‹ Les oiseaux de l'est du CanadaChapitre 41 sur 47 · SOUS-ORDRE— CLAMATORES. OISEAUX CRIARDS · texte numérisé non relu

SOUS-ORDRE— CLAMATORES. OISEAUX CRIARDS

Ce sous-ordre est constitué sur une base de structure anatomique. Le nom anglais «Songless» — on les appelle en français «Criards» — n'implique pas qu'Ds sont silencieux, mais que leur chant est moins harmonieux que celui des chanteurs et leur larynx moins spécialement développé. Une seule famille de ce sous-ordre apparaît au Canada, les Tyrannidés ou Moucherolles.

FAMILLE TYRANNID^. MOUCHEROLLES.

Description gérUrale. II est très facile, parmi les oiseaux canadiens, de reconnaître les moucheroUes à leur bec (figiu^ 42, p. 27) qui est relativement long, un peu aplati et élargi à la base, plus large que haut et légèrement recourbé à son extrémité.

Indications sur le terrain. Facile à reconnaître à l'état vivant par ses habitudes et ses attitudes caractéristiques avec lesquelles un observateur attentif arrive à se familiariser. Quand ils perchent ils se posent ordinairement dans une attitude verticale et restent immobiles sauf à s'ébranler parfois par un coup de queue. S'ils voient passer un insecte ils s'élancent et l'attrappent au vol d'un mouvement et d'un coup de bec rapide.

C'est l'une des familles les plus difficiles à identifier au point de vue de l'espèce. Certains moucherolles sont nettement caractérisés, mais, parmi les plus communs, il y a plusieurs espèces qui se ressemblent au point d'intriguer un ornithologiste expérimenté quand ils sont silencieux ou hors de leur habitat normal. Pour les identifier à l'état vivant il faut bien tenir compte de leur chant. Le chant de l'oiseau et le type d'habitat où on le trouve sont de bonnes indications pour le différencier quand il s'agit des espèces les plus embarrassantes.

Valeur économique. Ils se nourrissent presque entièrement d'insectes attrapés au vol, leur large bec se prêtant très bien à ce genre de capture. Comme ils prennent la majeure partie de leur nourriture dans l'air non loin du sol, ils attrapent des variétés d'insectes que ne prennent pas les autres oiseaux. Les espèces trouvés dans leurs estomacs se composent de coléoptères, mouches, guêpes, tipules, foiu-mis, sauterelles, teignes des tentes et mites. De fait, ils s'attaquent à presque toutes les espèces d'insectes nuisibles et doivent être classés parmi les oiseaux très utiles.

Genre — Muscivora. Moucher elle à queue en ciseaux.

443. Le Moucherolle à queue en ciseaux, (scissoh-tailed ixtcatchek). Muscivora forficata. L, 13 (à peu près). (Queue, 9). Ce moucherolle est im visiteur occasionnel à l'intérieur de nos frontières, venant de l'Amérique sous-tropicale. Il est impossible de ne pas reconnaître cet oiseau: il est à peu près de la taille du moucherolle de la Caroline, de couleur cendré clair, avec les ailes plus foncées, la calotte écarlate ou orangée, même couleur sous le sailes, et avec une queue longue de 8 à 9 pouces, fendue à une profondeur de 6 pouces ou davantage, laquelle lorsque l'oiseau est au repos, s'ouvre et se referme comme une paire de ciseaux. Chose assez curieuse, l'un des meilleurs spécimens reconnus authentiques que nous ayons à notre disposition provient de York Factory, sur la baie d'Hudson. En présence d'un pareil spécimen de cette provenance, il est difficile d'affirmer positivement quelle espèce peut ou ne peut pas se trouver au Canada.

Genre — Tyrannus. Moucherolles de la Caroline.

444. Le Moucherolle de la Caroline, le tritri. (kinobird, bee martin) . Tyrannus tyrannus. L, 8-51. Planche XXII B.

Traits distinctifs. Coloration noire et blanche; la tache orangée de la couronne apparaît dans des moments d'excitation, et la queue noire visiblement terminée de blanc comme si on l'eût trempée dans de la peinture blanche.

Indications sur le terrain. Facile à reconnaitre à l'état vivant au moyen des marques précitées. La couronne orangée cependant se voit rarement. A l'état vivant, la tête et la queue semblent être d'un noir mat en opposition vive avec le blanc des parties inférieures.

