‹ Les oiseaux de proie drame en cinq actes de Adolphe Dennery par mm. Labiche et Arthur de BauplanChapitre 91 sur 103 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Les Mêmes, CHATEAURÀYNARD, HENRI.

CHATEACRATNARD.

Nous sommes exacts, mon cher.

D'ARMENONVILLE

Monsieur de Clamarins!

HENRI

J'ai reçu votre message, monsieur, je me rends à vos ordres!

CHARLES, U»

Que te veut-oa?.,. Georges! Georges! souviens-toi...

D'ARMENONVILLE

Attends, frère, attends! Monsieur Henri de Clamarins, vous avez répondit à l'appel que je vous adressais... et vous avez eu tort...

HENRI

Comment, monsieur ?

CHATEAl' R ATXARD.

Que dit-il donc?

pAHMENONVILtE.

Après avoir une fois déjà risqué vos jours, vous êtes venu de nouveau, prêta vous eypwer a une mort ce ne... et vous ares eu toi£!

tylAl EAl'RAYHARD.

Que tonifie y uip donc a opéré ce changement?

OURLI-S, ta*.

Moi, niunsieqpj

UH ATEAIJH4ÏN VKU.

VoUf ! (ciiarltt CS»l*»u»»ynint s'ipftMhc <l« d' ArtEfnoo<itk et eue-

u«w t voit ta m«.) 4vpfr>pinj donc oublié notre marché?

p’iRMRRORVILLB-

Parlez haut, monsieur! Vous me rappelez notre marché, c'est vrai, je l'avais oii)iJ|é I flftMis étions convenus, n'est-il pas > rai , que si je tuais ipupsiem de Cia marins . vous partageriez avec moi son immeufg fgftune, dont héritera sa parente, votre

flânrnft?

Grand Dieu!

HENRI

CHARLES

Infamie I

CHaTEAURaïNARD, bai.

Oh fie misérable!

P’ailnekorvillk.

Je ne le tuerai nas genenéant 3 et si ce n'est pas assez de recflaler sa vtp r 'nQH|- effqcer le passé de sa mémoiie, j humiliefai mon orgueil et je mu CMprberai , je m’agenouillerai devait (pi. (U • > a K *aouiii«4

ourles.

Frère, te voilà plus grand et plus noble qu’avant ta première faute... Monsieur, ni on frère a beaucoup souffert... il est bien Taible encore, et ce serait un grand secours que de lui teudre fine main amie !.

HENRI , trodaul la ma>u à d'Arm*aoft«ill«.

Ob ! jeii'hésite pas 1...

d’armenokvills.

Merci, monsieur, merci «*

HENRI, »»ya«l entrvr la Dutbeua avae UâiM «I TMrèaa.

La duchesse!... «

•la mCHESÀE, à J"Armei*PB»ill«.

Vous nous avez priées de nous rendre ici, monsieur... Que nous voulez-vous?

d’armeronyille-

Madaroe la duchesse, c’est par la ruse, c’est par la violence qne l'on vous a arraché votre consentement à mon mariage avec mademoiselle Hélène... Ce mariage, dont je n'étais pis digne, mon devoir est d’v renoncer... Ces menaces proférées contre vous, aucune bouche ne les prononcera désormais, (a ciut*». ra 7 Mrü.) Ces preuves dont vous vous faisiez une arme terrible... vous les restituerez, monsieur.

qUTEAl’RATNARD.

*ta I C'est le fruit de mes longues recherches et de mes c'est l’honneur de la famille de Guérande, c’est le mariage de Monsieur de Clqmariu.-., c’est ma fortune, enfin... et il ^ppfa bien que l'on compte avec moi.

HÉLÈNE

Ma mère!...

THÉRÈSE

Oh! l'infime!... l'infâme!.,.

d'armenonvtllb.

Misérable ! Rendez grâce au serment qui me lie; sans lui, je vous ferais payer toutes leurs torture*. 1

CHATMtRATNSfO.

Par bonheur, vous avez juré, monsieur l'honnête borome.

^ CHAULES, 1I|C fort».

Qeorges, bats -toi avec cet huqpne, et tue-le.

d’arhf.nonville.

Merci, frère, merci, (a u Duebe*^.) Ne pleurez plu», madame la duchesse... Relevez la tête, pauvre Thérèse, vous serez bientôt libre. »

chateai'haynahü.

C'est ce que nous verrons !

CHARLES

• C’est tout vu, monsieur. Cette fois, je serai son témoin, et il you» tuera.

FIN DES OISEAUX DK l'ROIE.

Na

invoijts

Paris. — Tvp. Morris et Comp., rue Aiuclot 6i,

THBATKK CMTEMPOiMIA II.USIKK

CMAQUL PUCE. 20 CLNTIMES.

