‹ Les oiseaux de proie drame en cinq actes de Adolphe Dennery par mm. Labiche et Arthur de BauplanChapitre 28 sur 103 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

CHATGAUR AYNARD , MAUGIRON, puu D'ARMENON VILLE

MAL-GIRON, fnnetn.

•lie a mon digne et respectable patron.. U y avait en jeu de ‘ids noms et de grandes fort u nèfles noms étaient : de ÇlaiuB, de Guétanae et de Sivry...dua fortune : hait millions!

MABCIRON. %

Jetable! h*: : 'aillions!...

O’ARMEHOJVnXE.

Mais... de Sivry, c'est lê nom de la famille de madame de Guprande.

• " CHATEAU RATNARD. M « » j

Je compila tout le parti qu'un homme habile saurait tirer de la connaissance complète d'un pareil secret... Les documents étaient peu nombreux, mais les pièces qui me manquakni ici devaient se trouver ailleurs... Mon patron n'avait reçut* tint* confidence restreinte ; mais un de ses confrères tenait sans doute de se* clients une nouvelle partie du secret... Frappé de celte idée qui devait être féconde, qui devait s'appliquer a ces deux familles et à cent autres, je désertai mon étude et j’en parcourus tour à tour trois, dix, vingt, -réunissant chaque fois de nouveaux indices, de nouvelles preuves, rassemblant les demiconfidences, reconstruisant, pierre à pierre, les plus mystérieux édifices; et quand j'eus assez exploré cette preneuse' mine de découvertes, j’entrai hardiment dans le monde, car je n étais pas un homme d'affaires comme un autre. Je tenais dans ma main puissante les fils qui devaient faire mouvoir les plus grands intérêts, les plus uruentes passions... Ces secrets étranges, fautes, crimes ou malheurs, dont vingt hommes de bien no connaissent, chacun, qu'une faible part, je le possédais tout entier à moi seul!... Oui, je suis un homme qui peut faire pâlir bien des fronts, humilier bien des orgueils, renverser bien des fortunes, qui peut prélever l'impôt de ron silence on puiser à son gré dans les mine» qu’il aura faites.

MAUGIRON. „

Oui, c’est habile.

d'armenonville.

Très-habile.

A nous deux, monsieur ?

CHAlEAt'RAYMARP.

Je suis à vous, cher ami.

maugiron.

Monsieur, vous m’avez traité d'une façon...

CBATEAURAYNAJtD.

J’ai été beau, n'est-ce pas?

MAUGIRON

Mais, je ne com prends pas.

CH ateaur aynard.

Pourquoi, diable! vous avisez-vous de vouloir séduire mademoiselle Thérèse... que je veux épouser?

MAUGIRON

Sérieusement.

CHATEAl R AYNARD.

Très-sérieusement, monsieur... Eh! tenez, voici le vicomte à qui je faisais part, il n’y a qu'un instant, de mon prochain mariage.

D'ARMENON VILLE, «DtrSaU

En effet, et j'avoue que j'ai été singulièrement surpris.^

MAUGIRON

Alors, vous saviez que madcmoiMdle Thérèse n’est pas la fille de madame Bernard, vous saviez...

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