‹ Les ombres chinoises de mon pèreChapitre 150 sur 180 · UNE · texte numérisé non relu

UNE

PLACE PUBLIQUE

Ce lever de rideau, n a pas de texte.

Ce n’était qu’un prétexte pour faire défiler quelques types de la rue.

UNE PLACE PUBLIQUE

M. et Mme Denis.

UNE PLACE PUBLIQUE

Il passe d’abord un détachement de lanciers. Il est précédé d'un trompette et d’un officier.

UNE PLACE PUBLIQUE

( Vient ensuite le marchand de mort aux rats.)

Voilà celui qui fait mourir les rats et les souris

( Arrive après un remouleur portant son outil sur le dos.)

UNE PLACE PUBLIQUE

(Un marchand de tamis le suit:)

Tamis! tamis!

Deux marchands de chansons Jerment la marche- Le mari, pourvu d’une jambe de bois, accompagne sur le violon, sa femme, qui chante avec lui les couplets de M. et Mme Denis.

Mme DENIS.

Quoi, vous ne me dites rien >

Mon ami, ce n’est pas bien.

Jadis, c’était différent...

Souvenez-vous en, souvenez-vous en.

J’étais sourde à vos discours Et vous me parliez toujours !

M. DENIS

Mais, mamour, j’ai sur le corps Cinquante ans de plus qu’alors;

Car c’était en mil sept cent...

Souvenez-vous en, souvenez-vous en.

Ah ! premier de mes amours.

Que ne duriez-vous toujours !

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