PREFACE DE LA PREMIERE EDITION VII
Enfin, il fallait aborder les détails de la pratique, traiter de l'administration intérieure et extérieure, des difficultés et précautions légales, de la comptabilité et de l'arithmétique; indiquer, autant que possible, les procédés en usage, et surtout les meilleurs, ceux que les derniers perfectionnements avaient introduits.
J'ai essayé de remplir ce cadre si vaste d'une théorie complète de la banque fondée sur l'observation des faits et qui, partant des définitions et des généralités économiques, allât jusqu'à la description d'un compte courant et à l'arithmétique d'un arbitrage. Ai-je réussi ? Il y aurait présomption à l'affirmer. Lorsqu'il s'agit d'embrasser dans son ensemble et dans ses détails un art multiple, varié, changeant suivant les temps et les pays, il est difficile de ne pas commettre beaucoup d'omissions et au moins quelques erreurs. Toutefois, tel qu'il est, j'espère que ce livre, dont les déductions sont fondées sur la méthode éprouvée des sciences physiques, contient un assez grand nombre de principes certains, de vérités démontrées et de faits concluants pour pouvoir être utile.
, Peut-être encourra-t-il des reproches de deux sortes: les économistes jugeront sans doute que les principes généraux y sont trop brièvement exposés; les praticiens, au contraire, penseront qu'il ne contient pas un assez grand nombre de définitions et de détails techniques.
C'est qu'en effet le but de ce livre n'est ni d'enseigner l'économie politique, ni de fournir un répertoire des connaissances de détail dont telle ou telle branche de la banque peut avoir besoin.* Des ouvrages excellents ont été faits sur l'une et sur l'autre matière; il ne restait qu'à indiquer, en quelque sorte, le point de jonction et d'alliance où l'économie politique, la comptabilité et l'arithmétique se rencontraient pour former un art complexe, l'art du banquier.
Vfir PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION
Ce livre est destiné à des hommes habitues soit à l'étude, soit à fc prntkjuedes affairés, dont ïe temps est précieux, et qui connaissent, au moins, l'économie politique la comptebiiitéeti'aritktnétique. C'est pourquoi j;ai cru qu'il convenait (ï'êire bref, de ne pas remonter sans cesse aux éléments, et de ne pas me laisser aller à des développements dont le lecteur n'avait pas besoin.
J.-G. Courcelle-Seneuil.
Paris, 22 décembre 1852.