SOUS-CLASSE— CARINAT^. OISEAUX Â BRÉCHET
Les oiseaux modernes sans dents sont divisés en deux sous-classes : les Ratitœ, ou oiseaux sans bréchet, et les Carinatœ ou oiseaux à bréchet. Les Ratiiœ, comprennent les autruches et les émeus qui sont dépourvus de bréchet au sternum où s'attachent les muscles des ailes, et qui ne volent pas. Il ne s'en trouve pas dans l'Amérique du Nord; c'est pourquoi il n'en est pas question ici, le terme sternum à bréchet se rapporte à la projection élevée, mince, semblable à la quille d'un bateau qui part du milieu du sternum, et à laquelle s'attachent les muscles puissants de la poitrine et des ailes.
Les oiseaux à bréchet (sous-classe des Carinatœ) se divisent en plusieurs ordres qui sont traités suivant la succession adoptée par l'Union des Ornithologistes américains.
Ordre — Pygopodes. Oiseaux Flotteurs.
Description générale. Les plongeurs, ainsi que le nom l'implique sont des oiseaux organisés pour des intentions qui les appellent sous l'eau. L'articulation de la hanche est située très en arrière sur le corps et le mécanisme de la jambe est plus propre à nager qu'à marcher. Le tarse, la partie visible de la jambe, est très aplati (figure 2, p. 19) et les orteils sont ou partiellement (fig. 13, p. 21) ou complètement (fig. 2 et 6, p. 19 et 20) palmés. Les ailes sont petites en comparaison de la taille du corps. li bec est droit et généralement effilé, modérément long, mais quelquefois, aplati et profond, comme dans les cas des pin-
fouins et des macareux; dans cette dernière espèce cette spécialisation atteint son plus aut développement dans l'ordre.
Traits distirvctifa. Orteils, trois ou quatre, entièrement ou partiellement palmés; tarse aplati, queue peu marquée ou petite.
Indications sur le terrain. Ailes et queue petites; becs droits, étroits, différents' du bec de canard. Les plongeurs ressemblent superficiellement aux canards, mais là où les canards prendraient leur vol les plongeurs plongent.
Nid. Dans le voisinage immédiat de l'eau, sur les rives couvertes de roseaux ou les arêtes rocheuses, ou encore dans les crevasses et les trous du sol.
Comme conséquence de la construction particulière de la jambe, le corps est obligé de se tenir très droit quand l'oiseau est sur terre, il marche alors avec difiBculté. Bien plus, certaines espèces sont presque sans force sur le sol et ne peuvent s'élever dans l'air à moins d'être sur l'eau, ou sur \m terraîn escarpé, ou encore contre un vent contraire très fort. Ils nagent et plongent avec facilité, et, bien que les ailes soient petites en comparaison de la taille du corps, une fois qu'ils ont pris leur essor ils volent avec de rapides battements d'ailes, avec vitesse et vigueur, en ligne droite ou par de longues courbes sans évolution ni manœuvres.