‹ Les oiseaux de la province de Québec [microforme]Chapitre 67 sur 92 · Pinson niverolle · texte numérisé non relu

Pinson niverolle

Planche V

diversement maculés de brun. Ils mesurent 1.20 x O.82. La ponte a lieu en mai ou juin.

Il vit de grain, de graines, souvent nuisibles, de chenilles et autres larves, de divers insectes, d’écrevisses, de cerises sauvages, etc.

7 MILLE FRINGILLIDÆ, PINSONS, GRos-BECS, E'rc.

-ette famille, qui est sans doute la plus nombreuse en espèces, peut se reconnaître par les caractères suivants: bec court, fort, se terminant brusquement en pointe, à commissure angulée à la base ; narines ordinairement nues, toujours situées près de la base du bec et supérieurement : ailes et queue de formes variables, la première de neuf primaires et la dernière de ‘-uze rectrices ; tarses scutellés en avant et recouverts sur les côt.:, d'une plaque sans division, s'unissant en arrière en forme de carène ; bec et pieds ordinairement noirâtres ; iris généralement brun.

Les oiseaux de cette grande famille ont des habitudes diverses. Ainsi plusieurs vivent dans la société de leurs semblables, tandis que d’autres demeurent isolés ou par couples ; les uns se plaisent dans les forêts, mais le plus grand nombre fréquentent les champs, les jardins, les haies d’arbrisseaux, les buissons ou la lisière des bois. Tous aiment plus ou moins à se poser et à marcher sur le sol, ce qu'ils font en sautillant pour la plupart.

Ces oiseaux, parmi lesquels on compte un grand nombre d’excellents chanteurs, nous arrivent presque tous de bonne heure au printemps, et nous quittent pour le sud que tard à l'automne; quelques espèces même sont sédentaires.

Les Fringillides nichent ordinairement à terre ou sur les arbres et arbrisseaux à peu de distance du sol ; leurs nids sont en général d’un travail bien moins soigné que ceux des insectivores, Un certain nombre font deux pontes dans la saison.

Tous les Fringillides sont granivores et se nourrissent de graines et de baies de toutes sortes, mais ils mangent aussi et en grand nombre des insectes, des vers, des chenilles et autres larves, des araignées, etc. Au printemps et en été surtout, ils en détruisent en grand nombre, tant pour leur Propre compte que pour celui de leurs petits, qu’ils nourrissent exclusivement d'insectes et surtout de larves, durant leur première période d'existence,

ME

Genre HESPERIPHONA, Bonaparte,

Epaisseur du bec à la base plus considérable que la longueur du ponce, l'ongle compris, et plus des trois quarts de celle des tarses.

Sous GENRE HESPHERIPHONA.

Extrémité des quatre primaires intérieures de forme normale.

Hesperiphona vespertina, (CoopEr,) Bonapr. 514, Le Gros-Bec à couronne noire.

ÆVENING GROSBFAK.

Adulte 4. Partie antérieure de la couronne, avec une ligne superciliaire, d'un jaune doré ; reste de la couronne, ailes et queue noires ; côtés de la tête, cou et dos au milieu, d'unolivâtre très foncé se changeant graduellement au jaune citron sur le reste des parties inférieures ; une partie des scapulaires et le croupion, d'un jaune citron; une partie des grandes couvertures des ailes, et presque toutes les tertiaires, blanches ; bec d'u jaune verdâtre et très gros. Longueur 7.00-8.50 ; ailes 4.20-4.50 ; queue 2.75-3.20.

La © a la tête et le haut du cou d'un cendré brunâtre ; menton et gorge d’un blanc grisâtre, bordé sur les côtés par une série de stries noirâtres ; reste des parties supérieures et inférieures d'un cendré jaunâtre, plus foncé sur le dos, blanchissant sous le ventre et irrégulièrement lavé de jaune ; queue noire largement terminée de blanc ; ailes noires avec une tache sur les primaires et le bord extérieur de la plupart des tertiaires, blancs.

Les jeunes ressemblent à la ©, mais leurs teintes sont moins prononcées ; le bec est brunâtre ou de couleur corne; les stries des côtés de la gorge sont à peine apparentes: le dessous est plutôt jaunâtre, avec peu ou point de gris.

Le Gros be.: à couronne noire habite l'Ouest des Etats- Unis et des Provinces britanniques, à l’est, jusqu’au Lac Supérieur, au nord, jusqu’à la Saskatchewan, au sud, en hiver, jusqu’à la vallée du Mississippi.

M. Wintle mentionne cet oiseau comme rare et accidentel à Montréal ; plusieurs ont été vus, dit-il, sur les terrains du Collège McGill, par le Dr Harrington, le 28 janvier 1890 ; quatre furent remarqués à Lanrairie, et deux autres à L''chine pendant le même hiver. Le premier qui, à ma con.:….issance, a fait son apparition dans les environs de Québec, fut tué le 11 mars 1890, à la Jeune Lorette. Plus tard, le 24 novembre 1903, quatre individus ont été tués à l’Ange-Gardien et, en décembre, trois autres ont été abattus à Ste-Foy.

Il niche dans les buissons ou sur les arbres À peu de distance du sol ; le nid est construit avec de petites branches, de petites racines, et tapissé À l’intérieur, de crin, de l'écorce fibreuse des arbres et quelquefois de mousse ; sa ponte est de trois à cinq œufs, d’un blanc verdâtre, maculés de brun. Ils mesurent 0.90 x 0.65. La ponte a lieu en mai ou juin.

Le nom de cet oiseau indiquerait qu’il ne se montre ou ne chante que le soir, ce qui est erroné, car il se voit et se fait entendre également à toutes les heures du jour, mais son chant est peu agréable à l’oreille.

Sa nourriture consiste en graines de pins et autres, quelquefois en insectes et larves de ces derniers, surtout de grosses fourmies.

Genre PINICOLA, Veilct.

Narines petites, plumes de la base du bec le recouvrant presque jusqu’au milieu de la mandibule supérieure, queue plus courte que les ailes ; pieds petits.

Pinicola enucleator leucura, (MULLER,) RICHMOND, 515,

Le Gros-Bec des pins.

PINE GROSBEAK.

Adulte 4. Livrée d’un beau rouge carmin, avec les plumes du dos noirâtres au centre ; bas ventre et région anale, d'un gris cendré ; ailes et queue noirâtres, lisérées de rose : secondaires bordées de blanc ; deux bandes d’un blanc rosé sur les ailes ; bec et pieds noirs ; lorums noirs. Longueur 8.25-9.00 ; ailes 4.50- 5-00 ; queue 3.70-4.45.

La © est d’un gris cendré, plus foncé sur le dos et plus pâle en dessous, avec la tête et le croupion d’un jaune brunâtre : ailes et queue lisérées de blanc,

Les jeunes ressemblent à la ©, mais ils sont d'une teinte plus pâle ; les bandes des ailes sont d’un brun jaunâtre pâle.

Ce n’est qu'à la troisième année que le jeune 4 revêt la livrée de l’aduite.

Le Gros Bec des pins habite l’est et le nord de i’Amérique septentrionale, depuis la Nouvelle-Angleterre et le Minnésota, en allant vers le nord, à l'automne, on le voit dans le sud de la Nouvelle-Angleterre, l'Ohio et, accidentellement, plus au sud.

Le Rév. C.-J. Voung a trouvé cet oiseau commun aux îles de la Madeleine, en juin 1897. M. le Dr Schmitt dit qu’il est assez commun pendant toute l’année À Anticosti F de même à Godbout d’après M. Comeau. Il est commun en hiver au lac Mistassini ( /. A. Macoun),M.Wintle dit qu’il se montre également commun à cette saison de l’année à Montréal, et qu’il visite souvent, dans la ville, les endroits où il trouve les fruits du Sorbier d'Amérique (Masquabina), qu’il mange. On le rencontre fréquemment dans les bois aux environs de la ville en automne et en hiver, ainsi que dans d’autres endroits de la province.

Son nid, qu’il place sur des conifères, est construit avec de petites racines et de petites branches, et garni à l'intérieur d’herbes et de lichens; sa ponte est de trois ou quatre œufs, d’un bleu verdâtre pâle, maculés de brun foncé, avec de faibles traces de lilas. Ils mesurent 1.00 x o. 70. La ponte a lieu en mai ou juin.

Il se nourrit des fruits de conifères, surtout de ceux de pins, aussi des graines de bouleau, de l’aulne et des baies.

Cet oiseau se voit toujours en bandes et fréquente de préférence les forêts et les bouquets de bois où croissent des conifères. Il est peu sauvage et s’apprivoise facilement ; il devient même familier au point de venir prendre sa nourriture dans la main qui la lui offre; son chant est doux et peu soutenu.

Genre CARPODACUS, Kaup.

Première rémige plus longue que la quatrième : épaisseur du bec à la base égale, ou plus grande que la longueur de la mandibule supérieure ; bec petit ; queue échancrée et plus courte que les ailes ; sommet de la tête avec plumes érectiles,

Carpodacus purpureus, (GMEL.) Gray, 517, Le Pinson pourpré. ù PURPLE FINCH,

Adulte 3. Couleur générale d'un rouge cramoisi ou rouge rose, plus intense sur la couronne et blanchissant sous le ventre et à la région anale ; dos rayé de brun foncé : ailes et queue noirâtres, lisérées de rouge, avec deux bandes obliques rouges sur les premières. Longueur 5.50-6.25 ; ailes 3:15-3.40 ; queue 2.302,60.

La $ est d'un brun olivâtre en dessus, moins intense sur le croupion et rayé de brun foncé; le dessous blanc, avec de larges

aux t dit osti ; mun qu'il 1ée à roits na), bois que

ruit ni À s ou cé, ). 70.

x de aies.

e de des !

irric et

raies de brun olivâtre, excepté au milieu du ventre et à la région anale ; une ligne au-dessus et en arrière de l'œil, avec une autre maxillaire, lanchâtres.

Les jeunes ressemblent à la ©, mais le jeune 3 à son premier printemps, a la gorge et la poitrine faiblement nuancées de rose, Ce n'est qu'à sa troisième année que le jeune 4 acquiert les couleurs des adultes.

Le Pinson pourpré, vulgairement appelé Orseau rouge, habite l'est de l'Amérique du Nord, à l’ouest jusqu'aux prairies ; il niche depuis les Etats-Unis du centre jusqu’au Labrador et à la baie d'Hudson et émigre, en hiver, dans les Etats-Unis.

Il est commun dans nos bois en été et il y niche, de même qu’à Montréal et dans un grand nombre d’autres localités. M. Wintle dit que quelques-uns passent l'hiver dans les bois ; mais je n'ai pas d'exemple qu’il ait été vu ici à cette saison, quoique l'on m'en ait apporté très à bonne heure en mars.

