‹ Les oiseaux du Canada [microforme]Chapitre 25 sur 259 · PS D NN · texte numérisé non relu

PS D NN

Lark; Titlark ; Pipit.—Parties supérieures d’un brun noir, teintées légèrement d’olive, avec presque toutes les plumes noirâtres au centre ; ailes et queue noirâtres; quelques secondaires ainsi que les couvertures des ailes, d’un jaune brun pâle ; les rectrices extérieures presque toutes blanches ; le dessous, les paupières et une ligne superciliaire d’un jaune brun pâle, strié de noirâtre sur la poitrine, les côtés du cou et

du corps. Longueur 61-6i ; ailes 31-34 ; queue 2i-3 pouces.

L'Alouette pipi est assez commune au printemps et surtout à l'automne où on la voit se répandant dans les prés à la recherche d’insectés et de vermisseaux ; son allure à terre est tremblante, ce qui est dû au mouvement de bas en haut qu’elle imprime à sa queue. La nature l’a douée d’un chant agréable et plaintif.

En l'été elle va couver au Labrador ; elle pose son nid à terre, souvent sur des rochers et y dépose 4 ou 5 œufs d’un blanc sale, tachetés de brun au gros bout.

10, Famille SYLVICOLIDÆ, Fauvettes,

… Cette famille qui est difficile à déterminer d’une manière satisfaisante, n’a jamais été bien définie par des caractères précis. Ce sont en général des oiseaux de petite taille à plumage varié et éclatant, aux ailes plus longues que la queue, à l'exception des genres Geothlys.s et Icteria, et compos cs de 9 primaires, On peut encore, par les caractères négatifs ci-après mentionnés, la distinguer, et avec plus de précision, des autres familles d'oiseaux chanteurs dont le

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nombre est assez considérable, et qui y ont quelques rapports ; ainsi le bec des Syluicolidæ n’a pas de dent et diffère, par conséquent, des Tanagrideæ ; il n’est ni fortement échancré ni crochu, comme chez les Vireonidæ ; nitrès aplati, ne s’ouvrant pas jusqu'aux yeux comme celui des Hirundinidæ, ni strictement conique, àcommissureangulée comme chezles Fringillidæ.

Cette nombreuse famille est, sans contredit, celle dont les oiseaux possèdent une livrée aux couleurs les plus vives et les plus variées ; l'élégance de leurs formes, ainsi que la vivacité de leurs mouvements, fait de ces timides habitants des bois, un des groupes d'oiseaux les plus plaisants. Toujours cachées sous le feuillage qui les dérobe à nos regards, les Fauvettes nous décèlent leur présence par leurs chants sonores et mélodieux qui nous captivent sans cesse. Elles ont des habitudes diverses : ainsi les unes vivent solitaires, s’enfoncent dans les forêts, tandis que d’autres préfèrent nos bosquets, la lisière des bois ; plusieurs même se plaisent dans nos jardins et dans nos vergers. Leur séjour au milieu de nous ne dure que pendant la belle saison. Leur genre de nourriture consiste en insectes et larves de toutes sortes, qu’elles trouvent sur les arbres, dans les buissons, dans l’herbe et quelquefois à terre. Comme tous les autres insectivores, les Fauvettes méritent hautement notre protection pour les services immenses qu'elles rendent à l’agriculture.

Elles placent leurs nids, qui sont d’un travail admirable, dans les grands arbres, les arbris-

seaux et quelquefois à terre; ils sont faits d'herbes, de feuilles sèches, de petites racines et de filaments cotonneux; un bon nombre les tapissent à l’intérieur de crins d'animaux.

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