PROTECTION
Pour ce qui regarde leur nourriture accoutumée les oiseaux sont très accommodants; les graines, les plantes, les fruits, les insectes, la viande ou le poisson, tout est bon à différentes espèces, et par conséquent, presque toutes les régions ont leur quote-part d'oiseaux qui leur sont propres. L'oiseau a une vie intense; son cœur bat rapidement plus que celui d'autres animaux; la température de son sang est plus élevée, et il consomme une quantité énorme de force vitale lorsqu'il vole. La chaleur un peu fiévreuse et les efforts continus exigent une quantité correspondante de nourriture; conséquemment l'oiseau, en tant que facteur économique, demande à être pris au sérieux. Bien qu'il y ait peut-être quelque exagération à dire, comme ont fait quelques auteurs, que l'équilibre entier de la nature dépend des oiseaux et que sans eux le pays serait un stérile désert peuplé par des insectes seulement, il faut cependant reconnaître que le nombre des oiseaux ne pourrait être réduit d'une quantité sérieuse sans les plus graves conséquences pour les contrées. La destruction de tonnes de semences
d'ivraie et de millions d'insectes doit inévitablement avoir une grande influence sur le bien-être de la société, et la négligence à tenir compte de ce fait doit réagir très sérieusement sur la population qui n'accorde pas à ses oiseaux la protection nécessaire.
Toutefois le problème du «status» des espèces individuelles d'oiseaux n'est pas aussi simple qu'il semble au premier abord. Il y faut plus qu'un examen superficiel et bien des choses doivent être prises en considération si l'on se propose de connaître la vérité des choses. Quelquefois les oiseaux travaillent à l'unisson du bien de l'homme, et quelquefois à l'encontre de ce bien. Ils peuvent faire du bien dans une saison et du mal dans une autre; ou bien encore leur influence indirecte peut nuire à la somme de leurs effets immédiats d'une façon surprenante.
Il faut donc distinguer soigneusement entre les impressions générales qu'on retire quant au bien ou au mal que fait un oiseau. Une observation simplement accidenteUe dans la vie n'est jamais suffisante pour déterminer même sa provision de nourriture. La façon de faire actuellement en usage fonde ses conclusions presque entièrement sur l'examen du contenu de l'estomac d'oiseaux sauvages pris pendant l'année, ce qui constitue la seule preuve non sujette à caution. Pour ce travail la Commission biologique des Etats-Unis a examiné et décidé les cas de plusieurs milliers d'estomac d'oiseaux; les résultats de ses recherches sont à la disposition de ceux qui tiennent à les consulter et à s'en servir.
En tant que l'un des facteurs de ce délicat équilibre des phénomènes naturels les oiseaux doivent être respectés.
Il y a certains oiseaux qui, à cause de leur taille, de leurs habitudes et de leur chair sont regardés comme gibier légitime. La chasse de ces oiseaux est un exercice fortifiant et propre à donner une bonne santé à celui qui s'y livre, le dressant à la vie des bois, aux courageuses aventures, à la vie en plein air et à tirer avec adresse. Le véritable sportsman a un code de morale à lui, fondé sur des principes économiques, autant qu'humanitaires. Il ne tire jamais sans donner à sa victime une chance égale et tire peu si le gibier n'est pas bon à manger. Il a aussi soin de ne pas épuiser la quantité de gibier d'où dépend son sport à venir. Toutefois, le véritable art cynégétique n'a pas été universel et son absence malheureusement trop commune a eu pour effet une rareté de plus en plus constante du gibier. Des mesures restrictives ont à la vérité été décrétées mais elles ont d'habitude plutôt suivi que précédé les résultats qu'on en attendait ; les mesures prises aujourd'hui auraient dû l'être hier, d'où il est résulté que dans une grande partie de ce pays, le gibier est déjà chose du passé.
MOYENS d'attirer LES OISEAUX.
Quiconque s'intéresse aux oiseaux trouve un très grand plaisir à les avoir autour de sa maison et de son jardin où il peut les observer à loisir. Un petit bout de jardin peut être rendu attrayant à plusieurs espèces par des méthodes appropriées. Les effets d'une protection complète sont bien démontrés dans quelques-uns des plus grands parcs où les plus timides oiseaux d'étang trouvant qu'il n'y a là rien à crbindre de la part des hommes deviennent presque aussi confiants que la volaille de basse-cour. C'est ce qui arrive aussi aux plus petites espèces de jardin. En même temps que l'absence du trouble causé par les gens, il faut encore aux oiseaux d'être protégés contre le chat de là maison.