Il place son nid ordinairement sur des conifères dans la forêt ou quelquefois dans les vergers; il le pose à une moyenne distance du sol. Le nid se compose de petites racines, de tiges d'herbe, de parcelles d’écorce et au.res matières fibreuses végétales, ainsi que d’herbes molles; le tout est garni de crin à l’intérieur ; ses œufs, au nombre de quatre ou cinq, sont d’un bleu verdâtre, maculés de brun foncé. Ils mesurent 0.85 x 0.65. La ponte a lieu en juin.

Sa nourriture consiste en graines de toutes sortes, céréales et insectes ; il mange aussi au printemps, des fleurs de pommiers, de pruniers, etc., et lorsqu'il se montre en grandes bandes, il peut causer des dommages considérables aux arbres fruitiers en fleurs, de même que dans les champs d'avoine à l’automne,

La belle livrée de cet oiseau en fait un des plus beaux ornements de nos forêts et de nos bocages. Ses notes quoique courtes, peu fortes et douces, sont répétées avec vivacité ; elles ont un charme tout particulier. Outre ce chant, il possède encore un doux gazouillement qu'il module à demi voix pendant plusieurs minutes, Cet oiseau est peu sauvage et aime le voisinage de l’homme.

Genre LOXIA, Linné.

Mandibules allongées, comprimées et courbées en faulx, se

croisant À la pointe; ailes longues et pointues : queue courte et fourchue.

Loxia curvirostra minor, (BREHM,) Rincw. 591, Le Bec-Croisé d'Amérique.

AMERICAN CROSSBILL,

Adulte 3. Plumage d'un rouge brique ou rouge pâle, plus foncé sur le dos, avec les ailes et la queue noirâtres: sans bande blanche sur les premières ; couvertures inférieures de la queue

ordinairement grisâtres. Longueur 5.50-6.25 ; ailes 3.20-3.60 ; quete 1.85-2,40.

La 9, qui n'a pas non plus de blanc sur les ailes, est d'un olive verdâtre sale en dessus, rayée de brun grisâtre, avec le croupion et la tête plus jaunâtres : je dessous gris, avec la plupart des

plumes terminées de jaune ; cette teinte domine à quelques endroits: ailes et queue noirâtres.

Les jeunes sont d'un grisâtre sale ou d'un olive pile, plus clair

en dessous, strié partout de noirâtre, à l'exception des ailes et de la queue.

Le jeune 4 après sa première mue se montre avec un mélange

de rouge brique surtout aux parties antérieures ; il devient adulte à sa troisième année,

Le Bec-Croisé d'Amérique habite le nord de l'Améri-

que septentrionale, niche dans les Alléghanies et, depuis le nord de la Nouvelle-Angleterre, en allant vers le nord; en hiver, on le rencontre dans les Etats du centre, et accidentellement, plus au sud.

Il est commun et de passage à Montréal (Wintle), ainsi qu'aux environs de Québec, certains hivers. Il ya quelques années, un chasseur du lac St-Charles m'en a apporté plusieurs douzaines qu’il avait tué devant sa grange, durant une journée en hiver. L'espèce qui suit s'y trouvait en nombre à peu près égal. M. W. Baillargé ma dit en avoir vu une forte bande en juillet, à St-Michel de Bellechasse, ce qui ferait croire que ces oiseaux nichent dans les bois à cet endroit.

I1 niche ordinairement sur des conifères ; le nid est composé de petites branches, de mousse et garni à l’intérieur de crin, de plumes, etc. Ses œufs, au nombre de trois où quatre, sont d’un blanc verdâtre, maculés de brun et de

lavande. Ils mesurent 0.75 x 0.57. La ponte a lieu en mars ou avril.

A voir la singulière conformation du bec de cet oiseau, ainsi que de celui qui suit, on serait tenté de les prendre tous deux pour une anomalie; mais, destinés à se nourrir principalement de graines de conifères ou autres fruits durs, il leur fallait être pourvus d'un organe tout spécial pour ce genre de nourriture. Comime les Sittelles, le Bec-Croisé parcourt en tous sens les branches des arbres, pour y chercher des graines.

Loxia leucoptera, GEL. 522, Le Bec-Croisé à ailes blanches.

WHITE-WINGÉD CROSSBILL,.

Adulte 4. Plumage d'un beau rouge rose ou rouge cramoisi, noircissant sur le dos, avec le bas-ventre et les couvertures inférieures de la queue, blanches, rayés de noirâtre: ailes et queue noires, plus ou moins lisérées de blanc, avec deux bandes obliques blanches sur les premières. Longueur 6.00-6.50; ailes 3 50; queue 2.60.

La © est d'un olive verdâtre ou grisâtre, plus foncé sur le dos, rayé de brun foncé, avec le croupion d'un jaune safran ; le dessous semblable, mais plutôt d'une teinte ocreuse, avec taches peu apparentes plus foncées ; le bas-ventre est grisâtre, les plumes des couvertures inférieures de la jueue sont noirâtres et bordées de blanc ; ailes et queue comme chez le &.

Les jeunes ressemblent beaucoup à la © et sont striés partout ; mais le jeune 4, à son premier printemps, laisse voir quelques traces de rouge. et ce n'est qu'à son troisième, qu'il revêt la livrée adulte,

Le Bec-Croisé à ailes blanches habite le nord de l’Amérique septentrionale ; il niche dans les Alléghanies et, depuis le nord du Maine, en allant vers le nord; en hiver, on le rencontre au sud dans le centre des Etats-Unis.

Le Rév. C. J. Voung dit qu’il a vu cet oiseau en quantité au mois de juin 1897, sur les îles de la Madeleine, et M. le Dr Schmitt le mentionne comme assez commun pendant toute l’année à Anticosti; de même à Godbout, d'après M. Comeau, mais de distribution irrégulière ; il l’a trouvé très commun en juillet 1881, tandis qu’en juillet 1882, pas un seul ne s’y trouvait.

Il est commun et de passage à Montréal (HWéntle). Il

se montre parfois commun en hiver dans les bois des alentours de Québec, surtout à Lorette, à Charlesbourg et sur la côte de Beaupré, où je me suis procuré plusieurs spécimens en automne et en hiver. Je crois que cette espèce est pour le moins aussi commune ici, si non plus, que la précédente ; j'en ai tué quelques-uns dans le bois Gomin en juin, ces années dernières et je crois qu’il y niche.

Fig. 16. Le Bec.Croisé à ailes blanches.

Il niche dans les mêmes lieux que le précédent et son nid est construit avec les mêmes matériaux ; ses œufs sont d'un blanc verdâtre, maculés de brun et de lavande ; les taches sont plus nombreuses que chez ceux de son congénère. Hs mesurent 0.80 x o. 56.

Il fait sa ponte en hiver ou très à bonne heure au printemps; M. Van Bruyssel, ancien consul de Belgique, m'a apporté, en 1900, un jeune qui avait été trouvé le 15 février dans la forêt À Shawinigan ; ce jeune me paraissait avoir environ huit jours.

Genre ACANTHIS, Bechstein.

Bec très aigu ; ailes moins detrois queue au trois quarts de la longueur d nasales apparentes.

pouces et demi de longueur :

e l'aile et échancrée ; plumes

Acanthis linaria, (LINx.) Boxar. & SCHLEG. 598. Le Sizerin à tête roùge.

REDPOLL.

Adulte 4. Parties supérieures rayées de brun jaunâtre clair

et de brun foncé, avec le croupion blanchâtre, teinté de rose ; couronne d'un rouge cramoisi ; les joues et une étroite bande frontale, d'un blanc jaunâtre ; menton noir ; gorge et poitrine d'un rouge rose ; ventre blanc rayé de brun sur les côtés ; région anale blanche, parfois teintée de rose et quelque peu rayée de brun ; ailes et queue uoirâtres, lisérées de blanchâtre, avec deux bandes de blanc jaunâtre sur les premières, Longueur 4.50-5.00: ailes 2.80-3 05; queue 2.202,50,

La $ a le dessous d'un blanc jaunâtre sale, lavé de brun grisâtre et rayé de brun foncé sur les côtés ; peu ou point de rouge rose sur la poitrine, celui de la couronne est moins intense et plus restreint ; sans rouge sur le croupion.

Les jeunes ressemblent à la ©, mais leur livrée est plutôt d'un brun jaunâtre,

Le Sizerin à tête rouge habite la partie septentrionale de l'hémisphère nord et niche en dedans du cercle arctique. En Amérique, il se voit au sud, en hiver, jusqu'à New-York, au Kansas et dans le nord de la Californie.

Ilest très commun en hiver à Godbout ; de grandes bandes se voient constamment presque chaque jour (Comeau); ainsi en hiver à Montréal, il se voit en bandes depuis le 25 octobre jusqu'au 29 avril (Wintle). Quelquesuns nichent sur les îles de la Madeleine (Aéz. C. J. Young). I1 se montre commun à Québecet se voit par petites bandes à l'automne et au printemps; il est également commun dans un bon nombre de paroisses des alentours de la ville et sur la rive sud du fleuve aux mêmes époques.

J'ai vu autrefois en quantité ce petit oiseau à St-Denis ; il faisait son apparition à l'automne et disparaissait en hiver, pour se montrer de nouveau de fort bonne heure au printemps, alors que la neige recouvrait encore presqu’entièrementi le sol, faisant quelquefois société avec les oiseaux blancs ; en avril, il nous quittait pour aller faire sa ponte au nord.

Ce gentil petit oiseau, qui a aussi son petit ramage, est d'un iaturel gai, alerte et peu farouche ; il se laisse facilement approcher et si on le force de s'envoler, il revient presque aussitôt au même endroit,

Il niche sur les arbres À peu de distance de terre ou dans les buissons ; le nid est gros et construit avec des tiges d’herkes et des herbes fines, ordinairement garni de plumes. Sa ponte est de cinq ou six œufs d'un vert bleuâtre, quel-

que peu maculés de brun roux, Ils mesurent 0.65 x 0,50, La ponte a lieu en mai.

Il vit particulièrement de graines de toutes sortes, de de bourgeons, de baies, de petites feuilles succulentes et, à l'occasion, d'insectes et de larves.

Acanthis linaria holbællii, (Brk11M,) 1 )uBoIS, 628a. Le Sizerin de Holbæll.

HornLL's REDPOLL,

Cette variété ressemble à l'espèce précédente quant au plumage, mais elle est de taille plus forte, Longueur 5.00-5,08 ; ailes 2.85-3.05 : queue 2.25-2.45. La © est un peu plus petite,

Cette variété habite la partie septentrionale de l'hémisphère nord près du littoral de la mer. En Amérique, elle se rend au sud, en hiver, jusque dans le nord de New-York et du Massachusetts.

