‹ Les opérations de banqueChapitre 145 sur 167 · DOIT A7»1S · texte numérisé non relu

DOIT A7»1S

Dul", 2.000 X 30 ac 60.000 Du 15, 6.000X15= 90.000

Du 25, 5.000 X 5=25.000 Solde 5.000

La différence ou balance des intérêts est, en twmbres, de 5.000 au profit de A.

Par l'autre système, nous disons :

Du 1" au 15, 2.000 X 15 = 30.000 Du 15 au 25, 4.000 X 10 = 40.000

Du 25 au 30, 1.000 X 5= 5.000 Solde 5.000

On voit que, par l'un et par l'autre système, le solde, c'est-à-dire le résultat final, est le même.

Mais, dans le premier système, les 2.000 fr. du îw novembre portent fictivement intérêt du 15 au 30, bien qu'ils aient été soldés le 15, et de même les 6.000 fr. versés le 15, bien que 4.000 fr. seulement soient dus jusqu'au 25, et qu'à dater du 25 ils soient soldés. Ces fictions seraient une cause d'erreur, si l'intérêt courait à des taux différents pour A et pour B.

On peut désigner le premier système par le nom de système de compensation, et le second, par celui de système des soldes.

DBS COMPTAS COURANTS 685

§ 3. — Système de compensation

Il y a deux manières de tenir les comptes courants dans ce système. La première, qu'on appelle ancienne ou indirecte, et qui est encore très usitée, prend, pour époque du calcul des intérêts le jour où le compte est arrêté, la fin du trimestre, du semestre ou de l'année, par exemple. La seconde, que l'on appelle rétrograde ou nouvelle, bien qu'elle date de près de cent ans, prend ordinairement pour époque le jour de l'ouverture du compte ou du premier article qui y figure. Nous allons les exposer l'une et l'autre.

i° Méthode ancienne ou directe. — C'est celle que nous avoua suivie dans l'exemple au moyen duquel nous avons comparé les deux systèmes. Nous allons le reprendre, et l'établir sur un autre livre dont nous expliquerons la réglure au moyen de titres de colonnes que les banquiers n'emploient jamais. (Voy. tableau D.)

D'après cette méthode, les intérêts relevés au débit du compte s'ajoutent aux sommes du débit et ceux relevés au crédit s'ajoutent aux sommes du crédit.

Mais il peut arriver, et il arrive fréquemment en banque, que l'ayant compte remette des valeurs dont l'échéance soit postérieure à Y époque, et, dans notre exemple, aa 30 novembre. Supposons que A ait remis le 25 novembre un effet de commerce de 3.000 fr. échéant au 15 décembre. Pour faire entrer cet effet en compte, c'est-à-dire en valeur au 30 novembre, il faudra l'escompter à cette date, c'est-àdire déduire de son montant quinze jours d'intérêt. Après avoir relevé le nombre 3.000 X 15 nécessaire au calcul de l'intérêt des quinze jours, il convient d'additionner ce nombre avec ceux qui représentent les intérêts courus au profit de B, si l'on veut porter au compte le montant intégral de l'effet de 3.000 fr. C'est ce que l'on fait; mais, pou? m fis altérer la symétrie du compte, on écrit ce nombre à la colonne de ceux qui expriment les intérêts dus à A, àl'c&sr* rouge, pour le distinguer des autres, avec lesquels

A, de Strasbourg,

UBELLS

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