Il est aussi important de procurer aux oiseaux de la nourriture en hiver. Les bosquets qui portent du fruit, de la graisse pendue aux arbres, du grain, des noix cassées; de petits morceaux de viande séchée à l'abri de la neige, ne manquent jamais d'attirer les oiseaux en hiver.
En été, quand les provisions données par la nature sont abondantes, il est rarement nécessaire de procurer de la nourriture aux oiseaux, bien qu'une rangée de tournesols mûrs, ou les fleurs de jardin montées en graines compensent bien la peine qu'elles donnent. Une mare peu profonde d'eau claire ne manque jamais d'être une source de plaisir pour les oiseaux ordinaires de nos jardins. Ils s'y baignent et s'y désaltèrent; par une journée de grande chaleur il n'est pas rare de voir plusieurs oiseaux qui attendent leur tour pour jouir de cette bienfaisante fraîcheur. La plus simple forme de baignoire pour oiseaux est une poêle peu profonde, placée au large et à bonne distance d'un abri afin que l'oiseau soit protégé contre les chats. Dans les villes où l'on prend soin des arbres, où le bois mort est vite enlevé, certaines espèces d'oiseaux ont toujours bien de la peine à trouver des places favorables pour la nidification. Il y a au moins une demi-douzaine d'espèces qui font leurs nids très naturellement dans des branches creuses; qui reviennent d'elles-mêmes se mettre dans des boîtes de diverses sortes préparées à leur intention; beaucoup d'autres oiseaux peuvent, à l'occasion, se décider à en faire autant. Des boîtes propres à cet ouvrage sont décrites dans quelques-uns des livres indiqués à la page 17. Dans nombre d'écoles, où l'on apprend aux garçons certains travaux manuels, on les encourage à fabriquer des boîtes à oiseaux. On donne ainsi de l'essor à leur faculté naturelle d'invention et en même temps ils apprennent à s'intéresser aux oiseaux qui fréquentent leurs maisons.
OUVBAGKS D'ORNITHOLOGJE.
La littérature de l'ornithologie dans l'Amérique du Nord est considérable en même temps que variée; il se peut même qu'aucime science naturelle ne puisse autant que celle des oiseaux s'étudier avec l'aide d'ouvrages soit pour les commençants soit pour les naturalistes plus avancés. Il se trouve toujours quelque ouvrage qui s'adapte à tous les degrés de la connaissance du sujet, en même temps qu'à toutes les bourses. La liste suivante des ouvrages sur ce sujet peut se recommander; les premiers cités répondent spécialement aux besoins des commençants.
Bird Guides^ par Chester K. Reed: Partie I, «Water and game birds east ot the Rockies (includmg the hawks and owls » : Partie 2, «Land birds east of the Rockies ». Doubleday, Page and Company, Garden City, N.-Y., prix $1, rehé en toile, $1.25 reUé en cuir.
Ce sont de petites éditions, presque de poche de gilets, avec rehures flexibles, de 2i pouces sur 4 J, très commodes à porter dans la poche sur le terrain. Elles renferment des illustrations coloriées petites et faciles à reconnaître, de tous les oiseaux des deux sexes, et de courtes descriptions.
Colour Key, North American Birds, par Frank M. Chapman et Chester K. Reed; 8 vo., Doubleday, Page, N.-Y., prix, $2.50.
Semblable, quant au plan, à l'ouvrage précédent, mais plus détaillé et plus instructif.
A Guide to the Birds of New England and Eastem New York, par Ralph Hoffman: 8 vo., Houghton, Miflain & Co., prix $1.50.
Ouvrage éminemment désirable; quoique ne traitant pas d'une région très limitée il comprend la plupart des oiseaux de l'est du Canada. Il donne les clefs pour les oiseaux de chaque saison basées sur la couleur; des descriptions détaillées, et aussi beaucoup d'illustrations en noir montrant des détails spécifiques; il donne de copieux renseignements de diverses sortes.
Birds of Ontario, pa Thomas Mcllwraith: 2e édition, 1894, 8 vc, Wm. Briggs, Toronto. Une liste annotée de tous les oiseaux dont l'auteur savait l'existence dans l'Ontario, à cette époque, avec des descriptions et beaucoup de renseignements touchant leurs habitudes, etc. Malheureusement l'ouvrage est épuisé et on ne peut se le procurer que par l'entremise des Ubraires de livres d'occasion et qui ont la spécialité des ouvrages d'ornithologie.