Cet oiseau se voit accidentellement dans la province, en compagnie du précédent. Ridgway dit que cinq ont été obtenus près de Québec, et Coues le mentionne également comme se voyant à Québec,

Ses œufs ressemblent à ceux du précédent, mais ils sont un peu plus gros.

Genre ASTRAGALINUS, Cab.

Bec pointu, commissure fortement angulée; couleur jaune, olive, noire et blanche : sans rouge, ni stries,

Astragalinus tristis, (LINN.) Cas. 529, Le Charéonnere: jaune, AMERICAN GOLDFI.'CH

Adulte 3. Couronne noire : livrée d'un jaune brillant, blanchissant sur les couvertures supérieures de la queue ; ailes et queue noires, avec deux petites bandes blanches sur les premières et une tache de même couleur à l'extrémité intérieure des rectrices ; couvertures inférieures de la queue blanches : bec et pieds couleur de chair. Longueur 4.45-5 40: ailes 2.60-2 90 ; queue 1.80-2.10.

En hiver, le noir de la tête disparaît : le plumage est d'un jaune brunâtre en dessus avec le dessous d'un brun blanchâtre ; de légères traces de jaune se voient sur tout le corps surtout aux parties antérieures,

La © a les parties supérieures olivâtres, sans noir sur la couronne, le dessous est d'un blanc grisâtre sale, plus où moins teinté de jaunâtre ; les ailes et la queue sont brunâtres, lisérées de blanchâtre, Plus petite que le #.

En hiver, sa teinte est plus brunâtre, le blanc des ailes ct de la queue est plus considérable et teinté de jaune brunâtre,

Les jeunes sont semblables À la © dans sa livrée d'hiver, mais d'une teinte plus brunâtre et ordinairement lavée de brun can. nelle ; le liséré des ailes est plutôt d'un brun jaunâtre pâle,

Le Chardonneret jaune habite l'Amérique du Nord, à l'est des Montagnes Rocheuses et, depuis le Labrador et le Manitoba, en allant vers le sud, A l'automne, il émigre dans les Etats-Unis.

Il est commun à Gaspé, mais nulle part commun dans le golfe St-Laurent (Zrewster). M. le Dr Schmitt dit qu'il est assez commun ‘ut l'été À Anticosti, et M. Comeau le mentionne comme généralement commun à Godbout. Il est très commun en été à Montréal et “iche dans le parc Mont-Royal; il se voit depuis le 7 avril jusqu'au 18 novembre (H'intle). Il est également commun aux environs de Québec, ainsi que dans toutes les paroisses environnantes et celles du côté sud du fleuve.

JT nice sur les arbres ou dans les buissons, À une distance de trois À quarante pieds du sol ; le nid est bien fait et construit solidement avec des fibres de végétaux, de l'herbe,de la mousse,de fines écorces d'arbres et des filaments cotonneux ; ce gentil petit nid est garni à l’intérieur de fleurs de chardon. Sa ponte est de trois À cinq œufs, d'un blanc bleuâtre. Ils mesurent 0.65 x 0.50. La ponte a lieu en juillet ou en août.

Sa nourriture consiste en graines, principalement celles du chanvre, de laïue, de soleil (Æelianthus annuus) et de chardon ; il mange aussi, à l’occasion, des insectes.

Le Chardonneret jaune est un joli petit oiseau que tout le monde connaît. Son chant doux, agréable à l'oreille et la beauté de son plumage en font un des plus beaux ornements de nos forêts et de nos bocages.

Il est naturellement porté À vivre dans la société de ses semblables et même pendant la ponte, il se voit encore par petites bandes, et si l’une de ces bandes passe là où un

des siens est posé, le cri de ce dernier attire ces oiseaux qui viennent s’abattre près de lui,

Son vol est ondulé ; il s'élève et descend alternativement après chaque coup d’aile, ce qui est caractéristique chez lui et en cela, il ressemble à celui du Chardonneret d'Europe.

Il affectionne beaucoup le chanvre et partout où cette plante croît, on est toujours sûr d'en rencontrer quelquesuns qui viennent se poser sur les tiges de cette plante, afin d'y chercher des graines : pour les atteindre, il se pose souvent la tête en bas. Dans ces moments, il est tellement occupé à sa besogne, qu'on peut l’approcher de bien près, avant qu’il s'envole, comme j'ai bien des fois constaté ce fait à St-Denis de Kamouraska.

“ Ces oiseaux, dit Nuttall,sont essentiellement nomades et errants ; ils vivent toujours en bandes et ne se séparent guère, même au temps des amours. Au retour du printemps on les voit se dépouiller de leur humble vêtement d'hiver et les 3 revêtir une livrée d'or. Ils se réunissent alors en grand nombre sur les branches d’un même arbre et font retentir l'air de leurs chants de joie, véritables concerts, où chacun s'efforce de surpasser son voisin, par la variété, la douceur et la gaieté de son gazouillement, Ils sont si habiles à varier leurs intonations que parfois l’on dirait que leur chant flotte sur la brise lointaine et semble être aussi faible que le bourdonnement de l'abeille, puis il éclate en un crescendo aussi retentissant que celui du serin... Lorsqu'ils visitent nos jardins à la recherche de graines, on dirait qu’ils ont conscience du petit larcin qu’ils veulent commettre, car ils font alors entendre un petit cri plaintif de »né-b5, mé-bi, avec cette autre note de /s4rari, tshivi Ce sont encore ces mêmes notes qu'ils font entendre et qu’ils répètent à chaque coup d’aile dans leur vol onduleux.

“ Le voisir ige de nos maisons et de nos jardins a pour eux un attrait tout particulier. En effet,on les voit souvent, à la fin de l'automne, rechercher, dans ces endroits, diverses graines, qu'avec beaucoup d’habilité, ils détachent des plantes. Il est si gentil de les voir suspendus la tête en bas pour saisir les graines dont ils se nourrissent. Comme

le Chardonneret d'Europe, il aime tout particulièrement les graines de chardon et quelques autres de cette famille de composée ”. (1)

Genre SPINUS, Koch.

Bec très pointu ; ailes longues et pointues : tarse à peu pris aussi long que le doigt médian, l'ongle compris ; plumage rayé partout ; sans rouge.

Spinus pinus, (WiLLs.) SrrIx. 533, Le Chardonneret des pins.

PINE SISKIN.

Adultes 49. Plumage strie partout de noirâtre et de brun olive en dessus, de brun et de blanchâtre ou blanc jaunâtre en dessous ; une tache sur les primaires, la base des secondaires et celle de la queue, d’un beau jaune soufre ; le reste des ailes et de la queue, noirâtre, liséré de jaunâtre ou de blanchâtre : tout le plumage au printemps est plus ou moins lavé de jaunâtre, particulièrement sur le croupion; queue échancrée. Longueur 4.50-5.25 ; ailes 2.75-2.90 ; queue 1.85-1.95.

Les jeunes sont semblables, mais ils ont une teinte plus fauve.

Cette espèce varie dans son plumage, mais la coloration jaune des ailes et de la queue ne change pas.

Le Chardonneret des pins habite l'Amérique du Nord ; il niche depuis le nord des Etats-Unis et dans les Alléghanies, en allant vers le nord, ainsi que dans les Montagnes Rocheuses, au sud, jusqu’au nouveau Mexique ; en hiver, il émigre dans les Etats-Unis. Cependant il niche plus particulièrement dans les provinces britanniques.

Il est assez commun pendant toute l'année à Anticosti (Schrnitt), et Brewster l’a trouvé par bandes à la baie Ellis. Bishop dit qu’il est un des plus communs sur les îles de la Madeleine. M. Comeau le mentionne généralement comme commun à Godbout. Ilse montre commun à Montréal, en hiver (Wintle). Chaque automne nous en voyons quelques petites bandes aux environs de Québec et même dans les jardins et les parcs de la ville. Ilest commun ailleurs aussi et il passe l'hiver dans la forêt.

Il niche sur des conifères et particulièrement sur les pins ou les cèdres. Le nid est construit avec de petites racines, des herbes sèches et garni de crin à l’intérieur.

(1) Nuttaï!, Manual of Ornithology of the U. S. and of Canada, p. 595-96.

Ses œufs, au nombre de trois À cinq, sont d’un blanc verdâtre, maculés de brun roux. Ils mesurent 0.68 x 0.48. La ponte a lieu en mai ou juin.

Sa nourriture consiste surtout en graines et quelques insectes. Son chant ressemble beaucoup à celui du précédent.

Genre PASSER, Brisson.

Bec court un peu bombé, incliné à la pointe; dessous de la mandibule inférieure légèrement convexe : une tache d'un brunâtre

clair à la base des rémiges ; ailes et tarses médiocres ; queue échancrée.

Passer domesticus, (LINN.) Kocn.

Le Moineau domestique.

HOUSE SPARROW ; ENGLISH SPARROW.

Adulte 4. Parties supérieures d’un brun roux, rayé de noir, avec le dessus de la tête et la nuque d'un gris cendré, foncé ; petites couvertures des ailes et une tache sur le côté de la tête en arrière de l'œil d'un brun roux vif : parties inférieures d'un brun cendré clair, avec la gorge, le menton et les lorums noirs ; ailes noirâtres lisérées de brun roux, avec une bande oblique blanche ;

pieds de couleur chair. Longueur 5.50-6.25 ; ailes 2.85-3.00 ; queue 2.35-2.50

La $ a des couleurs moins vives ; les parties inférieures sont d'un cendré clair ; sans noir à la gorge ni au menton et sans trace de brun roux vif.

Les jeunes $ ressemblent à la 9.

Le Moineau d'Europe a été importé à Québec en 1868, et s’est multiplié rapidement ; il est si nombreux qu’on le voit en troupes considérables dans les villes et même dans les campagnes où il cause, dit-on, des dommages appréciables, soit dans les granges l’hiver, soit dans les champs, au temps des semailles et de la moisson.

Quoique granivore, il détruit pourtant un bon nombre d'insectes; mais les services qu’il rend compensent-ils les dommages qu’il cause ? L'opinion contraire est soutenue par des naturalistes compétents.

La 9, dans les villes, niche sous les gouttières des toits ou dans des trous de muraille et À la campagne, sur les arbres. Elle fait plusieurs pontes par année, ordinairement trois. Ses œufs, au nombre de quatre à six, sont d’un cendré brunâtre, maculés de brun.

