‹ Les oiseaux de l'est du Canada [microforme]Chapitre 53 sur 102 · FAMILLE—BUTEONIDÆ. BUSES, MILANS, ÉPERVIERS, BUSARDS ET AIGLES · texte numérisé non relu

FAMILLE—BUTEONIDÆ. BUSES, MILANS, ÉPERVIERS, BUSARDS ET AIGLES

Description générale. La meilleure façon de décrire les éperviers, c'est que ce sont ni les faucon ni des orfraies

Traits distin/ifs. Ailes courtes arrondies et concaves sauf chez les milans et les busards, et leur vol est relativement lourd. Le bec (figure 33B, p. 25) est dépourvu des dents aiguës de chaque

Mi-

côté de ln pointe figure 34 p.25) qui caractérisent celui des fauvons, La pieds (partieulitretment eur La surfnce infériours Dont pas de corrugations dures et Hits DOUr retenir Une proie comme chez les orfraies où uigles pécheurs

issutité

Cette famille est composée d'un e rtuin nombre de genres bien curactérisés dont chacun est r lativement facile à reconnaitre Ces genres Comprennent la majorité de nos oiseaux de proie. Rien que véritablement rapaces de nature, ils n'ont pas l'esprit intrépide, l'udresse à l'attaque ou la robuste endurance des faucons vrais, et c'est pourquoi les anciens fau-

conniers les appeluient éperviers ignobles"”, GENRES —ŒLANOIDES ET Circus, MiLans er Busanps.

Les milans sont des oiseaux qui habitent le Sud et l'on n'en a Jamais pris qu'une espèce au Canada,

327. Le Milan à queue d'aronde. (SWALLOW2TAILED KITE), Elanoides fortientus L. 24. (Les plumes extérieures de la queue avancent de N pouces sur celles du milieu), Un épervie r plutôt petit, qui semble long en raison de [M longueur dé Mesure dos plumes extérieures de sa queue qui dépassent de S pouces celles du mili Ailes et queue d'un noir pur; tout le reste, y compris lu tête, les épaules et ln Partie supérieure du dos, est blanc. Cet oiseau est remarquablement coloré en blane et noir intenses; li queue profondément fourchue: il à Los ailes longues et pointues d'une hirondelle des granges: il n'est guère possible de confondre cette espèce avee une autre

Habitat. Régions tropicales et serni-tropicales de l'Amérique, \pparalt très rarement le long le notre frontièr ridionale, Cette ce est de toute beauté mais trop rare au Canada pour méri-

ter plus qu'une simple mention.

Valeur économique. Sa principale nourriture se compose d'insectes, de hmaces et de reptiles; il ne touche jamais aux Mammifères où aux oisCaUx.

331. Le Busard des marais. (MARSH HAWK), Cürcus hudsonius. L. 19 Planche XI B,.

Traits distinctifs. L'esptce se distingue par un cercle incomplètement garni de plumes autour des yeux qui rappelle un Peu ceux du hibou. L'adulte possède d'une façon générale les ( ouleurs de la mouette et les Jeunes sont caractérisés par des tons rouges chaud

Indications sur le ti rrain. Les meilleures indications sont la colorati: n générale et le croupion blane que l'on distingue très bien quand l'oiseau vole. Les longues ailes pointues et sa longue et

‘U te queue lui donnent la silhouette d'un faucon au vol, mais son r'ouvernent est entièrement Toy, cificrent

Nid. niche à terre sur un lieu sec des marais où dans un ch ump de foin

Habitat. Tous les Etats Unis et tout le Canada jusque près des régions polaires. Couve dans tout le Canada,

L'un des plus communs d'entre nos éperviers se rencontre presque partout dans l’est du Canada. Il fréquente les marais découverts, les prés et les champs; on peut le voir s'agitant de haut en bas, parcourant et oüillant le terrain comme un chien d> chasse bien dressé. Pendant un moment il voltige au-dessus de sa proie et S'abat dessus pour s'élever un instant après et se poser sur un poteau de clôture où autre élévation de cette nature afin de dévorer sa capture, Les jeunes ne sont pas sans méfiance, mais les adultes de couleur bleue comptent parmi les oiseaux les plus prudents et sont assez rarement atteints par le fusil du chasseur,

Valeur économique. Sur 116 estomacs qu'on a examinés, 7 contepaient des volailles ou oiseaux-gibiers: 34, d'autres oiseaux: 57, des souris: 22, d'autres mammifères: 7, des reptiles; 2, des grenouilles: 14, des inc etes; ct 1 des matières indéterminées. Done, sur 144 contenus alimentaires, 41

étaient nuisibles, 93 utiles et 10 indifférente. Sur les 41 aliments auxquels ON peut trouver à redire, 3 seulement étaient des oiseaux de basse-cour et le reste des oiseaux sauvages, se composant de 46 individus de valeur beaucoup moindre que les variétés domestiques. Les 99 souris et autres mammifères comprenaient environ 117 individus. Les insectes étaient surtout des locustes, des sauterelle set des coléoptèr N, La balance pe nehe évidemment en faveur de ectt espèce qui est incapable d'emporter des volailles, si ce n'est des jeunes, et seulement lorsque cellesci S'aventurent jusque dans leur habitat, Si l'on élève de: poules autour de la maison, elles sont pour ainsi dire parfaitement protégées contre cet oiseau. Comm

il fréquente les marais, les plaines herbeuses et les haies embroussaillées. c'est l'ennemi naturel des souris des champs, et il contribue probablement plus que toute autre influence naturelle à réduire comme il convient li nombre de ces rongeurs.

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