‹ Les opérations de banqueChapitre 2 sur 167 · VI PREFACE DE LA PREMIERE EDITION · texte numérisé non relu

VI PREFACE DE LA PREMIERE EDITION

La banque n'est point une branche de commerce prise au hasard et qui, d'ailleurs, ressemble à toutes les autres. Entre toutes les professions commerciales, celle du banquier occupe déjà le premier rang, et chaque progrès nouveau de la société ajoute à son importance : c'est le banquier qui est généralement chargé de trouver un placement aux capitaux, c'est-à-dire d'établir les conditions de l'alliance entre le capital et le travail ; c'est lui qui fait les recouvrements et tient les comptes; c'est lui, le plus souvent, qui dispose des capitaux mobiliers, dont les mouvements exercent une influence décisive sur les variations du prix des diverses marchandises, et peuvent, en peu de temps, élever ou renverser les fortunes particulières.

Déjà, il y a douze ans, j'avais essayé d'exposer le mécanisme des banques de circulation et d'en faire ressortir l'importance, au point de vue public et économique1. De nouvelles études, l'expérience des affaires, l'opinion de praticiens très éclairés et le spectacle de trois grandes crises m'ont confirmé dans cette conviction, que le commerce de la banque était le régulateur de tous les autres, qu'il avait besoin de liberté, qu'il était utile d'en exposer et d'en propager les principes, et j'ai entrepris ce livre.

il fallait d'abord définir les capitaux, les monnaies et les contrats, qui sont la matière du commerce de banque, et déterminer les lois de variations de leurs prix : il fallait ensuite définir chaque opération, exposer les combinaisons diverses que l'art d u banquier en déduit, pour indiquer comment les entreprises particulières, s'enchaînant les unes aux autres, formaient de grands systèmes soumis à des lois auxquelles ne pouvaient se soustraire les maisons qui j étaient englobées.

' Le Crédit et la Banque. —Paris, Pagnerre, 1840.

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