‹ Les oiseaux de l'est du Canada [microforme]Chapitre 48 sur 102 · FAMILLE-—A PHRIZIDÆ. TOURNE-PIERRE · texte numérisé non relu

FAMILLE-—A PHRIZIDÆ. TOURNE-PIERRE

Description générale. Diseau de rivage de taille moye + P. 24) corné en sa moitié terminale, le bout légèrement distinctement agrandi comme chez Îe pluvier.

nne avec un bec quelque peu court (figure 27 aplati (sur un plan horizontal) mais non

C'est une petite famille dont l'habitat est le monde entier. I n'y en a qu'une seule espèce dans l'est du Canada,

283a. Le Tourne-pierre à poitrine noire. Le Tourne-pierre. (TURNSTONE). Arenaria inte rpres. L, 9.50.

Traits distinctifs. C'est un oiseau d'une coloration frappante. étendus de rouge mat, de noir, et de biane, couleurs plus où moins « tête blanes, la couronne a des raies brunes ou noires, Les dessous d'un blanc pur, avec bande pour torale noire, allant des côtés du cou jusqu'à la face où elle fait un cercle en travers de l'el et autour d'une tache blanche lorale. Les oiseaux d'automne ont leurs couleurs diffuses et la coloration du dos où perdue ou Vaguement indiquée, mais il reste toujours assez de marques sur la face de In poitrine pour faire admettre les traits distinctifs susdits.

Indications sur le terrain. La singulitre coloration mixte de rouge, noir et blane du plumage

de printemps, En automne les couvertures blanches du bas du dos et celles du dessus de la queue sont séparées par une barre noire.

Le dos présente dou amas assez ntremêlées, Le croupion et la

uent riard

role

is le

‘UX ivé ues

rit’ ane ont fois ile-

ble

re,

Nid. Dans un creux du sol garni de quelques feuilles mortes ou de fibres végétales, Habitat. Le Tourne-pierre considéré comme espèce à un des habitats les plus vust volatile: il y a, en effet, peu de pays où il ne se rencontre pus. La sous-espèce américaine, t D de l'espèce, le Tournepierre à poitrine noire couve depuis le rivage polaire, à l'on de la baia : d ; :

d'Hudson, vers le nord: il est plus commun sur la côte de | Atlantique que sur celle du Pa itique, Dans ses migrations ilest commun dans lu région des grands lues. " AAC 72 DT . , ,» x « SOUS-ESPÈCE., Le l'ourne-pierre est représerté en Amérique parune sous-espèce À, 1. morinella, le Tourne-pierre À ventre noir, bien que la forme typique se rencontre, dit-on, dans l'ouest

de l'Alaska.

esilela gent pe

C’est un oiseau des rivages sablonneux, boueux où rocheux mais qui préfère les premiers, Son nom Jui vient de son habitude ec retourner les petites pierres et les cailloux de In plage pour chercher dessous ce dont il se nourrit: il est surprenant de voir quelles pierres, relativement £Tosses, il peut retourner. Il fait pénétrer son bee sous le bord, donne ure petite secousse et la pierre s’en va rouler ou glisser sur li plage à une grande distance. Cet oiseau est bon nageur. Il diffère du Tourne-pierre de l'ancien monde par sa taille un peu plus petite, par moins de noir sur les dessus, et par une coloration plus forte des jambes.

FAMILLE —HÆMATOPODIDÆ. H UÎTRIERS

Description générale. C'est un grand oiseuu de rivage, de charpente plus lourde que ce n'est l'habitude dans cet ordre: gros bec corné, aplati sur les côtés vers la pointe, [n'y a qu'une seule espece qui peut, peuttre, se rencontrer dans l'est du Canada,

286. L'Huîtrier d'Amérique. (AMERICAN OYSTER-CATOHER) Hæmatopus Palliatus. L, 19. La tôte, le cou et le haut de la poitrine sont noirs; le dos, brun olive, avec, en Contraste, des plaques blanches aux ailes et au croupion. Tous les dessous, blanc pur; le bec, grand, rouge brillant.