Handbook of the Birds of Eastem North America, par Frank M. Chapman: in-12, D. Appleton & Co., prix, $3.50.
C'est un manuel presque complet sur les oiseaux de l'Amérique du Nord orientale, et qui est inestimable pour les naturalistes avancés autant que pour les commençants. Il renferme des descriptions détaillées et exactes de tous les plumages, des mesurages et des dates de migration, en même temps qu'une somme considérable de détails intéressants et utiles avec une excellente introduction sur les oiseaux et l'étude des oiseaux. Aussitôt qu'un commençant s'est familiarisé avec les rudiments de l'ornithologie, il devrait se procurer ce manuel.
Key to the Birds of North America, par Elliot Coues: 5e édition, 1903, vols. 2, large 8 v., Dana Estes & Co., prix, $12.50.
C'est ici, peutnêtre, l'ouvrage dont l'autorité est le plus généralement acceptée sur le sujet des oiseaux de l'Amérique. Il s'adresse avant tout au naturaliste avancé, mais il renferme une masse de renseignements qui ne peuvent se trouver nulle part ailleurs, et c'est pour nos ornithologistes l'autonté qui décide en dernier ressort sur les questions discutées.
Le Catalogue des Oiseaux du Canada, par John et James M. Macoim: 8 vo., publié par le ministère des Mines, Commission géologique, Ottawa, 1909.
C'est une liste complète de toutes les espèces et sous-espèces d'oiseaux qu'on rencontre au Canada, au Groenland et à Terre-Neuve avec leurs habitats soit de couvaison soit de migration, aussi rigoureusement exposés que le permettait l'état de cette science à l'époque de la publication du livre. Cette liste est basée en grande partie sur les explorations et les expériences des auteurs, complétées par des connaissances tirées de toutes les sources à leur disposition; elle donne beaucoup de renseignements touchant les habitudes de couvaison, mais pas grand'chose de plus qui intéresse le public. Les éditions anglaise et française sont actuellement épuisées.
Birds of North and Middle America, par Robt. Ridgway: Bulletin n° 50, 8 vols, United States National Muséum.
C'est un ouvrage monumental qui devait comprendre huit volumes, mais qu'on a étendu à dix et même davantage, dont sept sont en vente, les autres devant suivre aussi rapidement que le travail pourra se faire. C'est le plus récent, le plus détaillé et le plus savant ouvrage sur le sujet, mais ne contient rien comme faits vivants ni récits populaires ayant quelque rapport avec le sujet principal. On ne le trouve pas communément en vente, mais on peut se le procurer de rencontre ou par l'entremise du Département des Documents publics à Washington.
A part ces ouvrages généraux ceux qui suivent et qui traitent de sujets spéciaux d'ornithologie, sont recommandés:
The Warblers of North America, par Frank M. Chapman : D. Appleton & Company, prix, $3. The Water-fowl Family, par Sanford, Bishop et Van Dyke: Macmillan Co., prix, $2.
North American Land Birds par Baird, Brewer et Ridgway: Little, Brown & Co., 3 vols. Réimprimé de l'original. La partie traitant des oiseaux aquatiques de la série fut publiée à l'origine dans les Mémoires du Muséum of Comparative Zoology, Harvard CoUege, 1884, mais est actuellement épuisée et très difiBcile à se procurer.
Comme ouvrages de lecture, les suivants sont à recommander:
How to Study Birds, par Herbert K. Job: Outing ï^iblishing Co., prix, $1.50.
The Sport of Bird Study, par Herbert K. Job: Outing PubUshing Co., prix, $2.
WHd Wirt^s, par Herbert K. Job: Outing Publishing Co., prix, $3.
Ce sont tous des ouvrages extrêmement intéressants et qui renferment une admirable collection de photographies d'oiseaux d'après natuft.
Bird Craft, par Mable Osgood Wright: Macmillan Co., prix, $2.50. Nombreuses illustrations hors texte.
Rambles of a Canadian Naluralist, par S.-T. Wood: Illustrés, J.-M. Dent & Sons, Ltd., London et Toronto, 1916, prix, $1.50.
C'est une série de courtes esquisses et d'observations sur les choses de la nature autour de Toronto. Elles sont bien écrites et avec sympathie, la plupart, mais non toutes, se rapportant aux oiseaux.
The Bird, ils Form and FuncHon, par C. William Beebe: Henry Holt & Co., N.Y.
Cette liste pourrait être étendue indéfiniment, mais il est probable que nous en avons assez donné.
