‹ Les ombres chinoises de mon pèreChapitre 149 sur 180 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

MATHURIN ( portant son échelle \

Que belle flambée que j’m'en vas faire pour du coup. Y a pus d’quinze jours que j'nous sommes pas réchauffés.

J’vas planter là, mon échelle {il pose son échelle), ben comme ça ; j’pouvons monter à notre aise, maintenant (il monte), allons, m’vlà ben perché pour couper ces ramées; y a tflci d'quoi faire une belle brassée d’bois, ça nous fera du feu à plaisir. C’que c’est pourtant, rien qu’d’y penser, y m'semble que je Tsentons déjà qui me réchauffe et ça m’met en humeur d’chanter queuque p’tite chanson ! d’pis p’us d’quinze jours, ça m’est pas t’arrivé de c’te façon-là (il chante).

Il était un p tit homme.

Qui s’appelait Guilleri, mon ami (bis)

Il allait à la chasse, \

A la chasse aux; perdrix, mon ami, j

Toto carabo, (bis)

Marchand caraban, \

Compère Guilleri,

Te lai-ra-tu, te lai-ra tu, le lai-ra-tu mourri bis).

Il monta sur un arbre Pour voir son chien courri, mon ami (bis).

Mais v’ia qu’là branche casse i Et Guilleri tombi, mon ami, : (bis)

Toto, etc.

Toutes les dames de la ville Accoururent au bruit, mon ami (bis),

L une apportait dThuile, )

L’autre de la charpie, mon ami, / (bis)

Toto, etc. )

Par les soins qu’on lui donne,

Bientôt il est guéri, mon ami (bis).

Si cela vous étonne, i

Moi j'n’en suis pas surpris, mon ami, , (bis)

oto, etc.

Page 1