Habitat. La côte de l'Atlantique du nord jusqu'en Virginie. Autrefois jusqu'au Nouveau Jersey et accidentellement au Nouveau-Brunswiek. IL naît probablement dans toute l'étendue de son habitat,

L'habitat nord de cet oiseau remarquable était une fois sur nos côtes maritimes méridicnales. Il y a longtemps qu'on l'a chassé du Canada, til Ya peu de chance qu'il s'y représente de nouveau.

Ordre-—-Gallinæ. Gallinacés

Ainsi que l'indique leur nom anglais «Scratching birds» ces oiseaux sont organisés pour obtenir leur nourriture en grattant la terre. Le type le plus populaire en est la volaille ordinaire de basse cour, mais cet ordre se confond presque imperceptiblement avec les pigeons d'une part et les oiseaux de rivage d'autre part. Ils sont très répandus par tout le monde et se trouvent dans presque tous les pays du globe. Au Canada nous n'avons qu'un seul sous-ordre de ce gronpe, celui de Phasiani, les poules vraies.

SOUS-ORDRE —PHasrANT. POULES VRAIES GELINOT TES, CAILLES ET LAGOPÈDES.

Description générale. Ce sous-ordre se compose d'oiseaux pourvus de pieds fort, compacts, quatre doigts avec ongles obtus propre À gratter la terre (figure ?S. p.24). Bien qu'ils s'adaptent mieux à la vie terrestre ils se perchent facilement sur les arbres et bien souvent y mangent et s'y reposent. Bec court, corné avec culmen fortement arqué (figure 29, p. 25); narines enfoncées dans une matière molle À la naissance du bec: ailes courtes et arrondies. Ces oiseaux se servent rare ment de leurs ailes, sauf pour franchir de courtes distances où en cas de danger immédiat.

Nid. Ils nichent à terre, déposent leurs œufs sur l'herbe ou le

euilles mortes avec peu ou point de préparation.

Habitat. On trouve des espèces de ce sous-ordre dans toutes les parties du Canada. La gelinotte huppée, le tétraset le dindon sauvage sont des oiseaux des bois: la caille, la poule des prairies et la gelinotte À queue aiguë fréquentent la prairie; et le lagopède fréquente les terres stériles de l'extrême nord.

Trois familles de cet ordre sont représentées au Canada, savoir: Odontophoridæ, la caille d'Amérique, tetraonidæ, la gelinotte, et Meleagridæ, le dindon.

Valeur économique.—11s sont à la fois insectivores et végétariens, et mangent indifféremment grains, bourgeons, feuilles, fruits et insectes, Comme plusieurs espèces fréquentent les terres cultivées, leur régime économique ‘: téresse particulièrement le cultivateur et a été l'objet de beaucoup de secherches dont les résultats démontrent qu'ils comptent parmi les oiseaux les plus utiles de la ferme. Le type d'insectes qui constituent une partie de la nourriture de certaines espèces est manifestement très malfaisant et l’on a très peu à se plaindre quant au reste de leur menu qui se compose principalement de déchets où de matières sauvages de peu où point d'utilité pour l'agriculteur.

De même que la plupart de nos grands oiseaux, leur nombre à été considérablement réduit et il faudrait qu'ils fussent protégés et que la chasse en fût limitée au surplus annuel de la reproduction afin de conserver cn permanence un nombre plus que suffisant de reproducteurs. Les individus canadiens de ce sous-ordre, sont divisés en trois familles, savoir: Odontophoridæ, la caille d'Amérique; Tetrassidae, la gelinotte, et Meleagridae, les dindons.