Nid. Sur les arbres, de 5 à 40 pieds au-dessus du sol; le nid est une jolie structure composée de tiges, d'herbes, et de débris végétaux, tapissée de duvet végétal, de radicelles et de fines herbes. Le fait que cet oiseau vient souvent nicher dans les vergers et non loin des terres à culture est beaucoup en sa faveur.

Habitat. L'Amérique du Nord vers le nord jusqu'aux limites des bois. Couve au Canada partout où il se trouve.

Le moucherolle de la Caroline est une espèce familière que l'on voit autour de nos maisons et de nos vergers, et la présence d'un couple venant nicher dans le voisinage est l'une des meilleures garanties contre les dégâts des éperviers ou des corbeaux. Ces oiseaux ne se montrent pas aux abords de son nid sans être vigoureusement poursuivis. Ce moucherolle se met à la poursuite des intrus avec une énergie qui étonne chez un oiseau si petit et si faible. Il ne peut pas leur faire grand mal, mais il sait les repousser et ses hauts cris annoncent de loin qu'il faut se méfier. Grâce à sa petite taille et à ses mouvements agiles dans l'air il peut attaquer un gros oiseau de tous côtés et se mettre en garde contre tout oiseau plus fort et moins agile.

Valeur économique. Le nom de «Kingbird» s'explique par lui-même, mais celui de «Bee Martin » qu'on lui assigne également donne naturellement lieu à des soupçons sur son régime alimentaire. On l'accuse de capturer les mouches à miel et l'on a des preuves irréfutables qu'il n'est pas sans reproche à cet égard. Le relevé que nous donnons ci-après montre que l'accusation est en partie fondée, mais il fait voir aussi que les abeilles capturées sont en majeure partie des bourdons dont on peut très bien se passer. L'ancienne croyance que le moucherolle étale sa brillante huppe pour amorcer l'abeille qui est à sa portée, en lui faisant croire que c'est une fleur, peut être mise de côté, comme étant de la pure légende, malgré que beaucoup de personnes y aient ajouté foi. Sur 264 estomacs de moucherolles de la Caroline, examinés en 1911, par le ministère de l'Agriculture des Etats- Unis, 22 contenaient un total de 61 abeilles, dont 51 étaient des bourdons, 8 des ouvrières et 2 indéterminées. Le reste des aliments se composaient d'autres insectes, comprenant de nombreuses espèces nuisibles, puis quelques fruits sauvages et des baies.

Genre — Myiarchus. Moucherolles à huppe.

452. Le Moucherolle à huppe, (crested plycatcher). Myiarchus crinitus. L, 9 '01. Parties supérieures d'un brun olivâtre tournant au roux sur les barbes internes de la queue. Gorge et haut de la poitrine d'un gris cendré. Parties inférieures d'un jaune soufre.

Traits distinctifs. La coloration précitée est distinctive. Aucun autre moucherolle dans l'est du Canada n'est ainsi coloré.

Indications sur le terrain. La couleur jaune vif des parties inférieures et la longue queue rousse sont les marques les plus frappantes. Son cri aigu, strident et prolongé de touird-i-TpD et celui plus faible de louip-ouip-ouip» sont très caractéristiques, bien qu'on les confonde quelquefois avec ceux du moucherolle aux côtés olive.

Nid. Dans des trous abandonnés par les pics. Cet oiseau fait voir une prédilection pour les vieilles peaux de serpents dans la confection de son nid. C'est à peine si l'on trouve un nid appartenant à cette espèce qui n'en contienne une ou plusieurs.

Habitat. L'est de l'Amérique du Nord au Canada, tout le long de la frontière méridionale; couve partout où il se trouve.

C'est un moucherolle du sommet des arbres dans les bois touffus. On entend son cri constamment pendant l'été, mais rarement à une distance quelconque d'une épaisse forêt.

Valeur économique. Son régime alimentaire se compose surtout d'escarbots, sauterelles, fourmis, grillons, mouches et teignes. Il capture plus de guêpes parasites et d'escarbots que la plupart des oiseaux mais pas suffisamment pour contrebalancer ce qu'il détruit d'insectes malfaisants.

Genre — Sayornis. Moucherolles bruns.

