‹ Les ombres chinoises de mon pèreChapitre 55 sur 180 · ROBINSON, WILLIAM · texte numérisé non relu

ROBINSON, WILLIAM

(Le canot entre par le côté droit et va vers le môle; lorsqu'il est entièrement caché, William monte peu a peu sur le môle , allant vers le pavillon, arrivé derrière le pavillon , il se

retourne et se dirige vers la maison où il entre.)

WILLIAM

Eh bien, Robinson! nous allons mettre à la voile, mon ami, es-tu

prêt ?

ROBINSON

Tu sais, mon cher William, que depuis longtemps, mes dispositions sont faites : je ne me ferai pas attendre.

Mais, dis-moi, allons-nous partir à l'instant ?

WILLIAM

Nous n'attendons plus que la marée pour pousser au large; ainsi, tu vois qu il n'y a pas de temps à perdre.

Que dis-tu de ce temps ? tu ne pouvais, je pense, souhaiter une plus belle journée? Ce sera une vraie partie de plaisir que ton premier voyage.

ROBINSON

Ce n’est pas le temps qui m'inquiète.

WILLIAM

Et quoi donc?... ne t'ai-je pas dit que ma bourse était à ta disposition et que tu n’avais nullement à te tourmenter de tes frais de route.

ROBINSON

Mon cher William, ce qui me désole, c’est de partir sans faire mes adieux a mon père.

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