JUILLET
Depuis les feux de l’aube aux feux du crépuscule, Le soleil verse à flots ses torrides rayons ; On voit pencher la fleur et jaunir les sillons :
Voici les jours poudreux de l’âpre canicule !
Le chant des nids à fait place au chant des grillons ; Une effluve brûlante autour de nous circule ; La nature, qui vit dans chaque animalcule,
Fait frissonner d’émoi tout ce que nous voyons,
te
Mais quand le bœuf qui broute à l'ombre des grands chênes Se tourne haletant vers les sources prochaines,
Quels sont donc, dites-vous, ces groupes affolés
Déroulaut sous les bois leur course furieuse ? C'est la vacance, ami, la vacance rieuse ! —
Comme ils sout loin de nous ces beaux jours envolés !