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par conséquent, de la nécessité de recourir à la main courante, pour en fournir copie au correspondant. Nous avons supposé, dans noire exemple, qu'il était convenu que l'escompte des remises aurait lieu, tant au crédit qu'au débit, à 5 p. 0/0 ; on pourrait convenir qu'il serait à 4 ou bien à 6 au crédit et à 5 au débit, ou à tout autre taux, sans qu'il fût nécessaire de changer la forme du compte.
Il n'y a qu'une manière, simple et claire, d'établir les comptes courants lorsque le taux d'intérêt n'est pas le même de part et d'autre : c'est celle qui consiste à réduire au préalable, par l'escompte, tout le papier entré et sorti en articles de caisse, et à faire ensuite le décompte des intérêts dus de part et d'autre. Si le banquier est un commissionnaire pour le placement des capitaux, il est aussi, et avant tout, un caissier qui achète et vend du papier de commerce, mais dont toutes les opérations doivent être faites au comptant et passées à l'instant même en résultats définitifs.
C'est ainsi que la banque est comprise à Amsterdam, à Londres, à Paris, partout où l'on fait des opérations
■ sidérables, partout où l'on ne peut rester dans le provisoire et dans l'a peu près, sans tomber aussitôt dans le désordre. Établir des comptes courants à intérêts inégaux comme si l'intérêt courait au même taux de part et d'autre, c'est tromper son client ou se tromper soi-même. Établir séparément et péniblement sur un petit bout de papier volant un compte d'intérêt isolé du compte général, c'est s'exposer à des chances d'erreur si nombreuses, que le comptable le plus exercé n'est jamais assuré d'y échapper.
Au contraire, en supprimant par l'escompte, au crédit et au débit, les articles de papier, en laissant sur les livres spéciaux auxquels on doit les inscrire les tirages, les acceptations et les remises, on dégage le compte courant de toutes espèces de nuages, et l'on se procure un moyen facile d'en suivre et d'en contrôler, jour par jour, les mouyements, puisque l'on obtient par une seule soustraction le montant de chaque balance. En outre, si le taux de Tin-
térêt convenu vient à changer par des conventions nouvelles, il suffit, lorsqu'on relève directement les intérêts, d'annoter ce changement à sa date et d'établir en conséquence tous les calculs postérieurs. Ni la tenue, ni l'aspect du compte ne sont altérés.
Aux nombreux avantages que nous avons énumérés, cette méthode enjoint un qui est peut-être supérieur à tous les autres : elle ne permet ni retard ni négligence, et oblige le banquier à liquider complètement chaque opération au moment même où il la fait, où elle est bien présente à son esprit, et à ne jamais renvoyer à l'avenir le travail qui appartient au présent.
Voici un arrangement de livres différent de ceux que nous avons présentés, et sans escompte des valeurs à échéance, emprunté à la pratique de Londres. Il est foRdè sur la méthode des soldes, et présente même dans les relevés le détail des opérations d'arithmétique :
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