GENRES —ACCIPITER ET ASTUR. ACCIPITRES, ÉPERVIERS AUX COURTES AILES
Description générale.—Éperviers à ailes courtes et arrondis et à longue queue
Les accipitridés sont des oiseaux des bois qui voltigent autour du sommet des arbres ou sur les lisières des bois: ils n'ont pas l'habitude de s'élever très haut dans les airs. I prennent leur proie par surprise et attaquent vivement plutôt qu'après une longue poursuite. Leurs courtes les et leur longue queue qui leur permettent de prendre de rapides élans de vitesse ct de faire de brusques évolutions, S'adaptent bien à ces manœuvres mais ne se prêtent pas à un effort soutenu.
Valeur économique. Ce sont les seules espèces communes d'éperviers canadiens qui peuvent être tant soit peu utiles. HS Sont pleins de vie et d'activité, et bien qu'ils n'aient pas la force et l'endurance des faucons vrais. ils font en réalité beaucoup plus de tort que leurs plus grands et plus puissants congénères. C'est d'après cet oiseau que l’on donne vulgairement le nom de “Chicken Hawk” à tous les petits éperviers. [IS ne mangent jamais de ehair corrompue, ne cherchant toujours que la viande fraîche, et ne reviennent presque jamais À un proie déjà en partie dévorée. Heureusement les deux espèces les plus communes sont les plus petites, ee qui réduit d'autant le tort qu'ils peuvent faire. Le seul gros et puissant oise de ce groupe est l'Autour, mais il est moins répandu et, sauf au cours di certains hivers, il se rencontre rarement dans les parties les plus habitées du sud du Canada.
2. L'Épervier brun. (SHARP-SHINNED HAWK). Accipiter velox. L, 11.25. Plan-
Traits distinctifs. En rè gle générale, c'est par la taillé que l'on distingue l'épervier brun de tous les autres, sauf du faucon épervier, mais on ne le confondra pus avec celui-ci car il ne possède aucune ment les caractéristiques du faucon. Une forte femelle est à peu près de la taille d'un petit épervier de Cooper mâle dont elle est une parfaite miniature comme coloration. diffère de cette espi par la queue qui est rectangulaire au lieu d'être arrondie: quand elle est fermée, les plumes ext rieures sont tout aussi longues que les intérieures au lieu d'être manifestement plus courtes. Li tarse est relativement plus mince et plus élancé, une différence très perceptible quand on compure les spécimens
Indications sur le terrain. Leurs ailes courtes et arrondies, k ir longue queue et leur vol pa Coups rapides et uniformes, et leurs courtes envolé deront à reconnaître cette espèce comm un accipitridé. Sa queue rectangulaire au liou d'arrondie facilitera son identification d'ax
l'épervier de Cooper, mais c'est la taille qui constitue la principale différence.
D + TT ET Eee
Vid. Sur les arbres, ordinairement des conifères à une hauteur de 10 à 40 pieds
Habitat. Presque toute l'Amérique du Nord, probablement jusqu'aux limites es au nord. Dans l'est du Canada, il se reproduit partout, sauf dans la partie lu plus e la région inférieure des grands lacs
des régions tuéridionale
C'est l'un des plus petits éperviers que nous ayons. Il n'a pas la virueur soutenue où la persistance des “faune na nobles” mais il est actif et
aile. Il attaque sa proie avec fureur nm 4 fui rarement à la charge
et n'attaque presque jamais sa proie & 10 comme le toit Les ‘oiseau de pr 1e nobles”, Valeur économique. C'est cette uinêce qui auriit dû s'appeler le
faucon épervier au lieu du petit faucon a us nn à assigné ce nom. C'est un parent rapproché de celui-ci et c'est le représentant américain du fauconépervier d'Europe, lequel est aussi un accipitridé. Le nom de “Sparrow Hawk” lui conviendrait très bien puisqu'il se nourrit surtout de moineaux etautres petits oiseaux.