FAMILLE—ODONTOPHORIDÆ. CAILLES D'A MÉRIQU E

Description générale. Ce sont les plus petits oiseaux de ce sous-ordre au Canada. est en partie recouverte d'une lame charnue qui n'est pas que celle de la gelinotte Canada,

La narine aussi bien dissimulée dans le plumage - Cette famille n'est représentée que par une seule espèce dans l'est du

Le nom de («(Caille» est improprement employé pour nos oiseaux canadiens. Ils n'ont rien de commun avec le caille d'Europe, mais ce sont de véritables perdrix. Par contre, nos Cperdrix» sont des gelinottes. Voilà des exemples de noms européens improprement appliqués à des formes du nouveau monde. Il ÿ à beaucoup de cas semblables, ce qui donne lieu à la confusion au début, mais ils sont tellement implantés dans les usages nationaux qu'il est maintenant trop tard pour les corriger.

Cette famille habite plutôt les régions méridionales et c’est dans les états du Sud-Ouest et au Mexique qu’on trouve en plus grand nombre tant les espèces que les individus

289. La Caille d'Amérique. (BOB-WHITE, AMERICAN QUAIL). Colinus virginianus. L, 10, Planche IXB.

Traits distinctifs. Ne peut être confondu avec aucun autre oiseau au Canada.

Taille et couleur avec traits distinctifs des gallinacés.

Indications sur le terrain. Petites perdrix qui s'enlèvent soudainement et volent par battements rapides avec des coups d'ailes qui s'entendent de loin.

Habitat. La caille d'Amérique et es sous-espèces alliées sont répanc est de l'Amérique du Nord, dans l'O 1o-sud et plus au nord

y * ŒU D on « "TE oi , + »

SOUS-ESPÈCE, La sous-espè indigène à l’est du Canada est le spéc dela Virginie.

lues sur toute la partie imen type: la Caille

La caille d'Amérique n'apparaît, au Canada, que dans le sud de l'Ontario où elle est connue de tous les habitants de la campagne. À l'automne, le chasseur Ia poursuit avec des chiens et au printemps, le Jaboureur et ses enfants trouvent son nid au cours des travaux de la fermee où chacun donnaît son sifHement perçant qui semble crier «Bob-white» où ainsi que d'autres l'interprètent CMore-wet ». Ce n'est

pas une espèce solitaire qui se

retire dans les plus profonds sous-bois à l’époque de la culture:

nm eee

eee meer En es

mais elle se tient dans les clairières, sur les lisières des bois, les lignes d'arbrisseaux, le long des clôtures ou des taillis incultes au voisinage immédiat des champs. Quand elle manque de nourriture elle s'aventure dans In basse-cour pour manger avec les volailles. Elle mange dans la plaine et s'abrite dans les broussailles contre le danger. Avant que les terres fussent déboisées, la caille d'Amérique était peut-être rare au Canada mais les progrès de la colonisation lui ont ouvert de nouveaux terrains. Même dans les parties les plus méridionales du pays aujourd'hui cet oiseau demeure de façon précaire et en nombre très variable; il est évident qu'il re s'adapte pas très bien à cette limite septentrionale de son habitat. Elle est très prolifique cependant, et à la suite de quelques hivers propices, si l’on en interdit la chasse, le nombre d'individus <e doublera plusieurs fois: mais les abris sont presque invariablement mitraillés et les durs hivers réduisent périodiquement le nombre de ces oiscaux. Les conditions naturelles les plus dures qu'ils aient à combattre résultent de l'épais manteau de ncige recouvrant la terre qui leur fournit à manger, comme de l'humidité glacée et du grésil qui non seulement les gèle mais jes emprisonne sous une croûte de glace lorsqu'ils se réfugient dans F1 neige la nuit. On dit, avec des pre ves à l'appui, que le faisan à cou annelé qui est devenu un gibier très recheiché est hostile à ces oiseaux. En sus de son importance comme gibier cette espèce mérite véritablement d'être encouragée par les cul teurs au seul point de vue économique et, pour cette raison, on fer «rès bien de le rayer de la liste des oiseaux-gibiers.