Touchant les sujets d'ornithologie qui intéressent le commerce, l'attention du lecteur est attirée sur l'immense quantité de renseignements utiles publiés par le Biological Survey des Etats-Unis dans ses nombreux bulletins, circulaires et rapports. Bien que cette littérature n'ait eu d'abord en vue que les Etats-Unis, elle s'applique tout aussi bien aux oiseaux du Canada. La liste complète de ces documents, avec les prix, peut s'obtenir chez le Surintendant des Documents publics, à Washington. Les prix ne sont que nominaux.
Parmi les publications canadiennes de cette nature, nous pouvons citer Pouvrage suivant : —
The Birds of Ontario in Relation to ^4 ffricuitore, par Chas. W. Nash: ministère de l'Agriculture de l'Ontario, Toronto, Bulletin 173.
Parmi les travaux pouvant s'appliquer au Canada on n'en citera que quelques-uns, car leur nombre est légion, et ils sont disséminés à travers beaucoup d'ouvrages.
Ontario:
Birds of Ontario, par ITiomas Mcllwraith, 2e édition, 1894, 8 vols. Wm. Briggs,
Toronto.
Birds of Toronto, par J.-H. Fleming; Auk, vol. XXIII, pp. 437-453; vol. XXIV,
The Naiural History of the Toronto Région. Oiseaux dessinés par J. H. Fleming. Publié par le Canadian Institute, Toronto, 1913, prix, 2 ou $2.50. Québec:
Les Oiseaux de la province de Qit^ec, par C.-E. Dionne : Dussault et Proulx, 1906. The Birds of Montréal, par E.-D. Wintle: Drysdale & Co., Montréal, 1908. Nouvelle-Ecosse:
Birds of Nova Scotia, par A. Downs, publié par Harry Fiers: Froc, and Trans. Nova Scotia Inst., Se, vol. VII, p. 142-178.
Nouveau-Brunswick:
A Catalogue of the Birds of New Brunswick, par M.-A. Chamberlain: Bull. Nat. Hist. Soc, Nouveau-Brunswick, No. 1, p. 23-68.
L'ornithologie, comme toutes les autres branches de la science, a ses propres publications périodiques. La plus importante dans l'Amérique du Nord c'est VAuk, revue trimestrielle qui est l'organe officiel de l'Union des Ornithologistes américains. En sus d'articles purement scientifiques, elle publie des centaines de monographies qui intéressent les Canadiens, y compris les listes locales copieusement annotées avec des remarques historiques venant de toutes les parties du Dominion et des descriptions de mœurs d'oiseaux racontées de façon populaire. Abonnement, $3 par an. L'éditeur, depuis 1912, est Witmer Stone, Academy of Science, Philadelphia (Pa.) .
Le <.iWilson Bulletin, y) revue bi-mensuelle, est l'organe officiel du club ornithologique Wilson; il est dévoué aux intérêts de l'Ouest central. Abon-
nement $1 par année, publié par Lynds Jones, Oberlin, Ohio. Adresse: The Treasurer P.-B. Coffin, 3232 Groveland Ave., Chicago, lil. C'est une pubUcation qui a moins de prétentions que l'Auk, mais qui contient beaucoup de choses intéressantes pour le commun des lecteurs et qui publie quelques-uns des articles les plus intéressants sur les oiseaux et leurs mœurs.
«Bird-lore^ est une revue mensuelle qui s'adresse au grand public et qui se distingue par son luxe et ses illustrations. C'est l'organe oflBciel des Sociétés nationales Audubon et il est dévoué à une étude populaire et à la protection des oiseaux. Cette revue en est aujourd'hui à son dix-huitième volume; elle est publiée par Frank Chapman. Abonnement, au Canada, $1.75 par an. Adresse: Bird-lore, Crescent and Mulberry streets, Harrisburg (Pa.).
Le ((Canadian Field Naturcdisf», qui continue «The Ottawa Naturalist» est une revue mensuelle (neuf numéros par année) publiée par le «Ottawa Field Naturalists Club», éditeur, D. Jenness, Musée commémoratif Victoria, Ottawa, Ontario. Abonnement $1.50 par an. Adresse: C.-L. Patch, Sec, Musée commémoratif Victoria, Ottawa, Ontario. Cette pubUcation représente plusieurs sociétés d'histoires naturelles du Dominion et contient une grande quantité de sujets de zoologie, tous intéressants, beaucoup de remarques et d'articles sur les oiseaux du Canada.
