PRÉFACE DE LA. ONZIÈME ÉDITION
Les événements de la longue et formidable guerre d'où nous sortons sont, en ce qui touèhe au mécanisme et au fonctionnement des banques en générai et des banques d'émission en pârtieétiër, FééîataSfe confirmation des enseignements contenus dans ce livre, que publiait en première édition, voilà plus d'un demi-siècle, J.-G. Courcelle-Seneuïl. La onzième édition que nous présentons aujourd'hui au public, et qui atteste la forte vitalité de cet ouvrage, nous donne une fois de plus, en effet, la démonstration, par les faits — et en particulier par les expédients financiers dont on abusa au cours d'une crise sans précédent — de la solidité des théories qu'y exposa un auteur dont la haute maîtrise était faite d'une connaissance profonde de la science économique.
Lorsqu'aux tout premiers jours d'août 1914 éclata la guerre, les pays belligérants possédaient tous des banques d'émission uniques et à monopole, plus ou moins liées aux États par des conventions portant sur les conditions suivant lesquelles leurs privilèges étaient concédés. La Banque de France, la Banque d'Angleterre et la Banque de Belgique, puis la Banque de l'Empire d'Allemagne et la Banque Austro-Hongroise concentraient, dans chacun de ces pays, tout le pouvoir d'émission des billets de banque. Nous ne faisons pas entrer ici en ligne de compte les Banques d'Ecosse, pour les Iles Britanniques, et celles d'Irlande, dont les émissions sont relativement restreintes, pas plus que les quatre banques d'émission allemandes (Saxe. Bavière, Wurtenberg, Bade), aussi elles d'émission réduite, satellistes destinés,.