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Bien que la elassifisation de cet ordre soit loin d'être satisfaisante et qu'elle doive probablement être revisée, c'est l'habitude américaine di diviser notre espèce en trois sousordres: Nu orhamphi, les vautours d'Amérique, qui sont différents de ceux de l'ancien mondi ; l'alcones, les oiseaux de proie diurnes: et Striges, les oiseaux de prolé nocturnes où hiboux.
Valeur économique. n'est peut-être pax d'oiseau plus connu et en méme temps plus mal compris d'une façon générale dans s rapports économiques. Tout le monde connaît les éperviers, les hiboux et lé aigles et leurs habitudes de carnivores, mais peu de gens se rendent compte que certains d'entre eux comptent parmi les meilleurs amis de l'hommi et que la manie de les tuer à première vue est désastreuse. Il y en a qui sont très malfaisants, mais c'est une très grave erreur au point de vu économique que de les condamner tous en bloc. Ceux de la premièri famille, les vautours, sont ces oiseaux repoussants mais ils sont précieux pour faire disparaître les déchets et il n'y a vraiment rien à redire à leur sujet. Quant aux deux autres divisions, les rapaces diurnes et nocturnes la différence de leurs habitudes donne lieu à beaucoup de malentendus Nous sommes heureux, en ce sens, de pouvoir donner une opinion basé sur des faits établis et non sur de simples théories. Le service biologiqu des Etats-Unis a fait une étude approfondie sur le régime d'alimentation des éperviers et hiboux d'Amérique et ses conclusions S'appuient sur l'examen de quelque 2,700 estomacs pris dans toutes les saisons de l'anné dans diverses parties des F'ats-Unis et du Canada. Toutes ces recherches accompagnées des témoignages qui en établissent l'authenticité sont publiées sous forme de rapport intitulé: “The Hawks and Owls of th United States’, par le Dr. A. K. Fisher! Bien que ce travail soit fait au Pays voisin pour son propre usage, toutes les espèces canadiennes sont étudiées et les résultats s'appliquent tout aussi bien au Canada qu'aux Etats-Unis. Comme certaines des espèces les moins malfaisantes n'apparaissent pas au Canada, les proportions ci-dessous devront être légèrement corrigées pour notre usage mais pas suffisamment pour modifier sensiblement les conclusions générales. Six seulement parmi les soixantetreize espèess étudiées sont malfaisantes, dont trois qui sont extrêmement rares au Canada et une ne mange que des poissons. Quant aux autres, 58 pour cent des estomacs examinés contenaient des souris et des petits mammifères, 27 pour cent des insectes, et seulement 34 pour cent des volailles ou oiseaux-gibiers. En divisant les rapaces de l’est du Canada, en plusieurs groupes, il se trouve que trois espèces sont bienfaisantes et absolument inoffensives: seize sont principalement bienfaisantes et font véritablement plus de bien que de mal: quatre font à peu près autant de bien que de mal: et six sont manifestement malfaisantes. Trois seulement de ces dernières sont assez communes pour qu'ons'en occupe, et deux seulement, l'épervier brun et l'épervier de Cooper, qui sont assez répandus dans les localités à population dense, pour qu'on se prémunisse contre eux. L'autorr à tête noire est une espèce plus septentrionale dont la distribulion s'étend au delà des régions habitées dans le nord. Il est difficile de déterminer ce qui peut être considéré comme un Juste milieu entre le bien et le mal que font ces oiseaux: la perte d'un poulet est une chose définie, facile à estimer, tandis que la disparition des souris et des insectes emportés
Voir aussi ‘The Hawks of the Canadian Prairie Provinces ; their relation to agriculture". Commission géologique du Canada, Bulletin du Musée, n 28, 1918
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Par Un oiseau de proie est un vague avantage difficile à vérifier où à apprécror,
SOUS-ORDRE- SARCORAMPHE VAUTOI RS D'AMÉRIQUI
Ce sous-ordre se compose de vautours d'Amérique, li “que 1x OHIT SV tématiquement très distinets de ceux de l'ancien mondi Une seule lamille est représentée au Canada, Cathartidae, Les busards. Les vautours © nourrissent de chair corrompue, recherchent la chair morte ct ne s'attaquent pas à une proie vivante à moins que celle-ci ne soit au dernier degré d'épuisement. Ils ne touchent ordinairement ri n que de la vi,’ ‘» en décomposition, L'on se figure ordinaire ment que c'est une question de choix, mais ce peut-être une nécessité, puisque leurs pieds ne sont pas COBSTTUÉS pour saisir la proie et leur bee est relativem nt faible, Hs sont done peut-être incapables de déchirer de grosses carcasses encore saines ct forcés d'attendre la décomposition qui rend la matière moins réfractaire,
FAMILLE —CATHARTIDAE, BUSARDS.