A propos de la protection des oiseaux et de la manière de les attirer près des habitations, dans la masse considérable d'ouvrages sur la matière, on peut recommander spécialement les suivants: —
How to Atiract and Protect Wild Birds, par Martin Hiesmann: Witherby & Co., London, 1. 8. 6d.
C'est un récit étendu des méthodes employées par le Baron von Berlepsch, en Allemagne, et qui donne une infinité de méthodes à employer sur les grandes et les petites propriétés.
WUd Bird Guests, par Harold Baynes: E.-P. Dutton & Co., New-York, 1915, $2.
Cet ouvrage raconte de façon très intéressante et de manière agréable la méthode employée par l'auteur et ses amis grâce à laquelle ils firent de Menden (New Hampshire) un véritable village modèle pour les oiseaux, lesquels devinrent là si familiers et gentils qu'on en faisait des oiseaux domestiques, venant quand on les appelait et se posant sans crainte sur les personnes. L'ouvrage est magnifiquement illustré, avec beaucoup de photographies montrant les méthodes et les résultats.
The Domestic Cal, par Edward H. Forbush, Ornithologiste, de l'Etat de Mass.; State Board of Agriculture, Bulletin n° 2, 1916.
Ouvrage qui traite à fond du chat domestique dans ses rapports avec la vie des oiseaux à l'état sauvage.
Bird Houses and How to Build Them, par Ned Dearbom: United States Department of Agriculture, Farmer's Bulletin n° 609. Adresse: Department of Public Documents, Washington, D.C., Prix, environ dix cents.
Sur le sujet du moineau anglais, en tant que fléau, on peut recommander les ouvrages suivants: —
TKe English Sparrow in North America, par Walter B. Barrows: Bull. n° 1, U.S. Dept. of Agriculture, 1889, p. 405.
How to Destroy ihe English Sparrow, par Ned Dearbom: Farmer's Bulletin n° 383, U.S. Dept. of Agriculture, 1910.
The English Sparrow as a pest, par Ned Dearbom: Farmer's Bulletin n° 493, U.S. Dept. of Agriculture, 1921.
Ces rapports font le procès au moineau anglais, très équitablement, et le condamnent très franchement; ils indiquent divers moyens de limiter le nombre de ces oiseaux.
Explication.
Dans les descriptions zoologiques une «clef» est un dessin à l'aide duquel un spécimen peut servir à décrire successivement des groupes grands ou petits en en relevant les caractères saillants et l'identité spécifique.
La «clef» que nous donnons ici est la modification de celle établie par MM. Frank M. Chapman et Ernest Thompson Seton et qui fut publiée dans le «Handbook to the Birds of Eastern North America» du premier. On espère qu'il sera d'un grand secours pour les commençants. Un des avantages de cette clef c'est d'être indépendante des caractères variables d'âge, de sexe ou de saison, et qu'elle servira pour les spécimens jeunes et femelles aussi bien que pour les mâles et adultes.
La méthode pour s'en servir est comme suit: étant donné qu'on a un oiseau d'une espèce inconnue. Pour en déterminer le nom, on le compare d'abord avec le premier titre en caractères gras, numéroté en chiffres romains — I, Pieds toti-palmés. Si cette description ne s'applique pas à l'oiseau, on passe au titre suivant en chiffres romains — II, Pieds semi-palmés, ou III, Pieds sans palmure prononcée. Admettant que cette dernière particularité s'applique bien à l'oiseau en question nous passons aux titres du rang inférieur qui suit, lesquels sont donnés en lettres majuscules alphabétiques, et nous avons les alternatives F, jambes longues, et G, jambes courtes. Quelquefois il est difficile de décider si une jambe doit être tenue pour longue ou courte, et alors les détails donnés dans le dessin peuvent aider à décider la question. En ce cas les jambes, dironsnous, ne sont pas extrêmement longues, pas plus longues, par rapport à la taille de l'oiseau, que ne sont les jambes d'un poulet ou d'un moineau; c'est pourquoi, avec la lettre G, nous nous référons à un nombre d'alternatives subordonnées distinguées par des lettres initiales minuscules — k, pieds de poulet, forts et serrés pour gratter; 1, pattes à fortes griffes pour tenir la proie; m, pattes petites et faibles; n, pattes petites ou de taille moyenne faites