On à eu beaucoup pour habitude de repeupler les terrains de chasse épuisés avec des oiseaux importés des États du sud. L'on ne s'est pas encore rendu compte si l'introduction de ces animaux non habitués au climat du nord a eu pour effet d'affaiblir la constitution des oiseaux indigènes. Plusieurs sous-espèces de la caille d'Amérique se présentent dans le Sud et, à cause des importations, il est devenu diffcile de reconnaître les véritables caractères de nos oiscaux indigènes, lesquels ne peuvent maintenant être reconnus que sur des spécimens antérieurs à ces introductions.

Valeur économique. La caille d'Amérique se nourrit principalement de graine d'ivraie, Le grain qu'elle mange se compose de déchets glanés sur la terre. La partie insecte de sa nourriture, bien que plutôt fait: comprend certaines espèces que ne mangent pas ordinairement les autr:< viseaux, c'est pourquoi elle est particulièrement importante, C'est l’un des rares oiseaux qui mange les doryphores ou insectes de la pomme de terre.

FAMILLE—TETRAONIDÆ. TÉTRAS

Le tétras a les narines dissimulées sous un plumage qui occupe une plage de pénétration à la naissance du bec sur les côtés (figure 29, p. 25). Le tarse est soit complètement soit partiellement emplumé, et chez le lagopède, le plumage recouvre les doigts. Les doigts, s'ils ne sont pas emplumés, sont bordés de chaque côté d'une petite frange composée d'écailles cornées ou pectineuses (figure 28, P. 24), qui tombent au milieu de l'été. Le tétras du Canada, vulgairement appelé perdrix, est le gibier de savane Je plus répandu de nos plaines et c'est l'oiseau favori de nos chasseurs. Les deux sexes sont semblables ou à peu près et, si l’on excepte le lagopède, subissent de légères variations saisonnières quant …au plumage, et ces ciseaux n'émigrent généralement pas. Le lagopède à qui on peut

attribuer l'inverse de ces remarques est d'autre part tellement bien earactérisé qu'il n'est pas de confusion probable, Toutes les expèces font leur nid à ras de terre sans beaucoup de Préparation pour les œufs. Ils pondent ordinairement beaucoup d'œufs, de six à dix-huit, et les petits, comme les Poussins, suivent In mère dès qu'ils sont sortis de ln coquille,

298. Le Tétras du Canada. (caxapa GROUSE, SPRUCE densis. L, 15, Planche XA.

Traits dstinetifs.. Facile à distinguer par sa couleur, ete., de la gelinotte à fraise qui est à pen

près la seule espèce dans l'est du ( “nada avec laquelle on peut le confondre. Il y a dans l'extrém Ouest certaines especes qui lui ressemblent étroitement

PARTRIDGE), Canachites cana-

Pndications sur Le terrain. Couleur généralement ble collier de plumes et présence au-dessus de l'œil, en évidence sur celui-là.

uâtre du mâle. Absence de huppe ou de tant chez le mâle que chez la femelle mais plus

Habitat. Habite en Permanence là où il se trouve dans le du Canada.

SOURS-ESPÈCES. Le tétras du Canada comprend plusieurs races géographiques dont deux, la gelinotte noire d'Amérique, Canachites Canadensis canadensis, la lorme type, et le tétras du ‘anada C.c. canace, fréquentent l'est du Canada. Le premier de ces oiseaux habite la péninsule du Labrador et les collines plus au nord; le deuxième habite le Nouveau-Brunswick, le sud de l'éyr tario, etc. Ils se ressemb'ent trop cependant pour qu'on les différencie d sation.

b] régions boisées de conifères du nord

ans Un ouvrage de vulgari-

C’est un oiseau Septentrional des épinettières. Sa nature pleine de confiance lui a fait donner le nom de «lool Hen», car si l'on ne fait has beaucoup de bruit, on peut souvent le tuer avec un bâton où avec des pierres. Du fait qu'il se nourrit beaucoup de bourgeons de mélèze ou de conifères, sa chair a un goût trop fort pour un palais ordinaire.