Sur 107 estomacs examinés, 6 contenaient des volailles où des oiseaux gihiers; 99, d'autres oiseaux: 6, des souris, et 5, des insectes. Cela nous donne 105 aliments qui condamnent l'oiseau contre 11 qui le font utile Les souris ne se composaient pas de plus de 9 individus, mais les petits oiseaux se chiffraient à 115, dont la taille variait entre celle du roitelet et celle de la tourterelle, C’est un fort argument contre cette espèce qui autrement est très intéressante, Un bon point qu'on peut relever en faveur de ce petit épervier c'est qu'il est friand des moineaux domestiques et qu'il en supprime des compagnies aux abords des petites villes. La pointe Pelée sur le lac Ontario, est un endroit favori de cet épervier et, tous les ans, il ya de grands nombres de grives, vireos, Moineaux ct autres petits oiseaux qui tombent victimes de ces entreprenants petits maraudeurs.
L'Épervier de 200per. (COOPER'S HAWK). Accipiler cooperi, L, 15.50.
Sembible à l'épervier brun mais plus gros,
Traits distinctifs. Un petit épervier de Cooper male peut se rapprocher beaucoup comme taille ne forte femelle de l'épervier brun, et une forte femelle de la même espèce peut ressembler à autour mâle. L'épervier de Cooper peut être distingué de l'épervier brun par sa queue ndie au lieu de rectangulaire et par son tarse relativement plus court et plus épais. Il ne possède à aucun âge la coloration de l'autour, mais chez les tout jeunes, les plumages se ressemblent beau- La meilleure indication pour les distinguer c'est le plumage du tarse: il Y en a environ un tiers vêtu chez l'épervier de Cooper, et la moitié chez l'autour. Le plumage des jeunes peut aussi ressembler à celui de la buse à Manteau roux (voir cet oiseau), Il peut aussi être pris facilement pour le jeune de la buse de Pensylvanie, mais il a les quatre premières primaires au lieu des trois Phnures extérieures brusquement rétrécies où émargées,.
ar
Cations sur le terrain. On le reconnaît d'abord à sa taille et sa silhouette d'accipitre. Sa rondie au lieu de rectangulaire aidra à le distinguer d'avec l'épervier brun. La coloration ultes est la seule indication sur le terrain, outre la taille, pour le différencier d'avec l'autour. Val. I niche sur les arbres à peu près comme l'épervier brun, mius rarement sur des conifères, Habitat. Depuis les frontières septentrionales des régions habitées en allant au sud à travers
les Etats-Unis
C’est uneespèce même plus malfaisante que l'épervier brun, puisque à plus forte taille lui donne plus de puissance et plus de moyens de nuire, \vee presque autant d'activité il poursuit une plus grosse proie et peut tres bien emporter un poulet de taille ordinaire. Il s'attaque rarement à nc poule adulte, à moins que celle-ci ne soit faible.
Valeur économique. Sur 94 estomaes examinés, 34 contenaient des valulles où des oiseaux-gibiers: 52, d'autres oiseaux; 11, des mammifères ; l, une grenouille: 3, des lézards; et 2, des insectes. Les mammifère se 79675—9
composaient d'animaux rongeurs, Ja plupart malfaisants, mais il y avait cependant un écureuil gris, Cela fait un total de 87 aliments qui condamnent l'espèce, 12 en sa faveur, et 4 indifférents. Comme c’est un épervier relativement commun dans un grand nombre des régions habitées du pay: c'est certainement une menace et il est, en bonne partie, cause de la mau. vaise réputation de tout cet ordre d'oiseaux,
334 L'Autour à tête noire. (AMERICAN GOSHAWK). Astur atricapillus. L, 22 Planche XII B,
Traits distinctifs. Les adultes, avec leur coloration Caractéristique bleu ardoisé et fin ment vermiculaire, ne peuvent être confondus avec aucun autre oiseau d'Amériqu Les jeunes cependant sont très semblables aux autres jeunes accipitres et souvent un jeune mâl aura presque la même taille qu'une forte femelle de l'épervier de Cooper. Dans un pareil cas, pourra les distinguer par le tarse qui est revêtu de plumes sur la moitié au lieu du tiers de + longueur et par la légère teinte de chamois sur le blanc des parties inférieures de cette espèce.
Indications sur le terrain. Les adultes se distinguent par leur coloration. Les jeunes se recor naissent à leur taille et leurs silhouettes d'accipitres avec une longue queue et des ailes courtes : arrondies.
Nid. Sur les arbres.
Habitat. I couve sur tout le continent dans les limites des régions habitées. Les mouvement migratoires sont ordinairement de peu d'étendue, bien qu'il visite parfois nos frontières méridis nales en nombre considérable. De même que dans le cas du harfang, ces bandes se composer surtout d'individus adultes, bien que, normalement, les jeunes soient! beaucoup plus commur au sud de la région où ils se reproduisent, Ilest probable que ces envolées occasionnelles sont causé: par une disette périodique de lapins dans leurs habitats usuels.