Le Moineau est naturellement querelleur et chasse de son canton les oiseaux plus faibles que lui. De plus, il ne se gêne pas de s'emparer des petites maisonnettes que, dans les cités, l’on érige pour les Hirondelles: ou encore, il ira parfois pondre quelques œufs dans des nids étrangers, ainsi que je l’ai observé dans un nid de Fauvette jaune, mais ceci ne semble pas entrer dans ses habitudes,

Cependant en dépit de ces petites violences, de ces petits rapts, ne nous fait-il pas plaisir de retrouver, lorsque la terre est ensevelie sous un linceul de neige et que toute trace de végétation a disparu, que nos bocages sont mornes et silencieux, ne nous fait-il pas plaisir vraiment de retrou. ver encore au milieu de nous, ces chers petits êtres qui, par leur pétulance et leur gaîté, semblent nous faire oublier la monotonie des sombres jours de l'hiver ?

Genre PASSERINA, Vieillot.

Bec très petit et conique: ailes très longues et pointues ; première et deuxième rémiges les plus longues ; ongle du doigt postérieur très long, peu recourbé ; gonys droit et très court,

Passerina nivalis, (LINN.) VixiL. 534, Le Plectrophane de neige, SNOWFLAKE,.

Adulte Z. Plumage d'un blanc pur avec le dos et les scapulaires noirs, rayé de blanc : ailes et queue noires, avec la plupart des secondaires, la base des primaires et les trois rectrices extérieures, blanches ; bec jaunâtre à extrémité noire; pieds noirs. Longueur 6.50-7.00 ; ailes 4.20-4 50 ; queue 2,80-3.16.

En hiver, toutes les parties supérieures sont lavées de brun jaunâtre ou de rouille, avec une bande sur la poitrine et les côtés du corps, égaiement teintés de cette même couleur.

La $ a à peu près la même livrée que le 4 à l'arrière saison, mais elleest plus grisâtre, le noir est moins intense, avec moins de blanc aussi sur l'aile et le dessus du corps est strié de noir. Elle est plus petite que le &.

Le Plectrophane de neige, vulgairement nommé Ossean blanc, habite la partie septentrionale de l'hémisphère nord, et niche dans les régions arctiques. Dans l'Amérique du Nord, il émigre, à l'automne au sud, jusque dans le nord des Etats-Unis,et quelquefois dans la Georgie,le sud de l'Illinois, le Kansas et l'Orégon.

Il est assez commun à l'ile d’Anticosti (Schmitt), et très commun en hiver, ilse voit en grandes bandes à Godbout où on le rencontre jusqu'au milieu de mai (Comeau). Il est abondant en hiver à Montréal et arrive vers le milieu d'octobre en grandes bandes ; je les ai vus depuis le 10, octobre jusqu’au 26 avril (Wintle).

Il se montre en grandes bandes au printemps et à l'automne dans les environs de Québec, sur la côte de Beaupré et surtout à l’île d'Orléans.

Il se voit aussi en grand nombre, dans presque toutes les patoisses en descendant le fleuve sur la côte sud.

Il nous arrive de bonne heure en Inars, séjourne at milieu de nous jusqu’à la fin d'avril et se dirige ensuite vers le nord pour y faire sa ponte. En septembre, il nous revient pour nous quitter très tard À l’automne ; cependant quelques-uns passent l'hiver dans certaines parties de la province.

11 niche à terre, souvent au milieu d’une touffe d'herbe; le nid est construit avec des herbes et de la mousse, et garni de plumes. Sa ponte est de quatre ou cinq œufs, d’un blanc verdâtre, maculés de bruu jaunâtre et de lilas. Ils mesurent 0.90 x 0.65.

L'Oiseau blanc fréquente les champs, le bord des lacs, des rivières et des fleuves, mais il ne se voit pas dans la forêt. Toutefois il se pose volontiers sur les arbres ; son vol est ondulé, ordinairement peu élevé et soutenu FOTE voyage en bandes et demeure d'ordinaire peu de temps au même endroit. Son chant est court et doux, mais son cri d’appel est fort et perçant.

Il se fait, chaque année, une grande destruction d'Oiseaux blancs, et pourtant leur nombre ne semble pas diminuer. Le mode je pius en usage à la campagne de le tuer est de l’attirer avec un appât ; à cette fin on sème sur la neige, une longue traînée de graines de mil et on le tire au fusil.

Cependant, à l’île d'Orléans, là où ils sont très nombreux, on ne les tire pas au fusil, afin de ne pas les effrayer, mais on les capture vivants au moyen de fils tendus aux. quels sont attachés des crins À nœuds coulants et fixés sur

des appâts; en se posant à cet endroit, les oiseaux se font prendre à ces crins par les pattes ou le cou, Il se nourrit de graines de différentes sortes, de très

petits mollusques et d'insectes,

Genre CALCARIUS, Bechstein.

Bec un peu plus gros que dans le genre précédent ; gonys plus court que le pouce, l'ongle excepté, et moins long que l’épais. seur du bec; pouce avec l'ongle plus long que le doigt médian,

Calcarius lapponicus, (LINN.) STEJx. 536.

Le Plectrophane de Laponie.

LAPLAND LONGsPuR.

Adulte 4. Toute la tête, le menton, la gorge et le haut de la poitrine, d'un noir profond, avec un large collier de brun roux foncé sur le dessus du cou, une bande d'un brun jaunâtre ou blanche en arrière de l'œil ; reste des parties supérieures d'un brun foncé, rayé de brun jaunâtre ou de blanchâtre ; ailes et queue noirâtres ; les premières lisérées de brunâtre pâle ; une tache blanche à l'extrémité des rectrices latérales ; grandes couvertures des ailes bordées de roux brun foncé; reste des parties inférieures blanc, rayé de noir sur les côtés du corps : bec jaune avec bout noir, Longueur 6.10-6 90 ; ailes 3.60-3.90.

La Q a le noir des parties antérieures plus restreint et interrompu, ou en partie voilé par du gris; le reste du dessus est semblable au 4, et le dessous peu différent.

En hiver, le 3 ressemble beaucoup à la © du printemps ; le noir est également voilé par du gris, et ses teintes sont moins vives.

Les jeunes ont le dessus d'un brun jaunâtre, largement strié de noir; le dessous d’un brun jaunâtre pâle, strié de noirâtre antérieurement.

Le Plectrophane de Laponie habite les régions arctiques des deux hémisphères en été et, dans l'Amérique du Nord, il émigre, au sud en hiver, jusque dans le nord des Etats- Unis, et quelquefois à New-Vork, dans l'Ohio, l’Orégon, le Kansas et le Colorado.

M. Comeau dit que de grandes bandes se voient À Godbout pendant la dernière partie d'avril et y demeurent jusqu’au milieu de mai. Ils sont alors très abondants. M. Wintle le mentionne comme rare en hiver à Montréal, et dit que cette espèce se trouve quelquefois avec les oiseaux

blancs. Il se voit à Québec, à l'île d'Orléans et ailleurs, associé aux oiseaux blancs, mais il n’est pas commun.

Il niche à terre dans la mousse où dans l’herbe, à l'exemple de son congénère ; son nid est consiruit avec des herbes sèches et garni de plumes ; il pond de quatre à six œufs grisâtres, beaucoup maculés de brun chocolat. Ils mesurent 0.80 x 0.60. La ponte a lieu en mai, juin ou même en juillet.

Sa nourriture consiste en graines de diverses sortes et insectes.

Genre POŒCETES, Baird.

Tarses plus longs que le doigt médian avec l'ongle ; ailes plus longues que la queue : plumage strié en dessus, sûr les côtés du corps et sur la poitrine, courbure de l'aile d'un brun roux.

PoϾcetes gramineus, (C 4EL.) BAIRD, 540.

Le Pinson à ailes baies.

VESPER SPARROW.

Adultes 39. Parties supérieures rayées de brun grisâtre, de noirâtre et de gris pâle : les raies sont plus étroites et plus rapprochées sur la tête et le cou : une ligne superciliaire blanchâtre ; ailes d'un brun noirâtre ; primaires lisérées de blanc grisâtre, secondaires et plusieurs des couvertures bordées et terminées de blanc et de brun ; les petites couvertures sont d'un brun roux vif ; parties inférieures d’un blanc pâle, avec nombreuses stries d’un brun grisâtre foncé sur la poitrine, les côtés de la gorge et du menton ; queue noirâtre, bout des rectrices latérales, et le côté extérieur de la première, blancs: mandibule inférieure d'un jaunâtre pâle, la supérieure noire ; pieds d’un jaunâtre pâle. Longueur 5-50-5 70 ; ailes 2.95-3.40 ; queue 2.40-2.75.

Les jeunes sont semblables aux adulies, mais les teintes sont moins prononcées.

Le Pinson à ailes baies habite l’est de l'Amérique du Nord, jusqu'aux prairies À l’ouest et niche, depuis la Virginie, le Kentucky et le Missouri, au nord jusqu’au Manitoba et au Nouveau-Brunswick : à l'automne, il émigre dans les Etats-Unis du sud,

M. Wintle le mentionne comme commun en été dans le district de Montréal, nichant sur l'île, I] est rare aux

alentours de Québec; je n’en ai vu encore que quatre spécimens.

11 niche à terre dans l'herbe des prairies ou dans les pâturages; son nid est construit avec des herbes sèches et garni de crin. Il pond quatre ou cinq œufs, d’un blanc verdâtre pâle, maculés de brun roux de diverses teintes. Ils mesurent 0.80 x 0.60. La ponte a lieu en mai ou en juin.

Cet oiseau fréquente les endroits déserts, les prairies, les champs cultivés et les pâturages, et il niche dans ces lieux. On dit que cet oiseau a l'habitude de chanter le soir et lorsque le temps est sombre alors que tous les autres se taisent.

Genre PASSERCULUS, Bonaparte.

Bec délié, allongé ; gonys droit : ailes courtes et rondes, plus longues que la queue; pieds robustes : doigt médian avec l'ongle pas plus court que le tarse; queue arrondie avec la pointe des rectrices aiguës, -

Passerculus sandwichensis savanna, (\Vizs.) Ricw. 542a.

Le Pinson des prés.

SAVANNA SPARROW.

Adultes 4 ©. Parties supérieures d'un gris brunâtre, strié partout de noirâtre, de brun roux et de gris blanchâtre : ces stries sont plus larges sur le milieu du dos et plus étroites sur le cou et la tête ; couronne séparée au centre par une étroite bande d'un blanchâtre obscur ; ailes noirâtres, avec plusieurs rémiges et couvertures bordées de brun roux : queue noirâtre à rectrices assez étroites et pointues, sans blanc sur les latérales : bord de l'aile et une étroite bande superciliaire, jaunes, sans brun roux sur les petites couvertures de l'aile; parties inférieures blanches, teintées de jaunâtre, avec de nombreuses stries noirâtres, excepté au milieu du ventre et à la région anale; pieds de couleur chair, Tongueur 4:85-5 50 ; ailes 2.60-2.90; queue 1.90-2,20.

