‹ Les ombres chinoises de mon pèreChapitre 147 sur 180 · SCENE XVII · texte numérisé non relu

SCENE XVII

JANOT

SIMON {le rossant

Quiens, en v ia aussi par devant.

JANOT

Oui-dà! donnes-en donc encore un pour voir.

SIMON (le battant).

Quiens, polisson, en v'ià encore un, et si tu n'es pas content, j’vaste faire mettre en prison (il sort).

JANOT

En prison!... eh ben, voyez pourtant comme tout ça tourne! me v’ià dédommagé, moi ! j'ai perdu mon argent, j'ai ma veste gâtée et j'ai été rossé! .. Ah! jarni, tout ça me rappelle ce que me disait ma pauvre mère, du temps que ('allait’ à l’école, qu’est morte à présent, chez M. Nicodème; quand je revenais me plaindre à elle l'oreille déchirée; j’attrapais encore le fouet par-dessus le marché ! et ben, c’est la même chose à présent. Les grands comme les petits, dans le monde, comme à l'école, ont beau venir se plaindre d’avoir eu des coups, autant de pris ! c’est toujours les battus qui paient l’amende.

LA

Page 1