SOUS-ESPÈCES. L'autour à tête noire est divisé en deux sous-espèces, mais la forme typiqui seulement—l'autour de l'Est —se rencontre dans l'est du Canaua,.
C'est le représentant américain de l’autour d'Europe où “Goo Hawk”, désignation qui semble avoir été son nom primitif, C'était le seul épervier aux courtes ailes qui servait régulièrement dans l'ancienne fauconnerie. On lui faisait chasser les lièvres, les perdrix, et ce genre de gibier di terre, que sa longue queue et ses courtes ailes lui permettait de suivre à travers les détours brusques et enchevêtré.… tandis que sa taille lui permettait de tuer du gros gibier, On ne le considérait pas cependant comm: un oiseau chasseur de haut vol. parce qu'il n'avait pas la vigueur et l’énergi des faucons aux longues ailes et sa chasse n’excitait pas le même intérêt que les oiseaux de proie nobles”.
Valeur économique. Heureusement, cet oiseau n’est qu'un hôte irrégulier dans nos régions les moins habitées. Autrement il serait un: menace sérieuse pour les basses-cours. Sur 20 estomacs examinés, 9 contenaient des volailles ou oises ux-gibiers; 2, d'autres oiseaux; 10, des mammifères; 3, des insectes: et 1, un mille pattes. Sur les 10 mammifères, 3 étaient des lapins et 1 un écureuil gris, deux espèces que l’on peut considérer comme utiles. Cela nous donne un total de 15 aliments qui condamnent l'oiseau, 15 en sa faveur et l'quiest indifférent. Il n'y à aucun doute que cette espèce est plutôt malfaisante. Sa taille Jui donne assez «li puissance pour enlever un poulet et même une poule, et elle fait de la gelinotte du Canada sa nourriture favorite. Bien que le véritable habitat de l’épervier À tête noire soit dans les forêts les plus septentrionales sur les lisières des terres cultivées, lorsqu'une fois ils s’établissent au voisinag d'une ferme, on peut s'attendre à leur visite tous les jours. Ils fondent subitement, au-dessus ou autour des bâtiments, sur un troupeau de volaille, saisissent leur victime et l’emportent avant que le fermier ait le temps la protéger.
avait ineni relapar mat-
nent ridio Dsen mur usé:
piqui
GENRES—RurEo Er ARCHIBUTEO. BUSES VRAIES
Description générale. Eperviers lement bâtis, de taille movenne ou forte, le bee dépourvu de dents (figure 33B, p. 25). Les ailes sont plutôt courtes et arrondies et la queue longue et ample qui s'étale en un grand derni-cercle, Le genre Buteo à le turse nu mais l'Archibuteo est emplumé jusqu'à la base des doigts.
Indications sur le terrain. L'arrondissement des ailes et la largeur, l'ampleur de la queue cons tituent les meilleurs signes pour reconnaître les buses.
Ce sont les buses vraies. Le busard d'Amérique (Turkey Vulture) est quelquefois improprement appelé buse dans le Sud. Les buses n'ont pas tout l'élan, la rapidité et la vigueur soit des faucons soit des accipitres: elles sont moins agiles, moins rusées et ne chassent que le petit gibier. Ce son’ les éperviers de haut vol de la saison d'été, on peut les voir tourner en corcles dans les régions supérieures, mais c'est assez rare qu'ils se précipitent autour de fourrés comme les agiles accipitres. Si l’on excepte la buse de Pensylvanie, leur habitat caractéristique est le plein air, bien qu'ils fassent leur nid habituellement dans la forêt.
Valeur économique. D'une façon générale, le fait qu'ils mangent les souris et les insectes fait plus que compenser le tort incontestable que font certains individus de quelques espèces. Bien que les buses comprennent quelques-uns de nos plus grands éperviers, le tort qu'ils font n’est pas du tout comparable à celui qu’on peut attribuer aux plus petits accipitres. De fait, la plus grande espèce de ce groupe, la buse pattue, est la plus inoffensive. Ces oiseaux se nourrissent principalement de souris, d'autre petits mammifères, de reptiles et d'insectes; et la taille d’un bon nombre de ces bêtes nuisibles est un témoignage du bien qu'ils font sur une très grande écheile.