Les jeunes sont semblables aux adultes, mais la teinte claire des parties supérieures est remplacée par du brun jaunâtre pâle; les stries des parties inférieures sont moins prouoncées ; ordinairement sans ligne jaune au-dessus de l'œil.

Le Pinson des prés habite l’est de l'Amérique du Nord jusqu'aux plaines à l’ouest et niche depuis le centre des Etats-Unis, au nord, jusqu’au Labrador et dans la région de laÿbaie d'Hudson ; à l’automne, il émigre dans les Etats du sud.

Cet oiseau se montre très commun sur les îles de la

Madeleine et niche dans les champs (Zishop), ainsi que sur les îles recouvertes d'herbes et le littoral du golfe St-Laurent (Brewster). 11 est assez commun à Godbout (Comeau), et se voit aussi sur les îles et le bord de la baie James. Il est très commun en été dans la province,

Il niche dans l'herbe des Champs ; son nid est construit avec des herbes sèches et placé dans un petit enfoncement du sol ou il est caché dans une petite touffe d'herbe. Sa ponte est de trois à six œufs d’un blanc grisâtre ou verdâtre, maculés de brun clair et de lilas, surtout au gros bout ; ces taches sont très nombreuses. Ils mesurent 0.76 x 0.54. La ponte a lieu en mai ou juin.

Cet oiseau est certainement un des plus communs que nous ayons ici en été. Il fréquente particulièrement les champs, les prairies et les pâturages, de préférence aux grands bois ; on le trouve dans les terrains secs, les endroits marécageux et sur les rives du fleuve. Je l'ai vu en quantité à St-Denis de Kamouraska et dans les paroisses avoisinantes, et j'ai maintes fois trouvé son nid, Son chant quoique court et faible n'est pas dépourvu d’un certain charme. Lorsqu'on le force de s'envoler, il a pour habitude, si le danger n’est pas pressant, de courir sur le sol.

Il se nourrit de graines de toutes sortes, d'insectes, etc.

Genre AMMODRAMUS, Swainson.

Bec allongé et délié: ailes courtes et arrondies, un peu plus longues que la queue; cette dernière très arrondie, avec les rectrices étroites, raides et aiguës ; pieds gros ; doigt médian avec l’ongle, pas plus court que le tarse.

Ammodramus nelsoni subvirgatus, (DwicuT,) NORTON,

Le Pinson à queue aigue.

ACADIAN SHARP-TAILED SPARROW,

Adultes 49. Parties supérieures d'un olive grisâtre, avec quelques taches de noirâtre et de blanc grisâtre sur le dos et les couvertures des ailes; couronne d'un brun verdâtre, avec une large bande médiane d'olive grisâtre foncé ; une bande superciliaire et les côtés de la tête d’un orangé brun, renfermant une tache de gris olive sur les oreilles; parties inférieures d'un blanc sale ; poitrine et côtés du corps teintés de brun jaunâtre pâle, avec quelques stries peu apparentes de brun foncé ; ailes et queue bru-

nes, lisérées de brun jaunâtie pâle ; quelques tertiaires noires au centre ; rectrices étroites et pointues. Longueur 5.20-5.90 ; ailes 2.30-2.50 ; queue 2.,00-2.20.

Les jeunes ont le dessus de la tête et le dos rayés de noir, sur un fond d'un brun ocreux pâle ; les parties inférieures d'un brun jaunâtre très pâle, rayé de noirâtre sur la poitrine,

Le Pinson à queue aiguë habite les côtes de 1: Nouvelle-Angleterre et du Nouveau-Brunswick, et niche au bord des endroits marécageux ; à l'automne, il émigre au sud jusque dans les Carolines.

Il se voit à la Rivière-du-Loup, à l'Ile-Verte et probablement dans d'autres localités sur la côte sud du fleuve, là où l'eau est salée. Je l'ai souvent rencontré autrefois sur les grèves de St-Denis de Kamouraska où il venait chaque printemps élire domicile dans les grandes herbes marines qui croissent sur le rivage. Voici ce que j'écrivais en 1883, lorsque je signalais pour la première fois sa présence dans notre province :

Ce Pinson jusqu’à ce jour, n’a pas été introduit dans notre faune; nos naturalistes canadiens ne soupçonnaient pas même son existanice dans notre pays. En 1877, j'en ai tué quelques individus sur les grèves de St-Denis de Kamouraska, lieu convenable à sa nourriture et À ses habitudes. Ces grèves, qui ont une étendue considérable surtout à basse marée, sont recouvertes en partie de plantes aquatiques et terrestres, où l’on voit souvent, à peu de distance les unes des autres, de petites et même de larges flaques d’eau vaseuse ; autour de ces mares, il faut cheminer avec prudence, autrement on s'expose à faire une connaissance plus intime avec la boue qu’elles contiennent, et souvent cette boue est presque liquide à plusieurs pieds de profondeur. C’est au bord de ces étangs que vit cet oiseau. Il est peu commun et d’un naturel farouche. Son unique chant se réduit à ces faibles notes: Piche-che-joup, qu'il répète à de longs intervalles, en accentuant la dernière note.

Il niche à terre ; son nid est composé d’herbes sèches, et sa ponte est de quatre ou cinq œufs blanchâtres, avec nombreuses petites taches de brun roux. Ils mesurent 0.76 x 0.58. La ponte a lieu en juin.

Il se nourrit de très petits mollusques, de crevettes, d’insectes marins et de graines d'herbes aquatiques et terrestres.

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ÉD UT LE © J'Ales o à,

Genre ZONOTRICHIA, Swainson.

Bec de moyenne grosseur, conique, à commissure peu angulée ; ailes de trois pouces ou plus de longueur, avec deux bandes ; les primaires les plus longues sont jes deuxième, troisième et

quatrième: queue plus ou moins arrondie; tarse égal au doigt médian, l'ongle compris,

Zonotrichia leucophrys, (ForsT.) Swarns. 554, Le Pinson à couronne blanche, WHITE CROWNED SPARROW.

Adultes 4 ©. Couronne noire, séparée par une bande blanche au centre et par deux autres latérales, galement blanches, se réunissant toutes trois sur l'occiput ; pen d'un cendré brun, passant au blanchâtre sur le menton et le milieu du ventre: lavé de brun roux sur les côtés, les couvertures inférieures et supérieures de la queue; milieu du dos rayé de brunâtre et de blanchâtre ; ailes brunâtres avec deux bandes obliques blanches, bordées de brun roux sur les secondaires et de blanchâtre sur les primaires ; queue brune, lisérée de brun clair ; bec et pieds rougeâtie,. Longueur 6.50-7.50 ; ailes 3 00-3.30 ; queue 2.80-3.20.

Le noir de la tête est remplacé chez les jeunes, par du brun roux, et le blanc, par du brun clair. Le gris est lavé de brun, et les parties supérieures sont plus brunâtres.

Le Pinson à couronne blanche habite l'Amérique du Nord et niche en grand nombre au Labradoi, à la baie d'Hudson, quelquefois dans la Nouvelle-Angleterre, dans les Montagnes Rocheuses et le Sierra Nevada. En hiver, il se voit au sud jusque dans le Mexique et même plus loin.

Il est assez rare en été à Anticosti (Schmitt). M. Comeau dit qu’il niche à Godbout, et qu’il n’est pas commun ; mais il l’est au lac Mistassini d’après M. J.M. Macoun. Il est rare et de passage à Montréal (Wintle). Il est plutôt commun au printemps et à l'automne À Québec, ainsi que dans plusieurs paroisses des environs. Je l’ai vu souvent par petites bandes à St-Denis, à l’époque de ses migrations.

Il niche à terre, dans l’herbe ; le nid est construit avec de grosses herbes sèches et garni à l’intérieur d'herbes fines et de crin. Sa ponte est de quatre ou cinq œufs, d’un bleu verdâtre pâle, maculés de brun roux et de grisâtre.

Ils mesurent 0.80 x 0.60. La ponte a lieu en juin.

Ce Pinson est un des plus gros de son genre et aussi un des plus beaux ; il se voit d'ordinaire par petites bandes,

ulée ; des ; ne et

doigt

et fréquente les buissons, les haies d'arbrisseaux et la lisière du bois. 11 possède un chant très doux, qui consiste en six ou sept notes, d’un accent plaintif, qu'il répète à de courts intervalles,

Il vit de graines de diverses plantes, de baies et d'insectes. ‘

Zonotrichia albicollis, (GMEL.) Swains. 558,

Le Pinson à gorge blanche.

WHITE THROATED SPARROW,

Adulte 4. Couronne noire, séparée au centre par une bande d'un blanc gti âtre ; une autre superciliaire, jaune des narines à l'œil et, d'un blanc grisâtre en arrière; parties supérieures rayées de noir, de brun roux et de blanc fauve: croupion d'un brun cendré, sans stries ; ailes noirâtres largement bordées de brun roux, avec deux bandes obliques blanches : bord de l'aile jaune ; rectrices noirâtres ; parties inférieures blanches, teintées de brun sur les côtés du corps et de cendré sur la poitrine; gorge blanche, Longueur

Les couleurs de la © sont un peu plus ternes, le noir de la tête est moins prononcé, et le blanc grisâtre est plus pâle ; le jaune est moins vif ; le blanc de la gorge est moins apparent. |

Les jeunes sont striés en dessus de brun jaunâtre et de noirâtre, sans bandes de la tête bien distinctes: le jaune est peu ou

int apparent; les parties inférieures sont d'un blanc sale, lavé de Jaune brunâtre et strié de noirâtre, excepté sous le ventre.

Le Pinson à gorge blanche habite particulièrement l'est de l'Amérique du Nord jusqu'aux plaines ; il niche depuis la partie nord des Etats-Unis jusqu’au Labrador et le pays des fourrures; à l'automne, il émigre au sud, depuis le centre des Etats-Unis, en allant vers le sud.

M. le Dr Schmitt dit que cet oiseau est assez commun de mai à octobre à Anticosti, et M. Comeau le mentionne comme le plus commun des Pinsons à Godbout, nichant partout. Il est commun au lac Mistassini ( /.-A/. Macoun), de même qu’à Montréal, et niche dans le parc du Mont Royal, d’après M. Wintle. Il se montre commun pendant tout l'été à Québec et dans les alentours, de même qu’à St- Denis et dans les paroisses environnantes et autres.

Il niche à terre ou quelquefois entre les branches d’un arbre renversé, souvent à la lisière de la forêt, ou dans des buissons. Son nid est gros et construit avec de grosses

herbes À l'extérieur et de plus fines à l'intérieur. Sa ponte est de quatre ou cinq œufs, variant en couleurs, mais ordinairement blancs où d'un blanc bleuâtre, très maculés de brun de diverses teintes. Ils mesurent 0.85 xo.62. La ponte a lieu en juin.