IH* n *77* uiuinm.

L LL V T y II B» & , LUI I 1

■ ui iiiiiIIi , S au.

DlMTRIDItTIOM DR LA PIECE.

ARTHUR DE BEACVOlSfN, propriétaire MM. IItacimthc. i

ANTOINE dit L’ÉCUREUIL, pompier Ün*sse« n.

POILARDEAU, marchand d'essences Pluiir.

— — — — . - ■ -■ ■ ■ — — 'X'îf

Le théâtre représente un salon bourgeois. — Porte au fond; portes latérales, une à droite, deuxième plan, deux i gaurlie, premier et troisième plan»; une croisée à droite, premier plan ; une cheminee à gauche, deuxième plan. — Chaises, fauteuil», etc.

8CÎNZ M.

POMPONNE, *eufe, en Iran/ en scene.

U ! je viens de fjire la couverture... Les nouveaux mariés peuvent rentrer de la noce quand ils voudront... C’est égal, ça fait un drôle d'effet d'épousseter une chambre nuptiale...

J iiand 09 ll'jHt pM pourvoi... Mais patience I... mon tour vienr.i quand j’aurai retrouvé mon amoureux, un nommé Antoine dit l'Écureuil... Il esta Paris, il chetcbo fortune, et moi je le cherche ! mais dame ! Paris est grand. cl je ne sais pas son numéro... (Iteyardant la pendule.) Minuit I... Ce n’est nas l’Écureuil qui flânerait comme ça un jour de noce !... (Elle s'étend dans un fauteuil.) Le \oilà donc fait co maltage... et M. Arthur de lleauvoism. le propriétaire, qui avait jure qu’il ne s'accomplirait pas... Entre nous, je croisqu’il en tenait pour la future;

ADÈLE, sa fcmnin M"*' I«wa.

POMPONNE, domestique de Puulardcaii. ....... Denis.

après ça il en tient pour toutes les femmes... c'est un jeune gant jaune... a vingt-ncul nuis... Ma Toi ! madame a bien lait de lui préférer M. Pou lardea u, mon uiallrc... Voila un mari' quel brave hommol... pas lier, quoique fabricant de paifuins !

I'Oii.ardkac, dans la coulisse.

Pomponne I Pomponne!

POMPONNE

C’est lui !... (Prenant un flambeau ) Voilà ' monsieur Poulardcau, voila I (Elle va ouvrir au fond.)

BCÈNX U.

POMPONNE, POUI.ARDEAIT. ADÈLE.

(Ils sont en hal^Ade noce.) •

Pou.Ar.n^ff.

Pomponne!... éclaire donc ! (A la cantonnade.) Prenez garde! il y a un pas! (A Adèle.) Là. vous y êtes... Vous \ oilà chez vous, chez nous !... ça n’est pas très-cossu, mais mon cœur vous tiendra lieu do lambris dorés.

AUfclX, in/imù/ér.

OUI c’est très-bien... très-bien... d’abord je partirai le malin cl je passerai toute lu journée chez maman !

UN FEU DE CHEMINÉE

TOütARDEAV.

C’est ca... cher maman. (A part.) Est-elle innocente! (Haut.) Vous n’àvez pas froid? roulez-vous prendre un verre d’orgeat?

ADfcui. intimidée.

Oh ! je suis très-bien... très-bien I

POULARDEAU.

Vous n’avez pas dîné a la noeo.

ADÈLE

Je n'avais pas faim.

POULARDEAU.

Moi non plus... mais c’est égal, quand c’est à trois francs par bouche, les unes dans les autres...

ADÈLE

Pourquoi avons nous quitté le bal sitôt? nous sommes partis au plus beau moment.

POULARDEAU.

Dame I vous comprenez mon impatience... un jour de noce I adèlr, naïvement.

. Qu’est-ce que ça Tait?

POULARDEAU.

C’est la faute de votre père... 11 est farceur, votre père, avec son nez rouge... qui n’a Pair de rien : Il m’a dit : mon gendre, il est minuit !... enlevez, c’est payél

ADÈLE

Moi qui avais encore quinze contredanses, huit valses et dix polkas.

POULARDEAU.

Il y en avait pour toute la semaine... nous ne pouvions pourtant pas passer la semaine...

ADÈLE

A danser?... pourquoi donc?... d’abord, il n’y a rien do meilleur que ça I

poularde a u, regardant Pomponne.

Oli I oh I

Quoi donc ?

POCLARDEAU.

Mais... voulez-vous preudro un verre d’orgeal?

ADÈLE

Merci, je n’ai besoin de rien.

POCLARDEAU.

Alors... Pomponne...

POMPONNE

Monsieur?

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