somme proposée
24,50 (1 p. 0/0, intérêt de 90 joars). 4,08 (6fi de i p. 0/0, intérêt cherché).
Soit demandé l'intérêt de la même somme su même taux pendant 27 jours :
2,450 24,50, intérêt de 90 jours.
8,16, intérêt de 30 jours.
0,8!, intérêt de 3jours, étant déduit de 8.1 %, intérêt dtSfcjs^rs,
On a 7,35. intérêt cherché.
Les praticiens abrègent encore en faisant rouler tous leurs calculs sur le même nombre, dans lequel ils peuvent facilement trouver les parties aliquotes qui se rapprochent ie plus de l'intérêt cherché. Ils ont pris pour type l'intérêt de 6 p. 0/0, avec lequel le centième correspond à 60 jours d'intérêt. Ce chiffre présente plusieurs avantages. D'un côté, le nombre de jours pour lesquels il faut calculer l'intérêt en banque est inférieur à 90, limite des échéances admises par la Banque de France. En outre, le nombre 60 est riche en sous-multiples décimaux et duodécimaux : U se divise avec là même facilité par 2, par 3, par 4, par 5, par 6, par 12, par 15, par 20, par 30, de manière à faciliter d'une manière admirable la décomposition des parties aliquotes. Une fois l'intérêt à 6 p. 0/0 trouvé, on obtient
l'intérêt à 5 en retranchant un sixième de la somme obtenue, l'intérêt à 4 ressort par le retranchement d'un tiers, l'intérêt à 3 par le retranchement de moitié ; les i/2 p. 0/0 s'évaluent en douzièmes, le i/8 p. 0/0 en dii-huitièmeSj âl ainsi de suite.
On a remarqué seulement que, pour employer avec fruit «eite méthode, il était nécessaire de savoir couramment la table de multiplication, non pas seulement jusqu'à 10, mais Jusqu'à 18.
Soit, par exemple, à chercher l'intérêt de 3.554 francs pendant cinq jours à 4 p. 0/0, le praticien dira : « L'intérêt de 3.554 francs à 6 p. 0/0 pour 60 jours égale 1 p. 0/0, âoiî 35.54 : cinq est le douzième de 60 ; donc, en divisant 85,54 par 12, j'ai l'intérêt pendant cinq jours à 6p. 0/0, et si de cet intérêt je retranche un tiers, j'ai l'intérêt cherché. » L'opération s'établit ensuite de la manière suivante :
Les employés de banques, habitués à faire pendant toute la journée et durant des armées les mêmes calculs sur les mêmes chiifres, lesquels sont toujours fort simples, acquièrent une routine excellente, qui prévient les erreurs et réduit tous les comptes d'intérêt à un acte, en quelque aorte mécanique, et qui s'accomplit avec une extrême rapidité.
L'avantage de la méthode des parties aliquotes consiste à faire rouler tous les calculs sur de petits nombres, par lesquels les opérations sont faites et toujours contrôlées directement par l'intelligence. Par ce moyen, on écarte les procédés mécaniques des mathématiques, et l'on y en substitue d'autres, dans l'emploi desquels l'esprit, toujours en éveil, conserve une plus grande part.
Cette méthode est préférable aussi pour le calcul mental, parce qu'elle réduit les calculs à des termes simples, toujours identiques, qui ne surchargent pas la mémoire. Or, le
calcul mental est important surtout pour le chef de maison qui, dans les offres de négociations, dans les condition», tarifs, changes de toutes sortes qu'il peut être appelé à discuter verbalement, veut se rendre compte en un instant et sans le secours de la plume des propositions qui lui sont faites et des combinaisons qui peuvent en résulter. La facilité à calculer mentalement est une sorte de sixième sens qu'on pourrait appeler le sens arithmétique : le banquier en a besoin tous les jours et doit l'acquérir par le travail, lorsqu'il n'en est pas naturellement doué.
§ 3. — Règle d'escompte
Escompte. — En France, on ne calcule pas l'escompte autrement que l'intérêt. Ainsi l'escompte d'un effet sur place de 2.450 fr. à 27 jours d'échéance et à 4 p. 100, se calcule exactement de la même manière que l'intérêt de la même somme pour le même temps. En d'autres termes, on est dans l'usage de compter l'intérêt en dehors, c'est-à-dire de bonifier sur-le-champ à l'escompteur l'intérêt tel qu'il serait dû au bout du terme, ce qui fait courir à son profit l'intérêt de l'intérêt. Tel est l'usage, telles les conditions sur lesquelles sont conclus et reposent actuellement tous les contrats.
Donc, pour trouver l'escompte à 4 p. 0/0 d'un effet sur place de 2.450 fr. à 27 jours d'échéance, on fera la règle d'intérêt :
2450X27 661 . „ -g-^— ou — = 7fT.35,
que Ton retranchera de la somme totale, soit:
que l'escompteur donnera contre remise de l'effet.
Lorsqu'il y a plusieurs effets présentés à l'escompta, leur réunion forme ce qu'on appelle un bordereau, parce
que l'état des effets et leur échéance sont établis par le présentateur sur une feuille volante, en résumé, de manière à faire un petit compte ou bordereau, en forme de facture. Par exemple, la présentation au 1er novembre de cinq effets sur place à échéances diverses pourra être formulée ainsi qu'il suit:
500 an 15 novembre 15 jours,
750 au 25 décembre 55 —
i. 800 au 20 janvier 81 —