solidement et jambes couvertes d'écaillés ou de plaques de corne. Un coup d'œil donné à diverses pattes figurées sous chaque titre facilitera la constatation du sujet. Si nous admettons qu'on se soit décidé en faveur du dernier titre, nous comparerons notre spécimen aux alternatives suivantes, numérotées avec des chiffres arabes — 19, deux orteils en avant; 20, trois orteils en avant. Il ne peut pas y avoir de confusion ici et nous admettons quie notre spécimen ayant trois orteils en avant appartient au groupe considérable des oiseaux percheurs. Nous le comparons, par conséquent, avec les dessins aux traits qui suivent pour voir avec lesquels il s'accorde le mieux. Le bec n'est pas large et plat; donc ce n'est pas un moucherolle; il n'y a pas de touffe aux oreilles, ni de long orteil postérieur, et la narine n'est pas recouverte de touffes de plumes, ce ne peut donc être ni l'alouette ordinaire, ni un corbeau, ni un geai. Le dessin suivant, le bec du goglu arrête nos regards et dans le groupe suivant le bec du moineau. Un coup d'œil sur ce qui reste prouve que notre oiseau doit être un goglu ou l'un des moineaux. La gravure (p. 277) et la description du goglu n'y ressemblent pas du tout; c'est pourquoi nous passons aux moineaux et lisons la description générale du moineau avec les remarques (p. 182) et considérons les gravures. Après avoir regardé de près toutes les illustrations nous trouvons que notre spécimen s'accorde avec celui du pinson chanteur, et
en relisant les caractères distinctifs, notre opinion s'en trouve confirmée. L'oiseau a la poitrine fortement rayée et ramassée à son centre; il n'a ni la r^ie jaune au-dessus de l'œil comme le pinson des prés, ni les plumes blanches extérieures de la queue comme le pinson à ailes b^ies. Nous avons donc l'assurance que, sans avoir pour commencer, d'autre connaissance ornithologique que celle-ci: que le spécimen est un oiseau du]|^Canada de l'Est, nous avons réussi à le situer dans sa propre espèce.
Clef.
Counonno Ligna %oarciliir*
Naqu»
Oerrisr» du cou
Doi Grondas couverture' Croupion Sus-cauda/as
Sous- caodafa*
Figure 1 — RioioNB rLUMAiBEs d'un oiseau type.
pied.
I. Pieds toti-palmés. — Deux ou trois palmures complètes à chaque
A, Quatre doigts, a. Tarse aplati.
Figure 2— PiiONQKUB
Plongeurs p. 46.
Figure 3 — Labbk Figure 4 — MonEXTE Figure 5 — Steknb
b, L'aile fermée est plus longue que la queue sauf chez certains labbes (6gure 3) et certaines sternes (figure 5), auxquels cette règle ne s'applique que si l'on ne tient pas compte des plumes rectrices centrales très allongées de ceux-là ou des rectrices externes de celles-ci. Becs tels que représentés.
Palmipèdes aux longues ailes — Mouettes, sternes, labbes p. 50.
c, Membranes entre tous les doigts (3 membranes).
Figure 6 — Fou de bassan
Palmipèdes totipalmés — Fous de Bassan, cormorans, etc p. 64.
Figure 7 — Harle (a Côté de bec (6) Sommet du bec
Figure 8 — Canard (o) Côté du beo (b) Sommet du bec
Figure 9 — Macreuse A large bec Figure 10— Oie
d, Bec denté ou aplati (comme les canards). Palmipèdes au bec en crible — Harles, canards, oies et cygnes .
e, Narines tabulaires au sommet du bec.
Figure 11 — PïTRKL
Palmipèdes à narines lubulaires — Pétrels, etc p. 60.
B, Trois doigts (sans gros orteil) excepté la mouette tridactyle (p. 53).
Figure 12 — Guillemot Pingouins, guillemots, etc p. 47.
II. Pieds semi-palmés — Les palmures se réduisent à des festons, des dentelures ou de petites membranes à la base^des doigts. Quatre doigts, sauf dans les cas mentionnés.
C, Tarse très aplati, palmures telles que représentées.
Figure 13 — Gbèbe Grèbes p. 44.
D, Le bec s'étend sur le front formant une plaque frontale.
Figure 14 — FouLQUB La foulque p. 98.
E, Petits oiseaux; bec long et effilé; trois ou quatre doigts, f. Bec dépourvu d'élargissement ter- ^^'■'«"""g
minai dur; quatre doigts, excepté
le sanderling (p. 107). Figure is—Échassub
Oiseaux de rivage — Phalaropes, bécassine, maubêches, pluvier p. 98.
g, Bec pourvu d'un élargissement terminal dur; trois doigts, excepté le pluvier à ventre noir (p. 114).
Pluvier.
Figure 16 — Pluvier eildib