AOÛT
C’est la fenaison ; tout le reste chôme.
Dès qu’on voit du jour poindre les blancheurs, En groupes épars, les rudes faucheurs
Vont couper le foin au sauvage arôme.
Au bord des ruisseaux, d’indolents pêcheurs, Des saules pensifs, dorment sous le dôme ; Et, le soir venu, l’air qui nous embaume Apporte déjà d’étrauges fraîcheurs.
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Mais, quand midi luit sur les fondrières, Deux à deux, cherchant de blondes clairières,
Le panier au bras,—sur le tapis vert, —
Des couples charmants vont sous la feuillée Par un beau ciel d’or tout ensoleillée,
Riant et chantant, mettre le couvert !
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