456. Le Moucherolle brun, (phcebe). iSaj/orni«pAœ6e. L, 6-99. Planche XXIII A.

Habitat. Les petits moucherolles verdâtres sont peut-être les plus diflSciles des oiseaux américains à discerner. Heureusement chacun a son habitat typique et son chant caractéristique qui permettent de les différencier. Le moucherolle brun est le plus gros de ces petits oiseaux de nature intrigante, et le plus facile à identifier. On est très exposé à le confondre avec le moucherolle verdâtre, mais quand on le tient dans la main, on reconnaît facilement les pattes et les pieds plus gros et plus robustes du moucherolle.

Indications sur le terrain. La tête du moucherolle brun semble un peu plus foncée et présente un contraste plus frappant avec le corps que chez les autres moucherolles. L'extension laterala de la queue est caractéristique et, chez les adultes, le manque de barres sur les ailes. Le cri de fPhébé » cependant, qu'il fait entendre rapidement en accentuant longuement la première syllable, constitue l'indication la plus facile à reconnaître. Le cri du moucherolle verdâtre est plutôt allongé tandis que celui du petit moucherolle est court et détonnant.

Nid. Une simple construction faite de boue mélangée de mousse et d'herbes, et installée sous les ponts, les parties saillantes des édifices ou des rochers.

Habitat. L'est de l'Amérique en allant vers le nord jusqu'aux limit.'S des régions boisées. Couve au Canada partout où il se trouve.

Ce moucherolle niche de préférence sur les solives de vieux ponts au-dessus de quelque petit ruisseau où il trouve dans l'atmosphère surmontant le cours d'eau une ample provision d'insectes. Dans bien des parties de ce pays il n'y a guère un pont où l'on ne rencontre pas un couple de moucherolles bruns en été. Toutefois, ces nids de boue ne s'aperçoivent pas seulement sous les ponts, car l'on en trouve collés aux moindres saillies sous les gouttières des édifices ou même sous les porches des habitations. C'est un oiseau doux et familier qui s'approche facilement de l'homme quand on l'attire. Malheureusement les grands nids de cette espèce sont souvent des repaires de milliers d'insectes parasites. On s'en débarrasse ordinairement en renversant les nids avec des bâtons et en y jetant de l'eau bouillante. Il vaut mieux encore se servir de poudre insecticide, ce qui fera disparaître les insectes malfaisants tout en conservant auprès des habitations cet oiseau si attrayant et si facile à apprivoiser.

Genre — Nuttallomis. Moucherolle aux côtés olive.

459. Le Moucherolle aux côtés olive, (olive-sided fltcatcher). NvMattomis borealis. L, 7-39. Ressemble beaucoup à un gros moucherolle brun, mais on y remarque moins de vert olive et il présente de grandes taches foncées de chaque côté de la poitrine.

Traits distinctifs. Dans la main, les grandes taches foncées de chaque côté de la poitrine et les couvertxxres sous-caudales avec pointes de couleur claire serviront à différencier cette espèce d'avec le moucherolle brun auquel il ressemble. Sur les côtés du dos, on

remarque ordinairement cachées sous les ailes fermées, mais parfois étalées au-dessus, des surfaces de plumage fin et soyeux de couleur blanche ou crème. C'est ce qui permettra de distinguer cette espèce d'avec toutes les autres.

Indications sur le terrain. A l'état vivant, ce moucheroUe ressemble au moucheroUe de la Caroline à poitrine foncée plutôt qu'au moucheroUe brun ou à tout autre moucheroUe. Les deux taches foncées de la poitrine séparées par une ligne blanche permettent assez facilement de faire la distinction. Lorsque les plumes blanches et soyeuses s'aperçoivent au-dessus des ailes sur les côtés du dos, amsi qu'il arrive parfois, il est impossible de ne pas bien identifier cette espèce. Son cri d'appel ressemble un peu, quant au timbre et à l'exécution, à ceux du moucheroUe à huppe, mais un peu d'attention et d'expérience suffiront pour faire apprécier la différence entre les deux.

Habitat. L'Amérique du Nord. Couve au Canada depuis la limite des forêts jusqu'aux frontières des régions régulièrement cultivées.

C'est un oiseau typique des crêtes brûlées du nord. Il perche de préférence sur le sommet d'un grand arbre mort et solitaire d'où l'on peut entendre de très loin sa voix pénétrante. Dans ses migrations il se tient à certaines localités ; et bien qu'il en passe de grands nombres d'une manière inaperçue à travers les régions populeuses du sud, il est ordinairement considéré comme un oiseau migrateur peu commun.

