fort peu.

266. Le Courlis du Nord. CORBIGEAU DES ESQUIMAUX. (ESKIMO CURLEW), Nue nius borealis. L, 13-50. C'est le plus petit des courlis. De la même coloration générale que le courlis de la baie d'Hudson.

Traits distinctifs. Facilement distinguable de l'un quelconque des autres courlis par <a plus petite taille et ses primaires, sans marque, bien que les axillaires soient barrées comme chez le courlis de la baie d'Hudson et que la couronne soit tachetée uniformément, sans raie médiane, comme le courlis à long bec.

Indications sur le terrain. Voi l'espèce précédente. Cet oiseau est cependant trop rare de nos jours pour qu'il suflise de l'avoir vu pour en parler,

Habitat. Couve sur les terrains déserts de lu région du Mackenzie. En automne il émigre vers le Labrador et puis il descend le long de la côte. Au printemp; il remonte la vallée du Mississippi.

Cet oiseau est bien près de disparaître. Qu'une chasse, ou permise ou illicite, soit où non la cause principale de la grande diminution de cette espèce, car d'anciens récits parlent de ses bandes immenses, elle y a certainement contribué, C'est un nouveau cas de l'extinction d'une espèce avant qu'on ait aperçu la nécessité de la protéger et de la menace de voir se perdre une espèce qui ne pourra plus se remplacer,

FAMILLE-—CHA RADRIIDÆ, PLUV! ERS,

LD scriplion générale Les pluviers ont un corps plus gros et masaif que les oiseaux du genre anse. Leur bec ext plus court, mou à la base, mais terminé on pointe cornée et dure (Fig, 24, p.24). Le doigt postérieur manque dans toutes les espèces sauf dans colle à ventre noir (n°270) dans laquelle il est très petit, presque rudimentaire

Traits distinctif. Avec la susdite description le pluvier ne court pas le risque d'être confondu avec Aucun autre oisenu

Nid. Sur le sol dune un petit creux généralement garni d'un peu d'herbe, de mousse, d'autres Végétaux, de rebut où de Patits cailloux

Habitat. Représenté ar des variétés très proches parentes où presque identiques, la famille est circompols're, couVant surtout au nord des régions inbitées.

Lex pluviers sont très connus des chasseurs. Leur taille moyenne est pli grande que celle des bécasses, et quelques-uns qui trouvent leur nourri lans les champs des plateaux font passablement trimer les chasseu:

Valeur economique. —Considérés comme une famille, les pluviers recherchent les terres cultivées plus que ne font les autres oiseaux de rivage, ce qui les rend plus intéressants au point de vue économique, Ils prêtent à l'homme une assistance efficace,

270, Le Pluvier à ventre noir. LE VANNEAU GRIS, (HLACK-BELLIED PLOVER). Squatarola squatarola. 1, 11. Plumage de Printemps: dos, presque noir avec beaucoup de pointes de pennes larges et blanches rassemblées sur les ailes, couronne et arrière-cou Presq'ie blancs; joues, gorge, partie antérieure et poitrine jusGu'à l'abdomen sont noir pur, Montrant souvent des plumes blanches qui survivent à la période d'imparfait développement. Plumage d'automne: dos, brun pâle avec bouts de pennes crème où jaunâtre jusqu'au sommei de la tête; gorge, avant-cou et dessous blanchâtre terne avec bande indistinete de Péatrine formée de raies voilées, Tous les plumages intermédiaires sont pris en dedans de tios frontitres.

Traits distinchifs. A tous les caractères du pluvier; ne pourra être confondu qu'avec le pluvier

doré auquel il ressemble tout À fuit. La présence d'un doigt postérieur Petit quoique bien formé t particulier à cet 4u, car c'est notre seul pluvier Qui ait un Quasrième doigt,

Indications sur le t ll ne doit être distingué que du pluvier doré, une bande assez pei distincte sur l'aile éten To axillaires noires, en violent Contraste avec l'arrière-flan des dessous de l'aile quand l'oiseau vole, et Croupion blanc qu'on pourra voir si les Circonstances s'y prêtent

Habitat, Espèce « HoMpolure couvant en Amérique le long des rivages polaires au nord-ouest, de la baie d'Hudson. Plus ou r 1 cominune pendant ses migrations vera des habitats propices

dans tout l'est du Canada.

