‹ Les ombres chinoises de mon pèreChapitre 101 sur 180 · JOLI CŒUR · texte numérisé non relu

JOLI CŒUR

Bonjour, mademoiselle Jacqueline.

JACQUELINE (bas).

Mademoiselle, qu'y m'appelle ! Voyez comme c'est honnête. Colas m'dit jamais qu' Jacqueline, (haut) Bonjour M. Jolicœur.

JOLICŒUR .

Que je suis ravi de vous trouver ici, mademoiselle Jacqueline; il y a longtemps que j’en cherche l’occasion.

Je vous ai vue passer dernièrement revenant de la grand’messe : vous m’avez paru charmante ce jour là, mais aujourd’hui, il me semble que vous êtes mille fois plus jolie.

JACQUELINE

Monsieur ça vous plaît à dire, et je ne sais pas si c’n’est pour vous railler de moi.

JOLICŒUR.

Moi, me railler de vous !. .Je m’en garderais bien; non, c'est du fond du cœur que je vous parle.

JACQUELINE

J 'vous s'is bian obligée, si ça est.

JOLICŒUR.

Vous ne m’êtes point obligée ; ce n'est qu'à votre beauté que vous êtes redevable de ce que je dis.

JACQUELINE

Monsieur, c’est trop biau pour moi tout ça... et j’n'ai pas d’esprit pour vous répondre.

UNE NOCE AU VILLAGE

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