Voleur économique. Comme il habite av nord et dans des forêts de conifères, il n'a aucune influence économique.

300. La Gelinotte à fraise. GELINoOTrE HUPPÉE. (RUFFED GROUSE),

Bonasa Umbellus. I, 17. Planche XB. (Pieds et bec, figures 27 28, p. 24).

Traits distinctifs. La gelinotte à fraise avec sa fraise soyeuse roire, queue en éveutail et ses taches semblables à des yeux sr le être confondue avee aucune autre espèce,

sur les côtés du Cou, sa grande CLupion et le bas du dos, ne saurait Indications sur le terrain. Grande taille et queue en éventail.

Habitat. Le gelinotte à fraise habite toutes les régions boisées du Canada vers le nord jusqu'aux limites des arbres.

SOUS-ESPÈCES. On reconnaît plusieurs races géographiques de la gelinotte à fraise L'oiseau tvpe habite le sud et est remplacé dans l'est du Canada par la gelinotte du Canada Bonasa umbellus togata qui est caractérisée par une coloration plus grise où moins ronge,

C’est la «perdrix» de la plupart de nos chasseurs canadiens. Elle Pabite le fond des bois au milieu des broussailles, se cache à ras de terre, s'enlève comme une petite explosion et vole avec une grande rapidité à travers la forêt sombre de façon à éprouver l'habileté et l'adresse de tout bon tireur. La gelinotte du Canada ne se rencontre aujourd'hui que dans les coins de forêts où elle {trouve suffisamment d'espace et d’abri pour se protéger et sur les lisières des terrains cultivés où elle n'existe encore qu'à titre précaire,

Les changements subits de température sont très mauvais pour cette gelinotte, Les printemps froids, humides, sont mortels porr les jeunes et un bon nombre d'oiseaux reproducteurs périssent en hiver par l'effet du grésil. Durant les hivers rigoureux, elle cherche un abri sous la néige ou se laisse recouvrir par ses tourbillons, Après un dégel suivi de temps froid,

# Sous une croûte qu’il lui est impos-

comme il arrive souvent, elle est gel sible de briser et par suite elle périt.

arac-

leur dent e les

'Ana-

à peu rein

vu de s plus

nord

leux, nada ador

irio, zuri-

de DAS des

de

Le tambourinage de la perdrix est un bruit familier à tous ceux qui fréquentent les bois. C'est une série de palpitations sourdes et rctentissantes produites par le battement rapide des ailes, et ce bruit a une intensité pénétrante qui fait qu'il est difficile de se rendre compte d'où il vient Les battements commencent lentement et augmentent en vitesse jusqu'à ce qu'au bout de peut-être cinq secondes ils se confondent et se perdent dans un bruissement confus. L'animal se pavane ordinairement sur un tronc d'arbre renversé lorsqu'il s'arrête pour tambouriner. Durant ce tambourinage, l'oiseau étale tous ses ornements— queue, crête et fraises et, bien que debout et immobile, ses ailes sc perdent dans un brouillard de mouvement. On explique de deux manières cet espèce de tambourinage, Soit par le frottement des ailes l'une contre l'autre au-dessus du dos, soit par leur battement sur les côtés du corps. L'effet peut être produit de l’une où de l'autre où d'aucune de ces façons. Le bruit produit par le battement des ailes au moment où l'oiseau prend son vol est de même nature sauf en intensité et en mesure, et le seul battement de l'air se mble suflire à produire cet effet, Le but de ce geste est évidemmant d'attirer la femelle comme la roue du paon où du dindon. C'est au printemps surtout que l'on entend ce roulement, mais il se produit plus où moins pendant tout l'été et encore plus fréquemment à l'automne. Che: la gelinotte huppée du Canada Bonasa umbellus logaia, il Se présente deux phases de coloration bien définies qui ne dépendent ni du sexe ni de la saison ni de la localité. IL. une certaine espèce qui est très rouge: un autre type rare a les huppes plutôt cuivrées que noires, la queue est remarquablement rouge et cette mue couleur se retrouve plus où moins sur les autres parties. Chez la gelinotte grise qui est peut-être la plus typique, la queue est manifestement grisce, il y a moins de rouge autre part et les huppes sont noires avec un faible éclat verdâtre. On rencontre toutes sortes de types intermédiaires.