Il fréquente la lisière des forêts, les bocages, les vergers, les haies et les champs. On lui donne le nom vulgaire de sifleur à cause de son chant qui ressemble à un siffle. ment clair et quelque peu plaintif, que les anglais ont rendu Par ces notes: so-uhea/ peabody, Peabody, peabody.

“A l’aurore des beaux jours du mois de juin, dit Maynard, quand encore un nuage empourpré est suspendu aux cimes des montagnes sur lesquelles les fougères au délicat feuillage, toutes briliantes de gouttelettes de rosée, se balancent au-dessus des ruisseaux toujours en éveil, quand les feuilles récemment écloses étalent au-dessus de nos têtes leurs teintes les plus éclatantes, c'est à ce moment qu'il est surtout délicieux d'entendre les roulades du Pinson à gorge blanche, Ce chant se compose de sifflements doux et prolongés, répétés à diverses reprises et quelque peu mélancoliques, mais aussi très agréables, Notre petit musicien gazouille non-seulement durant les heures plus fraiches du matin, mais le soleil du midi le trouve encore occupé à nous faire entendre ses mélodies, Puis lorsque le soleil à son déclin, descend vers l'horizon ces oiseaux deviennent plus silencieux, mais ils recommencent leur concert au

retour de la fraicheur du soir, Ainsi chantent-ils tout le long du jour, mais même parfois il leur arrive de faire éclater leur chant au milieu des ténèbres de la nuit. Surtout quand l’astre des nuits fait étinceler le sommet dénudé de nos montagnes et que ses rayons argentés se glissant à travers les plus épaises forêts, vont illuminer la demeure du Pinson à gorge blanche, c’est alors que son chant a un charme tout spécial et dont rien ne peut égaler la beauté” (1)

Genre SPIZELLA, Bonaparte.

Bec petit, conique ; plumage sans jaune ; sans stries en des. sous chez les adultes ; queue longue et échancrée; ailes moins de trois pouces de longueur, les plus longues plumes des ailes sont, depuis la deuxième à la cinquième,

(1) Maynard. Birds of Eastern North America, p. 99.

Spisella monticola, (GuxL.) Ba:rD, 569, Le Pinson de montagne. TREK SPARROW.

Adultes 4 9. Couronne d'un brun roux, avec une ligne superciliaire d'un blanc grisâtre; dos et scapulaires d'un brun roux, rayé de noir et de grisâtre: cou et croupion d'un brun grisâtre ainsi que les côtés de la tête; ailes et queue brunes, bordées de roux brun pâle, avec deux bandes obliques blanches sur les premières ; grandes couvertures et tertiaires bordées de brun roux vif; parties inférieures d'un blanc sale, teinté de cendré antérieurement, avec une tache brune au centre de la poitrine ; le reste lavé de brunâtre, excepté au milieu du ventre : bec noir en dessus et jaune en dessous, Longueur 6.00 - 6.50 ; ailes 2,80 - 3.10; queue 2.60 - 2.90.

Les jeunes ont le sommet de la tête brunâtre, rayé de notrâtre; la bande superciliaire, les côtés de la tête et du cou sont d'un blanchâtre sale, finement rayé d'une teinte plus foncée ; poitrine d'un brun jaunâtre sale, rayé de noirâtre et teinté de rouille sur les côtés,

Le Pinson de montagne habite l'est de l'Amérique du Nord, jusqu'aux prairies À l'ouest, et niche au nord des Etats-Unis jusqu'aux côtes arctiques. A l'automne, il émigre dans les Carolines, le Kentucky et l'est du Kansas,

Cet oiseau se montre accidentellement à Godbout (Comeau).. Mais il est tout à fait commun au lac Mistassini et y nichait en 1885 (/. 4. Macoun), M. Wintle dit qu'il est commun et de passage à Montréal, qu'on le voit du 7 au 28 avril, et depuis le 25 octobre jusqu’au 7 novembre, A Québec, il se montre commun pendant ses migrations de printemps et surtout celles d'automne.

11 niche à terre dans une dépression du sol, dans la mousse où quelquefois sur les arbres ou arbustes: son nid est composé d'herbes et tapissé de plumes ; il pond de trois à * quatre œufs d’un blanc verdâtre, abondamment maculés de brun roux. Ils mesurent 0.80 x o. 55. La ponte a lieu en juin.

Cet oiseau fréquente les petits bouquets de bois, les buissons, les haies d’arbustes. Il est un de ceux qui nous quittent le plus tard à l'automne et qui nous arrivent le plus à bonne heure au printemps.

Il se nourrit *- grains de diverses espèces de plantes et parfois d’ins es. Son chant est clair et fort.

Spizella socialis, (WiLs.) Bonar. 560.

Le petit Pinson à couronne rousse.

CHIPPING Sparrow.

Adultes 49. Dos et scapulaires rayés de noir, de brun roux et de brun grisâtre, avec le croupion cendré; couronne d'ua brun roux ; front noir, divisé au centre par une petite ligne blanche ; une ligne superciliaire d'un blanc grisâtre, et une autre à travers l'œil, noirâtre ; deux petites barres blanchâtres sur les ailes qui sont brunes, ainsi que la queue, et bordées de brun roux sur Îles premières, particulièrement sur les scapulaires et les secondaires ; parties inférieures, côtés de la tête et du cou, d'un cendré clair presque uniforme et sans tache, blanchissant sur la gorge ; bec en été noir ; pieds d’un jaune pâle. Longueur 5.00-5 85 : ailes 2.55 2.90 ; queue 2.20-2,60,

Eu hiver, les teintes sont plus pâles, avec les parties inférieures lavées de brun ; la couronne est ordinairement striée de noir; le bec est d’un brun cannelle,

Les jeunes ont les parties supérieures, y compris la couronne, brunâtres, rayées de noirâtre ; une ligne superciliaire d'un blanc jaunâtre pâle, avec de fines stries de noirâtre : poitrine et côtés striés de noirâtre sur un fond blanc grisâtre,

Le Pinson familier habite l’est de l'Amérique du Nord à l’est des prairies ; il niche depuis le golfe du Mexique, au nord, jusque dans l’intérieur du Canada et Terre-Neuve. A l'automne, il émigre au sud jusque dans l’est du Mexique.

Ce petit oiseau se montre commun aux alentours de Québec pendant tout l'été; plusieurs mêmes nichent sur les arbres des jardins de la ville; il nous arrive à la fin d’avril et s’en retourne vers la mi-septembre. Je l’ai rencontré dans quelques paroisses non loin de Québec, mais je ne l’ai pas vu à St-Denis, ni dans les paroisses des alentours. En 1882, je lai remarqué à Gaspé, mais il n’y était pas commun. M. Wintle dit qu’il est très commun à Montréal en été, depuis le 23 avril jusqu’au 28 septembre.

Il place son nid sur les arbres ou arbustes, dans les vergers, les jardins ou dans les haies d’arbrisseaux ; il est composé d’herbes sèches et tapissé de crin. Sa ponte est

de quatre ou cinq œufs, d’un vert bleuâtre, maculés de brun noirâtre, en cercle au gros bout. Ils mesurent 0.70 x 0.52. La ponte a lieu en mai ou juin.

Ce petit Pinson est un de nos hôtes les plus familiers durant la belle saison ; en effet, dans toutes les localités où

il se rencontre, on est toujours sûr de le voir dans le voisinage de l’homme, et il vient nicher sur les arbres ou arbrisseaux des parce : : jardins des villes, et, à la campagne, il séjourne dans les vergers et dans les haies d'arbustes aux alentours des habitations. Il est si peu sauvage qu'il se laisse approcher de très près avant de s'envoler. 11 aime beaucoup à marcher sur Île sol à la recherche de graines et d'insectes qu’il trouve dans l'herbe.

Perché au sommet d’un arbre, il fait entendre en tout temps pendant le jour, sa petite chansonnette, peu harmonieuse et qui se compose de quelques notes, qu'il répète avec rapidité en augmentant le ton, et qu'Audubon compare au son que produit deux cailloux que l’on frappe avec force l’un contre l’autre.

Spizella pusilla, (WiLLs.) Bonar. 563,

Le Pinson des champs.

FIELD SPARROW.

Adultes 39. Dos et scapulaires d'un roux brun foncé et d’un roux brun plus pâle, rayé de noirâtre: couronn< d'un brun roux pâle avec trace plus ou moins distincte d'une digne médiane grisâtre ; côtés de la tête et du cou grisâtres, avec une bande sur l'oreille de brun roux pâle; parties inférieures blanchâtres, sans taches, teintées de brunâtre pâle sur la poitrine et les côtés ; ailes bordées de brun roux clair, avec deux bandes blanches: sans ligne blanchâtre ni noire à la tête ; bec d’un rougeâtre pâle. Lon- &ueur 5.10 - 6.00 ; ailes 2.45 - 2.70 ; queue 2.50 - 2.80.

Les jeunes ont une livrée plus pâle; les parties inférieures sont rayées de noirâtre, surtout à la poitrine ; le dessus de la tête est d’un brun roux plus pâle.

Le Pinson des champs habite l'est de l'Amérique du Nord à l’est des prairies, et niche depuis le golfe du Mexique jusqu’au sud du Manitoba et à Québec. À l’automne, il émigre dans le sud des Etats-Unis.

M. Bishop dit qu’un couple a été rencontré sur les îles de la Madeleine, et M. Wintle le mentionne comme rare en été à Montréal. Je nai pas encore vu cet oiseau près de Québec, mais il peut très bien s’y rencontrer.

Il niche dans les buissons ou À terre, dans une touffe d'herbe ; le nid est construit avec de l'herbe, des feuilles et tapissé de crin; ses œufs, au nombre de quatre ou cinq,

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LEK, OISEAUX

sont d'un blanc bleuâtre pâle, maculés de brun jaunâtre et de gris pourpré. Ils mesurent 0.65 x 0.50. La ponte a lieu en mai ou juin:

Ce petit oiseau fréquente les buissons, le versant des montagnes et les champs.

Genre JUNCO, Wagler.

gueur de l'aile, légèrement échancrée, avec les rectrices latérales

Junco hyemalis, (LINN.) ScLAT. 567.

Le Pinson niverolle.

STATE.COLORED Juxco.

Adulte 4. Plumage d'un gris ardoisé ou noir ardoisé, un peu plus foncé sur la tête, avec le dessous, depuis la poitrine et deu x ou trois rectrices latérales, blancs ; sans stries nulle part ; bec

couleur de chair. Longueur 5 50-6.25 ; ailes 3:00 - 3.25; queue 2.68 - 2.90.

