‹ Les ombres chinoises de mon pèreChapitre 115 sur 180 · UN OFFICIER, UN SOLDAT · texte numérisé non relu

UN OFFICIER, UN SOLDAT

l’officier.

C’est bien singulier que nous ne puissions mettre la main sur ces brigands là... Que vois-je?... un pèlerin qui vient d’être massacré.

LA CAVERNE DES VOLEURS

LE SOLDAT

C'est encore une malheureuse victime de la barbarie de ces brigands là {on gratte). Mon capitaine, n'entendez-vous pas quelque bruit?

l’officier.

Oui, j’entends comme un bruit qui vient de sous terre.

LE SOLDAT

Oui, ça sonne le creux.

l’officier.

Voyons donc dans ces broussailles, si nous ne découvrirons pas quelque chose? La terre a été travaillée en cet endroit et semble recouvrir quelque trou.

LE SOLDAT

C'est l'ouverture d'une caverne, mon capitaine, il nous faut y descendre.

LE CAPITAINE

Comment ?

LE SOLDAT

Il me vient une idée : donnons un coup de sifflet, c’est le signal de ralliement de tous les \

brigands ; s'il y en a dedans cette caverne, ils nous ouvriront en pensant que nous sommes de leurs gens.

LE CAPITAINE

Tu as raison {il donne un coup de sifflet et la caverne / ‘

s'ouvre). Descendons et tenons nos armes prêtes ( iis

descendent et la caverne se ferme).

{On entend un cliquetis d’armes et les cris des combattants .)

LE SOLDAT

A moi, capitaine, j en tiens un. Rends-toi, coquin, ou tu es mort

Page 1