‹ Les ombres chinoises de mon pèreChapitre 144 sur 180 · RAGOT. JANOT · texte numérisé non relu

RAGOT. JANOT

JANOT (seul).

Pardine! me v'ià ben à mon aise! v’ià que c't’affaire-là s’entame pas mal!... un beau conseil qui m’a donné là, lui, avec sa plainte Dodinet

(il frappe à la porte de Ragot).

Eh ben! monsieur, me rendez-vous mon habit donc? (à lui-même). J’ai

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été bête de le croire, moi : queuque je vas devenir à présent? J’ai une faim d'enragé, que je n'ai pas mangé depis le matin jusqu'à l'heure qu'il est, gros comme une noix de pain... toujours courir ! c’est être ben traite à son corps aussi !... [il frappe encore) Eh ben! monsieur, c’est-ti pour rire donc ? eh ! mon habit ?

RAGOT [lui jette par la fenêtre).

Quiens, le v'ià, mais va-t-en et ne me fais pas descendre, sinon je t'irai habiller, moi.

JANOT

C’est pas la peine, allez. Bonne nuit, not’ bourgeois, je viendrons demain matin.

Eh ben! oui, reviens, je te garderai a déjeuner.

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