SE EA Buse à queue rousse. (RED-TAILED HAWK). Buteo borealis. L, 20, Planche », A.
Traits distinctifs. C'est notre plus grand épervier commun: on le distingue ordinairement de tous les autres par sa taille. La buse pattue qui est de taille égale ou plus forte peut être dis-
tinguée facilement par son tarse emplumé. 1 ge queue rouge est un signe distinctif chez l'adulte. Les jeunes ne varient que très peu ‘ buses à manteau rouge du même âge mais plus gros. A part cela, la différence la plus tre les deux c'est l'absence de rouge chez cette espèce sur les épaules ou sur les couvert: ‘ures des ailes et la présence d'une surface
à peu près circulaire, sans taches, sur la poitrin
Indications sur le terrain. On peut spécifiquement reconnaître les adultes sur le terrain par leur queue rouge, et tous les âges, génériquement par le profil, propre aux buses, des courtes ailes et de la large et ample queue arrondie. Les jeunes seulement peuvent être pris pour des buses À Manteau roux, et c'est probablement par leur poitrine blanche et leur cri qu'on peut mieux les distinguer de celle-ci. Le chant de la buse à manteau roux est identique à ©. ‘ains cris du geai huppé. Les notes de celle-là sont semblables mais il Y à une assez forte différence dans le timbre et dans l'exécution pour les reconnaître quand une fois on les a entendues.
Habitat. L'est de l'Amérique du Nord jusque près de la limite des régions boisées. Couve au Canada partout où il se trouve.
SOUS-ESPÈCES. La buse À queue rousse est représentée au Canada par plusieurs sousespèces mais on ne trouve guère dans l'Est, que la forme typique, la buse à manteau rouge de l'Est
Nid. Sur les hautes branches des arbres dans les grandes régions boisées.
La buse à queue rousse est un épervier timide et prudent. On la voit plutôt planer en grands cercles dans les régions élevées que près du sol. Elle exige pendant l'été des bois plus grands et plus sauvages que la buse à manteau rouge, bien que, comme cette autre espèce, elle chasse dans la contrée découverte du voisinage.
Valeur économique. Ce grand et magnifique oiseau occupe une position discutable au point de vue de son utilité et cela dépend tellement des conditions locales et des caractéristiques personnelles de l'individu qu’on ne peut
guère arriver, à son sujet, à une conclusion certaine et définitive, Sur 473 estomacs examinés, 54 contenaient des volailles ou oiseaux-gibiers: 51, d'autres oiseaux: 278, des souris; 131, d’autres mammifères; 37, des batraciens ou reptiles; 47, des insectes: S, des écrevisses: ji, un mille-pattes: et 13, des restes. Parmi les autres mammifères, 16 étaient des lapins ou des écureuils gris. Cela nous donne environ 121 aliments qui condamnent l'oiseau ct 464 en sa faveur et il y en a 8 qui peuvent être considérés comme indifférents à part les 13 qui se composent de restes qui ne peuvent être comptés que comme favorables. Il faut aussi se rappeler ex etudiant ces aliments que ceux de ces oiseaux qui se rapprochent le plus des fermes sont les plus exposés à se faire tirer et se faire examiner l'estomac. Il Y à ainsi une certaine sélection défavorable contre l'ensemble de l'espèce dans le choix des témoignages.
D'une façon générale cette espèce est extrêmement utile et fait beaucoup plus de bien que de mal. Certains individus, cependant, prennent souvent l'habitude de visiter régulièrement la basse-cour. Ce sont presque toujours de jeunes oiseaux de l’année à la recherche d'une proie facile. Les vieux oiseaux sont ordinairemer : trop prudents pour s'aventurer ainsi. I] est évident que ces individus devraient être éliminés le plus tôt possible, mais on ne peut certainement pas soutenir qu'une espèce généralement util> devrait être systématiquement persécutée en raison des méfaits dn quelquesuns. En économie ornithologique c’est une bonne règle à suivre, quand les témoignages sont à peu près également divisés, que d'accorder à l'oiseau le bénéfice du doute.
339. La Buse à . santeau TOUX. (RED SHOULDERED HAWK, CHICKEN HAWK), Buteo lineatus. L, 18. : Planche XIIIB.
Traits distinctifs. Parties inférieures rougeâtres des adultes. Le plumage des jeunes peut être semblable à celui de la buse À queue rouge, mais leur plus petite taille et la présence d'au moina une indication de teinte rougeâtre sur les énaules ou les couvertures et les mouchetures au milieu de la poitrine faciliteront la distinction.
