‹ Les opérations de banqueChapitre 104 sur 167 · il i · texte numérisé non relu

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1 Dû à d'autres banques

Chacune des régions dans lesquelles le rapport divise TlJnion américaine présente une physionomie sociale distincte et un système de banque différent. La première, qui comprend la Nouvelle-Angleterre proprement dite est la plus anciennement constituée et civilisée ; la seconde contient trois grandes villes de commerce : New-York, Philadelphie et Baltimore ; la troisième, les vieux Étais à esclaves ; la quatrième et la cinquième renfermaient des Sociétés en formation, l'une sur le modèle des Etats du Sud, l'autre d'après celui des États de l'Est.

Dans les deux premières régions, on remarque un fort capital, un grand nombre de banques, des opérations actives, une circulation qui n'a rien d'excessif : la première surtout abuse moins des crédits de banque à banque, elle a peu de dépôts et une encaisse très faible. La seconde, qui opère dans les grandes villes, a beaucoup plus de dépôts et une plus forte encaisse ; elle a aussi beaucoup plus de titres susceptibles de dépréciation et d'immeubles.

Californie, la Floride, l'Arkansas et IJowa n'avaient point de banque anonyme, non plus que les territoires du Nouveau-Mexique, d'Orégo.n, de Washington, d'Ulah et de Minnesota. Le Texas n'en avait qu'une seule, peu importante, et qui n'avait pas envoyé de rapport.

12e ÉDrnoN

Dans les deux régions suivantes, le nombre des banques diminue, leur capital est faible, leur portefeuille médiocre, leurs émissions beaucoup plus considérables relativement au capital. Les dépôts ont peu d'importance; rencaisse est beaucoup plus forte dans celles du Sud-Ouest , dans l'une et dans l'autre régions, on abuse du crédit de banque à banque. Enfin, la cinquième région présente un système sans solidité, avec un capital faible, des émissions relativement excessives, des escomptes pauvres et un usage immodéré du crédit de banque. Il n'est pas étonnant que, dans la crise de 1854, cent vingt-deux banques appartenant presque toutes à ce groupe, et dont quatrevingt-cinq dans le seul Etat d'indiana, aient fait faillite.

On voit, par les faits que nous venons de constater, que les banques américaines n'ont jamais été établies sur un seul type, ni ressemblé aux descriptions de fantaisie qu'on nous en a données. Répandues sur un vaste territoire à diverses époques, au milieu de populations dont la condition économique n'était pas la môme, elles se sont constituées sur divers systèmes, selon les nécessités du milieu dans lequel elles devaient opérer. Celles des États anciens, riches en capitaux, en intelligence et en expérience, ont bien et prudemment fonctionné ; celles des États nouveaux et des territoires de colonisation, établies avec moins de science, au milieu d'une population moins avancée en industrie, ont payé leur inexpérience. Il n'y a là rien de paradoxal, rien qui ne pût même être prévu sans peine et qui ne soit parfaitement rationnel.

Le relevé (p. 371) est extrait d'une lettre du Secrétaire de la Trésorerie au président de la Chambre des Représentants, en date du 26 mars 1860, publiée dans les documents parlementaires. Nous le reproduisons comme document historique parce qu'il comprend, sauf quelques exceptions insignifiantes, toutes les banques constituées en Société anonyme en activité au 1er janvier 1860, peu de temps avant la guerre de la Sécession et les changements qu'elle a introduits,

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