LES OISEAUX 1>E PROIE
Que veux-tu faire? ' •
TH ɫfeSE.
Ce que je veux?... J'ai juré d'être à lui tant que je vivrai... mai» je n ai pas juré de vivre! ,
liLbe.
Thérèse!
TH élit SK.
Vois-tu ! c'est impossible, mon enfant! C'est un supplice au* dessus de mon courage, au-dessus de mes forces ! il ne m'est pas défendu de mourir ! „
HÉ1 fe.NE.
Mourir! (a put.) Je n'avais pas songé h mourir, moi !
THÉRÈSE
Ah ! les malheurs qui ne doivent pas être étemels, c’est unç impiété, c’est un crime de ne pas en attendre le terme ! mais moi !... est-ce que je ne suis pas enchaînée pour toujours? est-ce que je peux espérer quelque chose ?
HÉLÈNE
Non, plus d'espoir! (a p»n.) Ni pour elle, ni pour moi.
THERESE
Ah ! c'est une détermination prise il y a longtemps... L'heure est venue, et je te cherchais Hélène, je voulais t'embrasser encore. (eh* iVatimiM.} Moi mûrie, il n'aura plus heu k exiger de la duchesse de Guérande, n'cst-cc pas ?
HELENE, à part. ,
Ni l'autre, si je meurs.
THÉRÈSE
Dis-moi donc qu'il ne la persécutera plus.
HELENE
Non, non, et comment comptes-tu mourir, ma sœur?...
THÉRÈSE
Comment?...
HÉLÈNE, d'»u Ion fienvas.
Parie. «
THERESE
Oh ! j'ai tout préparé, tout calculé...
HÉLÈNE
Parle ! parle !
Ce n'est rien qu'une souffrance de quelques instants.
HELENE, lai terrant coimiliivrinrol la «nain.
Non, rien, rien !
THÉRÈSE, rappelée a elle-ménie.
Mais qu'as-tu donc, toi ?
HELENE
Achève... tu me disais que... pour mourir...?
THERESE
Mais, apprends-moi donc ce que tu as ? (u n*aHaoi «• f** *t ponum od crL) Ah ! ah !... malheureuse, qu'ai-je dit? qu’ai-je fait?
HÉLÈNE
Thérèse?
THERESE
Cette pâleur, ce regard froid et câline... et pas un mot pour m’empêcher de me tuer!... An! pauvre enfant, tu veux mourir aussi !...
HÉLÈNE
Oui, je le veux !...
THÉRÈSE
Mais, c'est horrible ce que tu dis là... Toi... si jeune... si belle!.,, mai», c'est un crime, entends-tu, ma sœur! c'est un crime.
HELENE
Non ! c'est un supplice au-dessus de mon courage, au-dessus de mes forces... U ne m'est pas défendu de mourir.
C'est un blasphème, ce que j'ai dit là...
HELENE
Est-ce que je n’ai pas promis d’épouser un homme que je hais? Est-ce que mon malheur ne doit pas être éternel comme k tien?
THÉRÈSE
J’étais folle ! Dieu peut toujours nous sauver.
HELENE
Il ne me sauvera pas, moi.
THERESE
Et puis... sou viens-toi... songes-y, ma sœur bien-aimcc... tu m’écoutes, n’est-ce pas? tu m'entends?
HELENE
Oui.
THÉRÈSE
Songes-y donc, tu es la seule consolation, l’unique bonheur de ta mère.
HÉLÈNE
Est-ce qu'elle n'est pas ta mère aussi ?
THERESE
Elle s'accusera de ta moit, et c’est un horrible supplice qno tu lui auras infligé.
HELENE
N’est-ce pas pour elle aussi que tu auras cessé de vivre?
Moi! toujours moi!... Oh! Seigneur! vous condamnez le suicide, et c'est mon premier châtiment que vous m'envoyez la.
{Elk montre lléltte.)
HELENE
On vient ! C'est notre mère !...