272. Le Pluvier doré d'Amérique. (AMERICAN GOLDEN PLOVER), C'haradrius dominicus. 10.50 Plumage de Printemps: dos presque noir jusqu’au somme t dela tête, avec de nombreuses pointes de plumis jaunes, plus rares sur la couronne; le front et la ligre sur l'œil, qui descend vers les côtés « e la poitrine, sont blancs: la gorge, le devant du cou et tous les dessous sent tout noirs. Plumage d'automne: dessus, brun terne avec beaucoup de taches d'un jaune crémeux sur le bord des plumes, se réunissant sur le croupion et la couronne; la gorge et 2. face lége: ment tachetées de blanc; la poitrine et tous les dessous vaguement barrés d’un blanc mat et de Kgères teintes du même brun que sur le dos. On peut voir là tous los plumages intermédiaires.

Traits distinctifs. C'est un oiseau un peu plus petit que le précédent, mais avec lequel il est facile de le confondre. Lu forte quantité de jaune sur le dos du plumage de pr itemps et le< barres indistinctes de la poitrine et des dessous en Automne sont caractéristiques. L'absence de toute troce du doigt postérieur est une indication dans tout plumage.

Endications sur Le terrain I n'est besoin que de le distinguer de l'« pee précédente L'aile déployée ne porte aucune indication de bande blanche: les axill dires sont gris fumée nu eu de noir tres marqué, le croupion n'est pas blane

Habitat, Couve sur les terrains stériles depuis ls baie d'Hudson vers l'Ouest. 11 passe pour

ivre des routes étru “dans sex migrations, En automne il 0 dirige à l'est vers le Labrador puis au « À travers le golfe du Saint-Laurent jusque dans la Nouvelle Eoosse, d'oû il traverse la mer jusqu'au Brésil «uns toucher de terre intermédinire à tr dns d'étre entrainé par la tempête Du Brésil il gagne les Paimpas de l'Argentine \u printemps il touche à Fouest de 'Amér que du “ul, vers la république de l'Equateur, travers | isthme de Paname et le golfe du Mexique, puis

remonte la vallée du Mississipi pour reungner les terrains où 1 4 niché Par fuit que t oiseau traverse au Vol liminense \tlantique sans se reposer setnble trop extraordinaire pour cire vraie, nais cotmtme il n'est pas nateur émérite, cupal le se reposer sur l'onu, à volonts faut bien en roire des faits évidents

SOUS ESPÈCES. Le Pluvier doré d'Amérique comprend di sousespéoes, mais seul, le pluvier doré de l'Est comme fornu typique, se rencontre dans le © du ortentul

I était jadis plus commun qu'aujourd'hui on en voyait régulièrement du vivant même des chasseurs de nes jours, où des bandes considérables, Aujourd'hui on n'en rencontre plus que par hasard. Ce pluvier est proche parent du pluvier doré d'Europe,

273, Le Pluvier kildir. (KitibsEn PLovER) Oxyechus vociferu EL, 10:50. Planche IXA

Traits distinetifs. Comme le pluvier Kildir ext le plus grand des pluviers semi-palmés il ne peut guère être confondu avec ses « ongénères plus petits que lui. La bande double, au Heu de simple, de ln poitrine l'en distingue aussi

Indications sur Le terrain. La taille, deux bandes de poitrine au lieu d'une, une Queue et un erou pion de couleur ocreuse, et un eri très particulier qui dit «Kildi-kildi-kildi »

Naud Un simple trou dans le sol Maigrement garni de fragments de végétaux

Halntat. C'est une espèce dont le territoire est remarquablement étendu, eur ell couve depuis les limites nord de ln culture agricole au € ‘anada, jusqu'au golfe du Mexique, Elle est rare où même

sente des parages de l'une où de l'autre côte Cet un oiseau d'été commun par tout le Canada sauf dans les districts

de la cote maritime. Son cri sonore est bien connu des habitants du pays et même de gens de passage, Quoique véritable oiseau de rivege, il fréquente les hauts plateaux desséchés, et les champs cultivés, faisant souvent son nid dans les sillons labourés au sein des récoltes, mais quand ses petits sont éelos il a coutume de les mener vers l'eau, toujours vers quelque étang prochain et paisible, et sitôt qu'ils sont capables de se conduire tout seuls ils se rassemblent en petites troupes séparées. Le fait que cette espèce a pu survivre et Prosperer au sein même des régions cultivées et de la civilisation alors que d'autres espèces tout aussi capables, en apparence, de se protéger ont cependant succombé, s'explique probablement par ses habitudes relativement solitaires et parce qu'elle n'a pas coutume de se rassembler en troupes serrées dont la chasse est avantageuse,

Valeur économique.--Sa nourriture se compose largement d'insectes, et pendant le printemps et le commencement de l'été il fréquente des terres où il peut faire beaucoup de bien.