Description générale. Ce sont de grands Oiseaux, presque uniformément noirs de couleurs. Bee relativement long et moins fortem: at recourbé que chez les autres rapaces (figure 30 p.25). En ête et le haut du cou sont dépoarvus de plumage et ont une res ermblance superticielle avec ceux du dindon moins les caroncuies où excroissances verruqueuses. Pieds semblables à ceux du poulet plutôt qu'à ceux de l'épervier. Les griffes sont sans pointes et le pied dunx son ensembie n'est pus conformé pour saisir où retenir une proie
Habitat. Le vautour est essentiellement un oiseau des pays chauds. Ile pénètre duns l'est lu Cannda que sur les frontières les plus méridionales
On ne peut convenablement étudier les vautours au Canada. Dans les Etats du Sud ils sont plus communs et on peut les voir à chaque heure du jour planant haut dans les airs avec leurs ailes immobiles, fouillant la région de leurs veux télescopiques pour Y découvrir de la chair corrompue, Lorsqu'un animal meurt (ou même avant) ilest tout de suite aperçu et une forme noire vient du ciel s'abattre auprès de lui: celle-ci est bientôt suivie d'une autre et, dans peu de temps, un endroit où l'on ne voyait pas un
ul oiseau se trouve peuplé de ces rapaces S'arrachant cet infect repas lien que l'on constate à la dissection, e très puissantes narines, les vautours ne semblent pas être guidés ‘une façon appréciable par l'odorat. On reconnait par expérience qu'ils comptent sur la vue seule pour découviir leur nourriture. Le vol du vautour constitue l’un des phénomènes qui émerveille le physicien. Cet oiseau reste suspendu dans l'air où même élève à perte de vue sans aucun effort visible. Sur des ailes à demi étendues et immobiles il s'élève dans des spirales aseendantes, s'élevant toujours de plus en plus haut, et ensuite, toujours ea tournant, maintient “a position dans l'air pendant des heures À la fois, sans apparemment donner un seul coup d'aile, Plusieurs explications de ce phénomène ont été apportées mais aucune jusqu'à présent ne saurait être coneluante, ous n'avons au Canada qu'une seule espèce dont l'habitat soit régulier bien que limité. Il v en à une autre qui n'apparaît qu'à de rares inter-
valles,
Valeur économique. —Tes vautours ne sont pas des oiseaux de proie dans l'acception ordinaire de ce terme, car il ne tuent pas ce qu'il mangent mais se nourrissent entièrement de charognes. On les ä ACEUSÉS,
peut-être avec raison, de précipiter parfois la mort d'un animal, mais ils ne s'attaquent jamais à une proie qui n’est pas à la dernière phase de
Son eXitence, Cette espèce n'a que 0 d'importance économique au Canada, mais dans le Sud, du fait qu'elle fait disparaître les chaire corrompues est une bonne sauvegarde pour la santé des familles sans précuutions et dans bi n des endroit typique * ils sont Vigourousemnent protégés par La loi danx un but purement sanitaire
325. Le Vautour aura. (ronkKEY vULrURe runxi Y HUZZARD), Cathartes aura L. 30 Un oiseau tout noir! la tête et le cou sans plumage où, chez les jeunes, recouvert d'un duvet brun grisâtre sembl able à de la fourrure
Traits distinctif, Cette espéce ne aurait être confondue qu'avec la suivante, mais comm l'habitat de huque espèce au Canada est bien distinet iln'y nu gui re de danger que l'on se trompe La base du bec est d'un rouge vif chez l'adulte, et la tôte et le cou d'un rouge sombre. Les surfaces sous les ailes sont dépourvues d'éclat argenté
Indications sur le terrain. La tête et le cou sans plumes constituent la meilleure marque d'iden tification des vautours. On reconnaît cette espèce À la couleur rouge de ces Parties
Vid. Sur le sol, généralement dans un trone d'arbre creux.
Habitat, Presque toute l'Amérique septentrionale, au nord de lu fr tière canadienne, qu'il nm traverse, dans l'Est, qu'au sud de l'Ontario, El peut s'en introduire quelques-uns, plus où moir régulièreme , qui viennent du Manitoba
SOUS-ESPÈCES L'espèce qui occupe In najeure partie des Amériques du Nord et du Sud
est divisée en sous-espèces. Celle qui se présente dans le nord du Mexique est le busard du Nord Cathartes aura septentrionalis.
Valeur économique. Comme cette espèce se nourrit de chairs corrompues il n'y a rien à lui reprocher,
326, Le Vautour noir. (nLAcKk vuLrunRE) Catharista urubu. L. 24. Très soniblable au busard mais un peu plus petit
Traits distinetifs, On le distingue du précédent par le cou, la tête et la buse du bec qui sont blancs au lieu de rougss où roses.
Indications sur le terrain. L'aspect généralement noir de ln tôte sans plumes et l'éclat argent de la surface «ous les ailes permettent de reconnaître l'animal vivant, La queue est plus court: et l'oiseau paraît plus noir que chez le busard
Habitat. 11 est plus répandu dans l'Est que le L'sard. Régulièrement il vient du sud de la Virginie ot s'égare parfois À travers nos frontières dans les Provinces Maritimes.
Cet oiseau fréquente trop peu le Canada pour qu'on s'y arrête longu ment. On ne peut s'attendre à le rencontrer que par occasion dans le Provinces Maritimes, Î