Valeur économique. Comme cette espèce vit dans les bois on ne peut guère avoir à s'en plaindre et, à part son intérêt au point de vue sentimental et des plaisirs cynégétiques, elle n’a que peu d'importance économique,

GENRE--LAGopus. LAGOPÈDES,

Description générale. Le lagopède est un tétras plus septentrional et remarquable pour l'étonnante variation saisonnière de son plumage. En hiver il eat to it blanc; en été il est rayé de diverses teintes de rouge, brun et ocre, principalement de rouge, Ses pieds sont cmplumés jusqu'à l'extrémité des doigts et il fait régulièrement de longues Migrations, allant à pied sur la majeure partie de leur parcours mais volant queiquelois d'un point à un autre où pour traverser de grandes nappes d'eau comme Par exemple le détroit d'Hudson. Comme il lui reste même en été des taches irrégulières de blanc à son plumage et que son pied est toujours emplumé jusqu'aux doigts, il est impossible de ne pas le reconnaître I habite les régions poixires et se trouve tant sur l'ancien que sur le nouveau continent, De méme que bien d'autres oiseaux arctiques les lagopèdes sont très répandus au sud le long des chaînes de montagnes où l'altitude transporte le climat boréal aux latitudes moins élevées. La gelinotte rouge d'Écosse est un lagopède intéressant qui a perdu sa faculté d4 devenir blanc en hiver et, toute l'année, sa coloration estivale subsiste. Il ÿ en à deux espèces dans l'est du Canuda. En raison de la grande variabilité de cette « +pèce, les lagopèdes américains ont été div isés en un grand nombre de sous-espèces qui ne peuvent être distin- £utes que par un spécialiste pourvu de nombreux spécimens de COMPparalson, Au point de vue économique, le lagopède à peu d'importance sauf comme source d'alimentation pour les trappeurs, les chasseurs et les Prospecteurs de l'extrême nord.

301. Le Lagopède des saules. (WILLOW GROUSE, WILLOW PTARMIGAN). Lagopus lagopus. L, 15, Tout blanc en hiver, sauf la queue qui est tout à fait noire. En été il est presque uniformément rayé de noir sur tout le corps et de « verses teintes de brun, d’ocre, et de rouille. Ce peut être soit l'ocre

Traits distinchfs, En his r, c'est la tête toute blanche et l'absence de ligne noire à travers les Veux qui le distingue du lagopède des rochers. En été s& taille supérieure qui se distingus surtout Par la comparaison des becs le rend très facile à reconnaitre

Habitat tégions polaires, à travers tout le continent üéres de la civilisation.

MER Tee $ ; SOUS-ESPÈCES. La sous-Cspéce apparaissant dans la majeure partie du Canada est l'oiseau type. Une autre, le lagopède d'Allen L. à. all #1, se rencontre en Terre-Neuve.

. émise au sud en hiver jusqu'aux fror

302. Le Lagopède des rochers. (Rock PraRAIGAN). Lagopus rupestris. 1. 13. Tout blane en hiver sauf In quete qui est noire et une ligne à travers l'œil jusqu'à la naissance du bec. En été, il ressemble beaucoup à l'espèce précédente,

Traits distinctifs. En hiver, ligne noire des yeux. En té, on le ment celle du bec, comparée à celle du lagopède des saules.

