SOUS-ORDRE CAPRIMULGI—ENGOULEVENTS
Bec court, doigt médian plus long que les latéraux, et côté intérieur de l'ongle pectiné : commissure plus ou moins hérissée de soies ; plumage taci.eté ; plumes molles : secondaires plus de six.
FAMILLE CAPRIMULGIDÆ-— ExcouLevenrs,
Bec très petit, déprimé, triangulaire lorsqu'il avec une large ouverture se prolongeant jusque au-dessous des yeux, et ordinairement pourvu de soies à la base ; narines basales, rondes et parfois tubuleuses : tête grosse, aplatie; oreilles et yeux gros ; ailes plus ou moins allongées et pointues, de dix primaires et plus de neuf secondaires : queue de dix pennes : pieds extrême. ment petits ; tarses courts en partie emplumés : doigts antérieurs réunis à leur base Par une membrane; le quatrième pouvant se
est vu en dessus,
pe plus ou moins sur le côté. Plumage mou et soyeux ; iris run,
Les Caprimulgidés ont beaucoup d’analogie avec les Martiniets et les Hirondelles, mais ils s'en distinguent par la présence de soies à Ja base du bec, caractère que n'ont point ces derniers.
Les Engoulevents ont
nent cachés pendant le creux, sous l'écorce à demi endroits obscurs. Lorsque horizon, ils sortent de leur cact asse aux insectes crépusculaires et n ent et rencontrent dans l'air ; aussi ] ler d'un endroit à pace en tout sens, poursuivant les a cime des arbres, soit en s'élevant eures de l’atmosphère.
ennent pas la peine de faire de nids ; fs dans un léger enfoncement du sol, au pied d’un arbre, dans des broussailles ou autres endroits qui leur conviennent.
Le Dr Coues dit que ces oiseaux ont la singulière habitude de transporter dans leur bec, leurs œufs où leurs petits, lorsqu'ils les croient en danger, comme le fait un chat pour ses petits
Genre ANTROSTOMUS, Goujd.
et emplumés en plus longue que ; soies de la com-
Antrostomus vociferus, (WI1Ls.) BoNap. 417.
L'Engoulevent criard.
WHIPPOORWILL.
rémiges noires, av
blanc sur les rémi :
et de noir ; les trois latérales en i avec une tache blanche allongée au bout ; ur la gorge ; parties inférieures noir térieurement de gris
cendré, et marbrées postérieurement de gris et de fauve ; lorums et région des oreilles, d'un brun foncé. Longueur 9.50-10.00 ; ailes 5:80-6.70 ; queue 5.10-6,50,
La © est semblable au 3, mais le blanc de la poitrine et celui de la queue est remplacé par du brun jaunâtre.
L'Engoulevent criard habite l’est de l'Amérique du Nord, depuis les possessions britanniques, au sud, jusqu’au Guatémala et, à l'ouest jusqu'aux prairies ; À l’automne, il émigre au sud.
M. Wintle dit que cette espèce est rare et de passage à Montréal.
Cet Engoulevent niche à terre dans la forêt, au milieu de feuilles sèches ou du bois à demi pourri; sa ponte est de deux œufs, d’un blanc grisâtre, ou de couleur crème, marbrés de brun pâle et de gris, ét faiblement teintés de lilas. Ils mesurent 1.50 x 0.85. La ponte a lieu à la fin de mai ou au commencement de juin.
Cet oiseau ne commence sa chasse aux insectes ailés que lorsque le soir est venu et, à l’encontre des habitudes de son congénère, on ne le voit pas voltiger au-dessus des villes ; il préfère les endroits déserts, l'atmosphère des champs et des forêts à celle des cités.
Genre CHORDEILES, Swainson.
Commissure sans soies longues ; queue légèrement fourchue : ailes très longues et pointues.
Chordeiles virginianus, (GMEL.\ Swaixs. 420,
L'Engoulevent d'Amérique.
NiGHT-HAWK.
Adulte Z. Parties supérieures variées de brun, de gris, de jaunâtre et de noir, cette dernière couleur domine ; rémiges brunes, avec une grande tache blanche vers le milieu, traversant les cinq primaires dn bord ; secondaires terminées de blanchâtre ; queue noirâtre, avec bandes traversales, marbrés de blanc et de brun foncé, et une tache blanche vers l'extrémité ;: dessous depuis la gorge, rayé transversalement de noirâtre, de blanc et de fauve pâle, avec une large bande blanche à travers la gorge. Longueur 9.00 ; ailes 7.30 -8.25 ; queue 4.30 - 4.75.
La © est semblable au &, mais le blanc de la gorge est remplacé par du brun jaunâtre, et celui des rectrices n'existe pas chez elle,
Les jeunes sont maculés avec plus de profusion et les taches sont plus petites.
L'Engoulevent d'Amérique, que l'on appelle vulgairement Mangeur de maringouins, habite l'est et le nord de l'Amérique septentrionale, à l'ouest, jusqu'aux prairies et au centre de la Colombie britannique, au nord jusqu'au Labrador ; à l'automne, il émigre jusqu'au Mexique et dans le nord de l'Amérique du Sud.
Il n'est pas rare au lac Mistassini et il y niche (7. 47. Wacoun). 11 est commun à Montréal pendant tout l'été, et niche sur les toits recouverts de graviers. (IWüntle) ; il l’est également à Godbout ( Comeau); assez commun en été à Anticosti (Schmitt). Il est commun à Québec pendant tout l'été.
I niche à terre dans une légère dépression du sol, dans des lieux découverts, parmi les pierres, au milieu des endroits ravagés par le feu, sur des rochers où encore sur les toits plats de constructions recouvertes de graviers. Sa ponte est de deux œufs d'un blanc grisâtre, marbrés et tachetés de gris plus foncé. Ils mesurent 1.20 x 0.85.
Tout le monde connaît cet Engoulevent aux habitudes nocturnes qui se montre le soir au crépuscule, et qui n'attend même pas toujours que le soleil disparaisse À l'horizon pour commencer à prendre ses ébats dans les airs, puisque, assez souvent durant les journées sombres, nous le voyons apparaître de bonne heure dans l'après-midi. Pendant la belle saison, on peut le voir voltiger la nuit au-dessus des villes, ainsi qu’à la campagne, lorsque les nuits sont peu sombres, jetant de temps à autre son cri aigre et perçant. A l'aurore il va se reposer dans les taillis, les troncs d'arbres vermoulus ou tout autre endroit obscur.
Il est intéressant de voir les diverses évolutions que cet oiseau exécute dans l'espace: par moments, il rase le toit des maisons ou la cime des arbres, puis, d'un trait, il s'élève jusque dans les hautes régions de l’atmosphère, et il glisse ensuite comme une ombre dans l’espace, ou bien il exécute divers mouvements, semi-circulaires, mille courbes bizarres, pour se précipiter comme une flèche, vers la terre, saisir l'insecte ailé qu'il vient d’apercevoir; et de nouveau, il monte pour recommencer les mêmes évolutions. Ses ailes
très longues et résistantes lui rendent faciles ces mouvements mire exécute avec la plus grande aisance, C’est durant ces volutions aériennes qu'il rencontre les insectes ailés dont
il il se nourrit, et qu'il capture de la même manière que les i Hirondelles,