La Q a les parties supérieures moins foncées et lavées de gris brunâtre.

A l'automne le 3 ressemble ordinairement à la © en été.

Les jeunes sont striés en dessus de noirâtre et de brnn rouille ; les parties inférieures sont rayées de noirâtre et de brun ocreux, excepté au ventre et à la région anale, qui sont d’un blanc sale : plus tard la teinte ardoisée apparaît, mais elle ext lavée de brunâtre; les secondaires intérieures sont bordées de brun roux.

Le Pinson niverolle habite l’est de l'Amérique du Nord, à l’ouest jusqu'aux prairies; il niche depuis le nord de New-York, les Alléghanies et le nord de la Nouvelle Angleterre, en allant vers le nord. A l'automne, il émigre au sud jusqu’au golfe du Mexique.

Il est irrégulièrement distribué et il niche sur les îles de la Madeleine (Zi54op). Le Dr Schmitt dit qu’il est commun à Anticosti de mai à octobre, et M. Comeau le mentionne comme très commun àÀ Godbout ; il l’est également en été, sur les bords du lac Mistassini (/. 4. Macoun). M. Wintle dit qu'il est très commun à Montréal depuis le 29 mars jusqu’au 25 octobre et qu’il niche au parc Mont-Royal. Il est également très commun et se voit par bandes au printemps et à l'automne, près de Québec

et dans les paroisses voisines ; il ne se voit pas ici en été. Cependant j'en ai vu en juillet dans les bois au nord de Québec et le long de la rivière Montmorency, de sorte qu’il doit nicher dans nos forêts à quelques lieues de distance de la ville. Je l'ai vu autrefois très commun à St-Denis de Kamouraska, au printemps et à l'automne.

Il niche à terre, dans l'herbe, à l'abri d’une petite roche, d’une souche, ou bien sous les racines d'un arbre renversé ; le nid est construit avec des herbes sèches et du crin ; sa ponte est de quatre ou cinq œufs blancs, ou d’un blanc verdâtre, maculés de brun roux sur toute sa surface ou en cercle vers le gros bout. Ils mesurent 0.80 x 0. 55: La ponte a lieu à la fin de mai ou en juin.

Cet oiseau qui voyage toujours par petites bandes est facile à reconnaître par sa couleur foncée et les deux plumes latérales de la queue qui sont blanches et se voient bien lorsqu'il vole. Il a un joli petit ramage qu’il fait entendre au printemps.

I1 fréquente les endroits recouverts d’arbustes, la lisière des bois, les champs, les jardins, le voisinage des lacs, des rivières etc, mais on ne le voit pas au cœur des forêts.

Il est peu farouche et se nourrit de graines et d'insectes.

Genre MELOSPIZA, Baird.

Bec de grosseur moyenne et conique; ailes courtes et très arrondies, dépassant à peine la base de la queue ; les troisième, quatrième et cinquième primaires sont les plus longues ; queue doublement arrondie, rectrices latérales beaucoup plus courtes que celles du centre ; pieds de grosseur moyenne,

Melospiza cinerea melodia, (WiLs.) Ripcw. 581 Le Pinson chanteur.

SONG SPARROW.

Adultes 4 9. Couronne d'un roux brun foncé, strié de noirâtre, bordée et séparée au ceutre par une bande grisâtre ; dos et scapulaires rayés de noir, de roux et de gris cendré; dessus du cou et croupion d'un brun grisâtre quelque peu rayé de brun roux : ailes et queue brunâtres lisérées de brun roux ; parties inférieures blanches, avec nombreuses taches noires bordées de brun sur la poitrine, les côtés du corps et à la région maxillaire, où elles forment, par leur réunion, une bande qui descend de chaque côté du menton ; sur la poitrine les taches sont rapprochées de manière à

former une grandetache au centre, Longueur 6.00 -6.75; ailes 2.45 -2,80; queue 2,58 - 3.02.

Les jeunes sont semblables, mais leurs teintes sont moins prononcées,

Le Pinson chanteur habite l'Amérique du Nord à l’est des prairies ; il niche depuis la Virginie jusqu’au Manitoba et au Nouveau-Brunswick ; à l'automne, il émigre jusque dans le sud des Etats-Unis.

Il n'est pas rare à Godbout d’après M. Comeau et M. J.-M. Macoun le mentionne comme commun au lac Mistassini. M. Wintle dit qu'il est très commun en été dans le district de Montréal. Il est également commun et très répandu non seulement aux alentours de Québec, mais encore dans toutes les paroisses environnantes et ailleurs.

Il niche dans les buissons à la lisière des forêts, mais le plus souvent dans l'herbe des champs, dans les prairies, les pâturages, sur le revers d'un fossé comme au milieu d’un champ, à l'abri d’une touffe d’herbe, d'une motte de terre. Son nid est construit sans art, avec des herbes sèches, et quelquefois du crin à l’intérieur. Sa ponte est de trois à cinq œufs blancs ou d’un blanc verdâtre, avec taches de diver-

ses grandeur et des points de brun de différentes teintes ; ces taches sont quelquefois très rapprochées sur quelques-uns, tandis qu’elles sont très éparses sur d’autres. Ils mesurent 0.80 x 0.60. Il fait deux et quelquefois trois pontes dans la saison ; la première a lieu en mai et la seconde en juillet.

Le Pinson chanteur, que l’on appelle vulgairement Rossignol, ne se voit pas en bandes et se rencontre toujours isolément ou par couples : il nous arrive avec les premiers jours d'avril, passe l'été au milieu de nous et, tard à l’automne, il s’en retourne. En cela, il est un des premiers à nous apparaître au printemps et un des derniers à nous quitter à l'approche de l'hiver.

Il affectionne particulièrement les jeunes taillis, les vergers et les arbrisseaux qui croissent le long des haies, et ne se rencontre que bien rarement dans la forêt. Quoiqu'il soit d'un naturel peu sauvage, il ne se voit qu’accidentellement daus les jardins des villes; il lui faut l’espace et le grand air des champs.

Le Rossignol est un de nos plus fameux musiciens ;

sa voix limpide et mélodieuse qu’il fait entendre pendant toute la belle saison, mais surtout au printemps et à l’automne, a quelque chose qui entraine, qui captive et que l’on est toujours avide d'entendre. Perché au sommet d’un arbrisseau ou sur une clôture il fait, depuis l'aurore jusqu'à la tombée de la nuit, retentir l'air de ses merveilleuses roulades qu’il finit parfois sous la feuillée.

Il se nourrit de graines de toutes sortes et d’insectes ; il capture quelquefois des mouches au vol.

Voici ce que dit Nuttall du Rossignol: ‘ A son arrivée au milieu de nous, on dirait que l'incertitude de la température le rend mélancolique et lui inspire des modulations toutes particulières, plus graves et plus tendres qu’à l'ordinaire, À mesure qu’il répète son chant printanier, ce chant produit sur notre oreille un effet de plus en plus harmonieux. Tour à tour rêveur et gai, ses notes semblent être tantôt un adieu plaintif à la saison qui s’en va, tantôt un cri de joie à l'approche des beaux jours de l'été.

“ Quand approche l'hiver, ses modulations se font encore plus touchantes, c’est l’adieu du musicien ailé aux beautés du paysage et de la belle saison qui s'écoule. Sa voix est comme adoucie par la tristesse qui s'exhale à l’aspect silencieux et morne de la nature. Bien que le chant du Rossignol soit peu remarquable par sa souple se, il devient cependant plus fort et plus brillant lors l'été arrive. L'Oiseau prélude ordinairement par ces es: /54, 15h, 1shé, ti, tshéti, tshéti qu'il accompagne de 2lques trilles tremblantes. Certains Rossignols excellent dans ce chant et le modulent de temps À autre avec des variations d’un effet fort agréable. D'ordinaire, si l’on attache peu d’attention à l’aimable chansonnette, toujours si douce et si gaie, de notre petit musicien, c’est qu’elle nous est familière et

‘que nous avons sans cesse ce petit oiseau sous nos yeux.” (1)

Melospiza lincolnii, (Aub.) Baïrrp, 583, Le Pinson de Lincoln.

LINCOLN SPARROW.

Adultes 39. Parties supérieures d’un brun grisâtre strié de noir et de brun, avec de fines raies noires sur le dessus de la tête

(1) Nattall, Manual of the Ornithology of the U. S. and of Can, p. 563.64.

qui est d’un brun roux, et séparée au centre par une ligne grisâtre ; parties inférieures blanches, lavées de jaune brunâtre sur les côtés du corps, du cou, à la région anale et sur la poitrine, sous forme de bande, avec nombreuses stries noirâtres sur ces différents endroits ; une étroite bande superciliaire cendrée, une autre d'un brun foncé, en arrière de l'œil, et, une troisième de cette dernière teinte, sur les oreilles ; ailes et queue noirâtres plus ou moins lisérées de brun roux. Longueur 5:25 - 6.00 ; ailes 2 30 - 2.65 ; queue 2.30 ‘ 3.00.

: Les jeunes ont une livrée plus pâle, et les stries moins prononcées.

Le Pinson de Lincoln habite l'Amérique du Nord, et niche depuis le nord des Etats-Unis jusqu'aux régions arctiques. En hiver, on le retrouve au sud jusqu’à Panama.

M. Comeau a tué un de ces oiseaux à Godbout. Il se montre accidentellement près de Québec ; je n'ai tué que trois spécimens jusqu’à présent. Quelques-uns nichent sur les îles de la Madeleine, d’après le Rév. C. J. Young.

Il fait son nid à terre avec des herbes sèches, et pond trois ou quatre œufs qui ressemblent fort à ceux du Rossignol, mais ils sont plutôt d’un blanc verdâtre, avec nombreuses taches et points de biun roux et de gris. Ils mesurent 0.80 x 0.58. La ponte a lieu à la fin de juin ou en juillet.

Ce Pinson fréquente les buissons et le bord des bois; il a l'habitude de se dérober sous les arbustes en courant, sur le sol, comme le fait un petit mammifère, au lieu de s'envoler, de sorte qu’il peut se trouver dans certains endroits sans que l’on soupçonne même sa présence

Melospiza georgiana, (LATH.) Ripcw. 584.

Le Pinson des marais.

SwAMP SPARROW.