274. Le Pluvier semi-palmé. (<Emi-raLuaTen PLOVER}. Ægralitis semipalmata. L, 6-75. C'est un petit pluvier qui re: semble de facon générale au Küdir, mais avee une seule au lieu de deux bandes foncées sus la poitrine, et sans le croupron et la queue couleur d'ocre de cette espèce. Les oiseaux d'automne sont semblables, mais leurs couleurs sont délavées et sans un noir pur où que ee soit, Traits distincthifs. Avec sa taille at la description susmentionnte ce pluvier ne peut être confondu qu'avec le pluvier criard, mais in coloration du dos est à coup sûr biunâtre dans tous les plumages au lieu de gris fumé où sable see: lu bande pectorale est toujours large, continue et bien marquée même en automne, et les couvertures d'oreilles d rrière et au-dessous de œil, sont toujours parfaitement noires au lieu d'un blanc pur. Les pieds avec de petites membranes expliquent le surnom; c'est le seul pluvier au Canada qui ait otre mer

Indications sur le terrain. Sa taille et la bande pectorale unique au lieu de double distinguent ce pluvier du kildir, et je dos très foncé comme du sable mouillé le distingue du pluvier eriard qui est plus clair et gris comme du sable see,

Nid. Dans un creux du sol où dans des déchets de rivage,

Habitat. 11 couve dans l'extrôme nor du Saint-Laurent. Il est commun dans Canada oriental,

là travers le continent; au sud, dans l'est, jusqu'au golfe ses migrations vers les localités qui lui agréent dans le

C'est un joli petit pluvier qui fréquente indifféremment les lieux fangeux ou les plages sablonneuses, Très proche parent du pluvier rayé

d'Europe et ne s’en distinguant que par une plus petite taille et quelques menus détails.

277. Le Pluvier criard. (PIPING PLOVER, RING-NECK). Ægialitis meloda. 1, 7:10 Plumage de printemps; mêmes marques que celles du semi-palmé précédemment décrit’ mais le dos a des couleurs plus elaires, Le dos et ln couronne sont gris fumée clair, une barre noire en travers du devant de Ja couronne; le reste, le col autour du cou et le front

sont blanes, un anneau noir autour du cou, droit au-dessous du col blane, quelquefois

brisé sur la poitrine. Oiseaux d'automne: semblables mais sans l'anneau noir et généralement de coloration plus faible,

Traits distinctifs. Ne peut être confondu qu'avec le semi-palmé Par les caractères indiqués sous ve titre.

. Mais facilement distinguable Indications sur le te rrain. Distinguable du pluvier semi-palmé par sa coloration plus claire, comme le sable sec du sable mouillé. Son chant mélodieux ne s'oublie plus une fois entendu.

Nid. Dans un trou fait dans le sable par l'ofseau et n6 contenant que quelques petits cailloux des grains de sable où des fragments de coquilles sur lesquels reposent les œufs

Habitat. 11 couve sur les rivages sablonneux dans des endroits situés entre les provinces de la Prairie, le golfe du Saint-Laurent et l'ile au Sable.

C’est un petit pluvier surnommé meloda, et un oiseau de plage sablonneuse qu'on ne voit jamais dans des places herbeuses ou marécageuses. Chez certains individus les bandes pectorales noires sont brisées, chez d’autres elles sont entières. Ces derniers ont été pendant quelque temps considérés comme une sous-espèce; tous, actuellement, ne constituent plus qu'une seule espèce. Le pluvier neigeux, œgialitis nivosa, a été pris sur le lac Ontario, mais on ne l'y reverra probablement plus. Ilest un peu plus petit que le pluvier eriard, de la même coloration mais avec une mouche noire sur l'oreille ou ln joue, et seulement une tache noire sur les côtés de la poitrine au lieu d'une barre complète en travers. Un oiseau qu'on surprendrait plus au sud où à l'ouest ne pourrait être qu'un vagabond.

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