Indications sur le terrain. Avec se. fil Caractéristique de buse et ses habitudes, elle n'est guère susceptible d'être confondue avec aucune espèce autre que la buse à queue rouge. L'absence de queue rouge et ia teinte rougeñâtre des parties inférieures feront reconnaître les adultes. Pour ce qui est des jeunes, le chant et la taille sont probablement les indications les plus sûres. Le chant de cette espèce ressemble tellement à certains cris du geai huppé qu'on ne peut les différencier qu'avec difficulté, Les cris aigus de la buse à queue rouge sont de même nature inais très faciles à distinguer.
Nid. Sur les arbres, À une hauteur de 35 à 75 pieds Ae terre.
Habitat. Dans tout l'est de l'Amérique du Nord jusqu'aux limites des régions habitées. Couve partout où on la trouve au Canada.
SOUS-ESPÈCES. On reconnaît plusieurs sous-espèces de Ja buse à manteau roux mais une seule, l'oiseau type, la buse à manteau roux de l'Est se rencontre dans l'est du Canada.
C’est probablement l'épervier le plus répandu de l’est du Canada. Elle à les mêmes habitudes que la buse à queue rouge, sauf qu'elle ne recherche pas les bois profonds pour y faire son nid, au'elle Pourra construire dans n'importe quel petit bois, quelquefois à une surprenante proximité des habitations.
Valeur économique. Cette espèce est, dans le fond, très semblable, quant a son régine alimentaire, à la buse À queue rouge, mais comme eue est plus petite et plus légère ehe peut faire proportionnellement moins de tort, tandis que les services qu'elle peut rendre sont à peu près sans mélange, Sur 206 estomacs examinés, 3 contenaient de la volaille; 12, d’autres oiseaux : 102, des souris; 40, d'autres mammifères; 20, des reptiles: 30, des batraciens (grenouilles, ete.) ; 92, des insectes: 16, des araignées; 7, des écrevisses : 1, un
ver de terre; 2, des restes de table; et 3, du poisson. On peut ainsi voir
re
que sa nourriture est très variée. Il est difficile d'établir si les musaraignes, grenouilles, reptiles et araignées doivent être comptés comme condamnant l'espèce, mais le grand nombre de souris et d'insectes contre 3 aliments se composant de volailles et 12 d'oiseaux, suffit évidemment à exonérer cette espèce de l'accusation de faire beaucoup de tort.
342, La Buse de Swainson. (sw AINSON'S HAWK). Buteo swainsoni ls 20:74 peu près de la même taille que la buse À manteau rouge. Elle peut se présenter sous une phase soit presque noire, soit plus claire, soit entre les deux. Le plumage clair caraetéristique laisse voir un dos, une tête et des parties supérieures uniformément brins, des parties inférieures blanches avec une bande lie de vin sur la poitrine et de légères indications de bandes de même couleur sur les flancs,
Traits distinrtifs. Beaucoup d'oiseaux ont l'extrémité de leurs primaires réduit comme si on avait taillé le bord avec un canif. Chez cette espèce, les trois primaire « extérieures
sont ainsi atténuées où émargées. Chez la buse à manteau roux avec laquelle on pourrait confondre ‘ertains plumages, quatre des Primaires sont ainsi émargées.
Habitat. Les provinces de la prairie et les régions À l'ouest. Au nord jusqu'aux régions polaires s'aventurant quelquefois jusqu'aux grands lacs des régions inférieures.
L'espèce n'apparaît dans l'Est que comme vagabond provenant de l'Ouest; il faudra beaveoup de précaution pour l'identifier. Bien que ce soit un oiseau de proie, il ressemble trop aux espèces précédentes et se voit trop rarement pour mériter une description détaillée.
en largeur
343. La Buse de Pensylvanie, (BRoAD-WINGED HAWK). Buteo 15-89. La plus petite de nos buses. Adulte: brun aux parties supérieur rieures toutes rayées de brun rougeâtre et de blane d'une façon plutôt irrég hrs supérieures brunes plus où moins tachetées de blane: aux parties inf lanches et brunes sur la poitrine jusqu'à la gorge, et ravures sur les fl
Traits distinctifs. Les jeunes de cette espèce se distiaguent des jeunes buses à manteau roux par leur taille, L'espèce se reconnaîtra tant d'avec celle-ci que d'avec l'épervier de Cooper avec lequel elle peut aussi être confondue, par ses trois primaires atténuées ou émargées au lieu de uatre.