Habitat. Régions polaires À travers tout le l'espèce précédente

SOUS-ESPÈCES. Trois sous-espèces de lagopèdes de rochers sont reconnues au Canada le lagopède de Reinhardt, L.r reinhardt, dans l'extrémité nord de l'Ungava: le lagopède de Welsh, L.r. welchi, en Terre Neuve: et la forme type, le lagopède arctique, dans les autres régions

305. Poule des prairies PRAIRIE CHICKEN, PINNATED GROUSE). T'ymphanuchus americanus, L. 18. Une gelinotte de ln méme taille que la gelinotte huppée, colorée avec des teintes de brun, d'ocre clair et de blanc, mais sans la longue queue en éventail, et dont la huppe souple est remplacée par quelques longues plumes droites et raides, dirigées de haut en bas au-dessus des épaules, Les rayures sur le ventre et la poitrine

sont nettes et distinctes et se continuent À travers le dos, puis sur les parties supérieures et inférieures,

reconnaît à sa taille, Particulière-

continent, en hiver habite un peu plus au nord que

Traits distinctifs. Les indications précitées distinguent facilement cette espèce de la gelinotte huppéc. On peut tout aussi facilement la distinguer de l'espèce suivante la gelinotte à queue aiguë— par sa poitrine rayée au lieu d'être recouverte de marques en forme de V, Les autres caractères distinetifs sont la présence de longues plumes raides sur les côtés du cou et la queue raide ne se terminant pas en pointe quand elle #st fermée.

SOUS-ESPÈCES Deux sous-espèces de poule

des prairies sont reconnues. Celle qui se rencontre au (

anada est la race type—la poule des prairies du Nord.

C'est la véritable poule des prairies qui fréquente les prairies de l'Ouest, bien que dans l’ouest du Canada, on donne vulgairement et improprement ce nom à l'espèce dont la description va suivre, Nous la faisons figurer ici seulement parce qu'on en a pris des spécimens dans le sud de l'Ontario qui semblent s'être répandus à partir du côté de Michigan de la rivière Détroit où elle était autrefois commune mais est devenue rare et restreinte à un ctit nombre d'endroits. D'après les souvenirs de la présente génération, dans certaines parties de l'Ouest elle a considérablement empiété sur le territoire de l'oiseau suivant qu'elle à fini par chasser.

Valeur économique. —Cet oiseau est trop rare dans l’est du Canada pour être étudié au long ici. Dans l'Ouest où elle est très répandue, son importance économique est considérable, mais elle n'est aucunement nuisible.

308. La Gelinotte à queue aiguë, (SHARP TAILED GROUSE) L. 17-50. Décorée de vagues dessins de couleur rouge blane supérieures, qui se transforment en rayures seulement sur les é d’un blanc pur. Sur la poitrine chaque plume est bordé de V qui se change en rayure vers le cou et en fines tache crème,

. Pedioecetes phasianellu ou crème sur les partie Paules; parties inférieures e d’un dessin foncé en forme S sur la gorge qui est de coule

Traits distinctifs. Les marques en V sur la poitrine et la pointe molle et qu'elle est fermée constituent des marques d'identification concluante Habitat. L'espèce est plus septentrionale et moins des prairies. Elle habite tout le continent au nord d mais ne se rencontre que par endroits isolés alors qu'il se trouve de vastes territoires où elle fait défaut ou ne se rencontre querarement. Elle vient irrégulièrement vers le sud à l'automne jusqu'aux

confins des terres cultivées. Dans les provinces de la Prairie elle s'avance au sud jusqu'aux frontières des Etats-Unis et au delà.

aiguë de la queue lorss et faciles à reconnaître.

nettement une poule de la plaine que la poule es terres actuellement cultivée dans l'Es

Page 1