Valeur économique. Il est trop rare et passe trop rapidement dans les régions habitées pour avoir une grande valeur économique, mais il est certainement un oiseau bienfaisant.

Genre — Myiochanes. Moucherolles verdâtres.

461. Le MoucheroUe verdâtre. (wood pewee). Myiochanes virens. L, 6-53. Très semblable comme coloration au moucheroUe brun, mais plus petit.

Traits dislinctifs. Le moucheroUe verdâtre peut être différencié d'avec le brun et les autres moucheroUes de taUle semblable, par son petit tarse et ses longues ailes,ylesqueUe8 sont manifestement plus longues que la queue.

Indications sur le terrain. Le moucheroUe verdâtre ne joue pas de la queue comme le moucheroUe brun. Les côtés de la poitrine sont légèrement plus foncés ce qui donne une ligne médiane blanche plus distincte et plus étroite. On le reconnaîtra cependant plus facilement à son cri d'appel qui ressemble beaucoup à celui du moucheroUe brun mais est plus prolongé et peut se traduire par ces notes: pi-e-oui, qu'U prononce sans accent appréciable mais avec une infiection croissante à la fin. Le cri de la femeUe varie en ce qu'elle élimine la dernière note, ce qui fait pi-i-i.

Nid. Une construction bien façonnée mais légère, faite de plantes fibreuses et de radiceUes recouvertes de lichens et fixée sur une branche à une hauteur de 20 à 40 pieds.

Habitat. Il est répandu sur à peu près toute la partie est de l'Amérique du Nord en aUant vers l'ouest jusqu'aux prairies. Il couve au Canada partout où il se trouve.

Son cri plaintif et prolongé de pi-e-oui est une note caractéristique des régions boisées au printemps, et après que les autres oiseaux sont retombés dans le silence au cœur de l'été on entend encore parfois cette note mélancolique.

Valeur économique. Le régime alimentaire de cet oiseau est tout à fait semblable à celui des autres moucherolles mais modifié, bien entendu, en raison de son séjour dans les bois. Comme il n'est pas casanier et se plaît à fréquenter librement les bosquets et les vergers, c'est un oiseau précieux pour l'agriculteur.

Genre— Empidonax. Moucherolles à ventre jaune.

463. Le MoucheroUe à ventre jaune, (yellow-bellied flycatcher). Empidonax flaviventris. L, 6-63. Semblable au moucheroUe verdâtre et au brun comme couleur, mais de plus petite taiUe, et avec les taches brunes et olive remplacées par un vert olive distinct et le blanc par un jaune soufre terne.

Traits distinctifs. Grâce à la couleur distinctement jaune de tout l'oiseau, c'est le plus facile à reconnaître parmi les petits moucheroUes.

Indicalions sur le terrain. La couleur jaune particulièrement sur la gorge, est la meilleure indication. Son cri de Ti-pir^ est distinctif — trois syllabes, celle du milieu étant la plus accentuée. Son Bi-wic ressemble un peu au Phébé du mouch rolle brun, mais la première syllabe n'est pas accentuée.

Nid. Niche sur le sol; son nid est construit avec de la mousse garnie, à l'intérieur, d'herbes fines.

Habitai. Depuis les grandes plaines en allant à l'est et au nord jusqu'au bout des régions cultivées. Couve au Canada sur la frontière nord de son habitat, et non dans la région inférieure des grands lacs.

C'est encore un moucherolle des bois mais il fréquente moins les grands arbres; il préfère les fourrés qui bordent les forêts.

Valeur économique. Régime alimentaire très semblable à celui des autres petits moucheroUes. Son habitude de se tenir sur les bords des forêts qui longent les terres à culture en fait un oiseau précieux pour le cultivateur.

465. Le Moucherolle d'Acadie. (acadian flycatcheb). Empidonax virescent. L, 5-63. Un petit moucherolle à peu près de la même taille que le moucherolle à ventre jaune, le moucherolle des aulnes, et le petit moucherolle; plus petit que le moucherolle verdâtre et beaucoup plus petit que le moucherolle brun. Comme comeur, se rapproche de ce dernier mais est distinctement vert olive dans les parties supérieures et plus jaimâtre dans les parties inférieures. Les bandes des ailes sont plutôt prononcées.