Indications sur le terrain. La taille, la coloration générale des aduites, e ressemblant au grincement prolongé que fait la charnière rouillée bons signes pour la reconnaître,
Nid. Sur les arbres, à une hauteur de 25 à 70 pieds.
Habitat. L'est de l'Amérique du Nord jusqu’ endroits dans l'est du Canada, dans toutes les } très loin au sud dans la vallée du Mississipi.
N'habite que certains endroits et préfère les régions les plus sauvages. Valeur économique. Sur 57 estomaes examinés, 2 contenaient des petits oiseaux; 15, des souris: 13, d'autres mammifères; 11, des reptiles: 13, des batraciens (grenouilles, ete ); 30, des insectes: 2, des vers de terre: 4, des écrevissé Sans pousser plus loin l'examen, ces données sont suffisantes pour exonérer cette espèce de tout blâme.
347a. La Buse pattue d'Amérique. (ROUGH-LEGGED HAWK). sancti-johannis. L, 22. Le plus grand de nos véritables éperviers. Il se présente sous deux phases: l’une toute foncée, presque noire, et l’autre claire, d'une variété presque infinie de nuances et de dessins; il y a aussi toutes les phases intermédiaires, La forme la plus commune a les parties supérieures brunes plus où moins mêlées de jaune d’ocre, particulèrement autour de la tête, et les Parties inférieures jaune d'ocre avec bande foncée sur l'abdomen et des rayures sur la poitrine et la gorge. C'est à cause du tarse emplumé
jusqu'aux doigts que cet oiseau est ainsi nommé, et C’est Là un trait Caractéristique du genre,
platypterus.
es, parties inféulière. Jeunes:
érieures, bandes ancs et les pattes
t son cri allonge, aigu, d'une porte de grange, sont de
aux limites des régions habitées Couve par srties de l'Ontariy sauf les pius méridionales et
Archibuteo lagopus
Traits distinctifs. On la distingue par sa forte taille et son tarse emplumé jusqu'à la base des doigts.
Indications sur le terrain. Forte taille, larges amas noirs blanche à le base (le croupion n'est pas blanc) et taches noires t de l'aile.
Nid. Dans l'extrême nord, elle niche À terre sur les banes rocheux ou sur les arbres,
Habitat. Habite, en tant qu'espèce, les parties du nord de l'hémisphère boréal. Le représen-
tant américain se rencontre depuis le Mexique jusqu'aux régions polaires. Couve dans les terrains incultes ou du voisinage.
sur les parties inférieures, queue rès visibles sur la surface inférieure
SOUS-ESPÈCES. La buse pattue est représentée dans l'ancien et le nouvoau continent par deux sous-espèces. Celle qui est propre À l'Amérique est la buse pattue d'Amérique À, L. sancti- Johannis et se distingue de celle d'Europe et d'Asie Par sa couleur légèrement plus pâle et la plus grande rareté, chez cette espèce, de la phase noire,
Ce grand épervier n’est que passager dans les régions habitées du ( ‘anada et les terres incultes du nord. C’est un oiseau des grands marais et on peut le voir voltiger au-dessus des prés jusqu'à une heure avancée de ln nuit à peu près comme le busard des marais. On le voit ordinairement, cependant, dans les hautes régions, faire de nombreuses évolutions en cercles interrompus par des pauses pour retrouver son chemin vers les lieux de nidification. En raison du dichroïsme de l'espèce il faut s'attendre à trouver chez elle une variété infinie de plumages.
Valeur économique. Bien que ce soit notre plus grand épervier, c'est l'oiseau le moins malfaisant. Sur 47 estomacs examinés, 40 contenaient des souris; 5, d'autres mammifères: 1, un lézard; 1, était vide. Un pareil résultat suffit pour condamner la destruction générale des éperviers. Les pieds de la buse pattue sont faibles et in ‘apables de retenir une grosse proie; c’est donc un épervier chasseur de souris par excellence, Il se nourrit également de sauterelles et l'on sait qu'ils ont largement contribué à supprimer les féaux occasionnés par ces insectes destructeurs.