‹ Les oiseaux de neige [microforme]Chapitre 24 sur 32 · RES · texte numérisé non relu

RES

De vie et de parfums brises exhubérantes !

Aux chansons des oiseaux forêts toujours vibrantes !

Langue au rythme sonore et plein de nonchaloir !

Ces horizons vermeils ! cet hiver chimérique — Dites, n’est-ce pas là quelque monde féerique

Où pour être poëte on n’a qu’à le vouloir ?

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| {1 | \FA À M. RAOUL BONNERY | hr Î | } | (dl nes f | A l’heure où le loup rôde en cherchant sa pâture, FA Heure sombre où l'enfant tressaille au moindre bruit ! ji 1 Quand, au fond du ciel morne où nul astre ne luit, | L'ombre, sinistre oiseau, plane sur la nature, | | ni Souvent le voyageur, égaré dans la nuit, || 1 Laisse flotter la rène au col de sa monture ; v | k | Et l’animal, cessant d’aller à l’aventure, | 44

D’un pas ferme, tout droit au gîte le conduit.

ARE à A

Ta muse, c’est la sûre et fidèle cavale, Poëte! et tu pourrais errer par intervalle,

Tâtonnant sur la voie où le doute est vainqueur ;

Mais à son noble instinct toujours tu t’abandonnes,

Certe! et voilà pourquoi, même quand tu fredonnes,

Tu sais si bien trouver tous les chemins du cœur !

nnes, A PAUL VIBERT r |

Ce soir, mon ami, les pieds aux chenets, Dont un froid de loup attisait la!flamme, J’ai pu savourer tes charmants sonnets,

Et, le cœur ému, ma muse t’acclame !

Je ne dirai point que je m’y connais ; On prendrait cela pour de la réclâme ; ÿ

Mais en te lisant je te devinais,

Et c’est beaux vers-là m'ont remué l’âme.

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