Adultes 39. Couronne d'un roux brun vif, avec le front noirâtre ; ce dernier est séparé par une petite ligne grise au centre ; dessus du cou rayé de noir sur un fond cendré ; dos et croupion d’un brun foncé, rayé de noir, particulièrement sur le premier où ces raies sont plus larges: une ligne superciliaire, côtés de la tête, du cou et parties inférieures, d'un gris cendré, blanchissant sur le milieu du ventre et à la gorge, teinté de brun jaunâtre sur les côtés et les flancs, avec stries presque effacées de:

run plus foncé ; une ligne superciliaire, pieds d'un jaunâtre pâle. Longueur 5.25-6.00 ; ailes 2.30-2.50; queue 2.40-2.70.

isâtre ; s côtés

forme érents e d'un rnière 18 lisé-

queue

ronon-

rd, et gions

ossinoms meju en

bois ; rant, eu de s en-

Les i:unes sont plus striés de noirâtre en dessus, avec le dessous an’érieurement et les côtés également striés.

" Pinson des marais habite l'Amérique du Nord, à l’est des prairies, et niche depuis le centre des Etats-Unis, au nord jusqu'au Labrador et à la baie d'Hudson. E h'ver, il se voit depuis le Massachusetts jusqu’au golfe du Mexique.

D'après Audubon, cet oiseau serait commun au Labrador. Il n'est pas rare aux îles de la Madeleine (Bishop). Très commun sur l’île d’Anticosti ; il niche à cet endroit (Zrewster), et se montre accidentellement à Godbout (Comeau). Il est commun en été dans les marais aux environs de Montréal (Wintle). Au printemps de 1878, j'en ai tué plusieurs spécimens au pied du versant nord des hauteurs de Ste-Foy, mais je ne l'ai vu nulle part ailleurs.

Son nid est posé à terre et construit avec des herbes sèches ; sa ponte est de trois à cinq œufs, d’un blanc verdâtre, avec nombreuses taches de brun roux. Ils ressemblent

à ceux du rossignol et mesurent 0.80x0.55. La ponte a lieu en juin.

Cet oiseau fréquente les endroits marécageux ou humides, le bord des lacs et des rivières solitaires, recouverts de buissons et de grandes herbes et se montre assez rarement à découvert.

Sa nourriture consiste surtout en graines d'herbes aquatiques ; il mange aussi des insectes qui fréquentent ces endroits humides.

Genre PASSERELLA, Swainson.

Bec plutôt petit, conique ; ailes longues et pointues, atteignant

ilieu de la queue, les deuxième, troisième et quatrième rémiges sont les plus longues : pieds et ongles très gros ; doigt médian et ongle à peu près la longueur du tarse.

Passerella iliaca, (MERREM,) SWAINs. 585, Le Pinson fauve.

Fox SPARROW.

Adultes 3 9.

rouille, plus pur et

côtés du corps ; ces taches sont plus rousses antérieurement ; couvertures des ailes terminées de blanchâtre, formant ainsi deux bandes obliques ; mandibule supérieure noire, l'inférieure presque toute jaune ; pieds d'un jaunâtre pâle. Lonyueur 6,20 - 7:50 ; ailes 3:30'- 3.70 ; queue 2,80 - 3:15.

Les jeunes sont peu différents des adultes.

Le Pinson fauve habite l’est de l'Amérique du Nord, à l’ouest jusqu'aux prairies, et niche depuis le sud du Ca: nada, en allant vers le nord, et, au Nord-Ouest jusqu’ l'Alaska; à l'automne, il émigre dans le sud des Etats-Unis.

M. Brewster l'a rencontré nichant en grand nombre sur les îles de la Madeleine, à Anticosti et partout sur la côte nord du golfe ; Couper le mentionne comme nichant également en quantité depuis Mingan jusqu’au détroit de Belle-Isle; M. Wintle dit qu’il est rare et de passage À Montréal. Je l'ai vu assez souvent aux environs de Québec au printemps et à l'automne.

11 niche ordinairement à terre et quelquefois dans les buissons; le nid est construit avec des herbes sèches, de la mousse et des plumes, et caché sous les branches horizontales des sapins ou autres conifères ; ses œufs, au nombre de quatre ou cinq, sont d’un vert bleuâtre pâle, avec taches et points de brun roux ou de brun chocolat. Ils mesurent 0.94 x 0.68. La ponte a lieu en juin.

I1 se nourrit de graines et d'insectes qu’il recherche souvent sous les feuilles mortes.

Cet oiseau possède un chant très agréable qui ressemble quelque peu à celui d’une Grive ; l'éclat, la pureté de ses notes, ainsi que l'ampleur de sa voix, le placent sans peine à côté de nos meilleurs chantres ailés.

Genre PIPILO, Veillot.

Bec de grosseur ordinaire : ailes courtes et très arrondies : queue longue, arrondie ou très graduée ; pieds gros et forts ; tarse

égal ou plutôt plus long que te doigt médian avec l’ongle ; ongles forts et très recourbés.

Pipilo erythrophthalmus, (LANN.) VieicL. 587. Le Pinson aux yeux rouges.

TOWHEE.

Adulte 4. Couleur générale d’un noir lustré, avec les parties inférieures, depuis la poitrine, blanches, et les côtés du corps d'un

brun roux :

dées de bla

extérieur de la

un jaunâtre pâle : iris

8 jeunes, et ordinaire.

Longueur 7:50-8.75 ; ailes 3.30

placée partout chez la 9 parun blable, ont les parties antérieures et le dos d'un fauve pâle, , les ailes et la queue peu différents des adultes,

Ce Pinson habite l'Amérique du Nord à l’est des prai. ries ; il niche depuis le golfe du Mexique, au nord, jusqu’au Manitoba, et se voit en hiver dans les Etats-Unis du centre, en allant vers le sud.

Un couple de ces oiseaux a été remarqué par Neilson au Cap Rouge, au printemps de 1879.

Il niche ordinairement à terre, quelquefois dans les buissons à peu de distance du sol: son nid est composé

d'herbes sèches de toutes sortes, de feuilles et de petites racines. Sa ponte est de quatre ou cinq œufs, d’un blanc nairement avec de petites taches de brun Toux. Sa nourriture consiste en vers, insectes et graines qu’il trouve parfois sous les feuilles desséchées, en &rattant sur le sol.

Genre ZAMELODIA, Coues.

Bec très gros, même plus que la noncé et situé loin la quatrième :

arrondie ; pieds

Zamelodia ludoviciana, (LINN.) STEJN. 595, Le Gros-Bec à poitrine rose.

ROSE BREASTED GROSBEAK.

Adulte 4. ‘Toute la tête, parties supérieures, noirs, ave dessus du cou et

large bande blanche: bec jaunâtre pâle. Longueur 7.00 - 8.00 : ailes 3.90 - 4.15 ; queue 3:25-3.55.

La © est d'un brun olivâtre en dessus, rayé de noirâtre, avec une ligne médiane sur la couronne et une autre, superciliaire, blanches ; les parties inférieures blanches : sans rouge à la poitrine, rayé de noirâtre, sur cette dernière, ainsi que sur les côtés du corps, et plus ou moins teinté de brun jaunâtre ; couvertures inférieures des ailes d'un jaune safran.

Le jeune 3 a les ailes et la queue comme chez l'adulte ; la tête, le cou et le dos bruns, rayés de noir, avec la poitrine et les couvertures inférieures des ailes plus ou moins teintées de rouge rosé. Il atteint son plumage adulte à la troisième année,

Le Gros-Bec à poitrine rose habite l’est des Etats-U nis, à l'ouest jusqu'aux prairies ; il niche depuis le centre des Etats-Unis et l'Ohio, au nord, jusqu’au Manitoba et à la Nouvelle-Ecosse, En hiver, il se voit au sud, jusqu’à Cuba, l'Amérique centrale et le nord de l'Amérique méridionale.

M. Wintle dit qu’il est commun au printemps aux alentours de Montréal, lors de ses migrations. Il se rencontre dans les bois au nord de Québec, mais il n’est pas commun ; le Dr Schmitt le mentionne comme rare à Anticosti.

Cet oiseau fréquente la lisière des forêts, le bord des ruisseaux, des rivières et des lacs entourés d’arbrisseaux. Il se fait remarquer par la beauté et l'ampleur de son chant.

Il se nourrit de graines, de baies, d'insectes et de vers.

Genre GUIRACA, Swainson.

Bec gros, angle de la commissure très prononcé et situé loin de sa base ; ailes longues et pointues, se rendant près du milieu de la queue, les rémiges les plus longues sont les deuxième, troisième et quatrième ; queue carrée, plus courte que l'aile ; doigt médian avec l'ongle, plus long que le tarse,

Guiraca cærulea, (LINN.) Swains. 597, Le Gros-Bec bleu.

BLUE GROSBEAK,

Adulte 3. Plumage d'un beau bleu d'outremer uniforme, plus foncé Ou noirâtre sur le milieu du dos ; plumes de la base du bec noires ; les ailes et la queue noires, lisérées de bleuâtre ; moyennes et grandes couvertures des ailes terminées de brun roux, de manière à former deux bandes obliques ; couvertures inférieures de la queue terminées de blanc ; bec de couleur corne. Longueur 6:35-7.50 ; ailes 3.50 ; queue 2.82,

En hiver, le bleu est plus où moins obeurci par du brun clair,

La © est d'un brun fauve, plus pâle en dessous : les ailes et la queue sont noirâtres, avec parfois de légers reflets bleuâtres sur leurs bords, les premières avec bandes transversales de brun fauve ; bec et pieds bruns,

Les jeunes 4 ressemblent à la ©, mais ils'sont d'un fauve plus ocreux ; plus tard ils se montrent avec un mélange de bleu.

Le Gros-Bec bleu habite le sud et l'est des Etats-Unis : il niche depuis le golfe du Mexique, au nord, jusqu'à la Pennsylvanie et l'Illinois et se montre accidentellement dans la Nouvelle-Angleterre.

Le 7 mai 1862, un couple a été remarqué à Mille Vaches dans le bas St-Laurent par M. Peverly. (1)

I1 niche dans les buissons, sur le bord des routes ou à la lisière des forêts ; son nid est fait avec de petites racines, de petites branches, de l'herbe et parfois des feuilles, avec quelques crins, à l'intérieur ; ses œufs, au nombre de trois ou quatre, sont d’un blanc bleuâtre, sans tache. Ils mesurent 0.85 x 0.65. La ponte a lieu en juin.

Cet oiseau se nourrit de différentes sortes de graines, et parfois d'insectes.

I1 possède un chant doux et prolongé, qu’il répète avec célérité, et qui ressemble quelque peu à celui du Pinson pourpré ou à celui du Gros-Bec à poitrine rose.

Genre CYANOSPIZA, Baird.

Bec relativement plus petit que chez les genres précédents, et mandibule inférieure plus épaisse que la supérieure : les quatre primaires extérieures sont les plus longues ; queue un peu plus courte que l'aile.

Cyanospiza cyanea, (LINN.) Baïrp, 598, Le Pinson indigo.

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