Traits distinctifs. Cette espèce se rapproche tellement, comme taille et coloration, du moucherolle des aiûnes et du petit moucherolle qu'il est extrêmement difficile de les différencier. Il n'est pas aussi jaune que le moucherolle à ventre jaune, n'ayant de jaime pur sur aucune de ses parties, mais c'est le plus jaunâtre et le plus .verdâtre des autres petits moucheroUes. Il est très rare au Canada et on ne peut actuellement accepter son signalement que de la part d'ornithologistes compétents.

Habitai. L'est de l'Amérique du Nord en allant au nord jusqu'aux frontières du Canada le long de l'extrémité ouest du lac Erié.

466. Le Moucherolle des aulnes, (traill's flycatcheb). Empidojuix trailli. L, 6-09. Un petit moucherolle légèrement plus gros que le moucherolle à ventre jaune ou le petit moucherolle et presque de la même coloration que ce dernier et que le moucherolle d'Acadie.

Traits distinctifs. Le dos est plus brun que chez le moucherolle d'Acadie et dépourvu de la teinte verdâtre de ce dernier. Quelquefois on ne peut guère le différencier du petit moucherolle que par sa taille.

Indications sur le terrain. Les détails de couleur ou de taille sont peu utiles sur le terrain pour l'identification de cette espèce ou de la suivante. On peut se fier cependant à l'habitat et au cri d'appel. Il fréc^uente les bosquets d'aulnes, de saules, ou de framboisiers et les épaisses hsières de marais. Le petit moucherolle est un oiseau des bois; et bien que l'on puisse parfois rencontrer l'im ou l'autre dans d'autres habitats, le voisinage est ordinairement très utile à considérer au point de vue de l'identification. Il y a aussi le cri d'appel que l'on reconnaît facilement; il peut se rendre par: i-zi<-opp, avec l'accent sur la deuxième syllabe, tandis que celui du petit moucherolle est tm tchébec détonant qu'il répète plusieurs fois avec vivacité.

Nid. Dans une fourche d'arbuste près du sol; il le construit avec de grosses herbes, du duvet végétal et des plantes fibreuses garnies d'herbes fines.

Habitat. Le moucherolle des aulnes en tant qu'espèce, fréquente presque toute l'Amérique du Nord. La sous-espèce typique de l'est, le moucherolle des aulnes proprement dit, se rencontre depuis la côte orientale de l'est du Canada en allant vers l'Ouest à travers les montagnes.

SOUS-ESPÈCES. Il y a deux sous-espèces de moucheroUes des aulnes au Canada. Le type oriental, moucheroUe des aulnes, E. t. alvorum, est le seul qui se rencontre dans le territoire que nous étudions. Le moucherolle des aulnes de l'Ouest, E. t. trailli, est un type plus méridional et plus occidental.

Valeur économique. Semblable à celle des autres moucherolles. Il se nourrit presque entièrement d'insectes, il détruit surtout les espèces qui fréquentent les terres incultes.

467. Le Petit MoucheroUe. (least plycatcher, chebec). Empido7iax minimtts. L, 5-41. C'est le plus petit de nos moucherolles. Sa coloration est celle du type moucheroUe brun et, à cet égard, on ne peut que très difficilement le différencier d'avec les moucherolles d'Acadie et des aulnes.

Traits distinctifs. Plus brun sur le dos et dépourvu de la nuance verdâtre qui distingue le moucherolle d'Acadie, mais presque identique au moucheroUe des aulnes comme couleur; on ne peut parfois le différencier d'avec celui-ci que par sa taille. Son habitude de fréquenter les régions boisées plutôt que les broussailles des contrées désertes pourra aider à l'identifier et son cri d'appel est différent de celui de toute autre espèce: c'est un rapide et détonant tché-bec qu'il répète souvent plusieurs fois et qui rappelle assez bien une toux intermittente.

Nid. Ordinairement sur une fourche d'arbre à une hauteur de 15 à 30 pieds; construit avec duvet végétal, plantes fibreuses, radicelles et longs poils.

Habitai. Dans tout le Canada, vers l'Ouest jusqu'aux montagnes et vers le Nord jusqu'au delà des régions cultivées. Couve au Canada partout où il se trouve.

Cet oiseau fréquente les vergers et les arbres au voisinage des habitations, les haies très développées et autres endroits familiers où la proximité des terres cultivées rend ses services remarquablement avantageux.

Valeur économique. Son régime alimentaire ne diffère pas beaucoup de celui de ses congénères, mais sa familiarité et sa confiance le mettent en contact journalier avec l'homme auprès de qui ses qualités utiles ont un maximum d'influence.

Page 1