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Novembre.
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CULTURE DES ORCHIDEES..
Art. III. — Opérations oulturales.
Plantation. — Le meilleur moment pour planter et pour rempoter les Orchidées est la fin de la période de repos, lorsque les plantes commencent à entrer en végétation. 11 n'est donc pas possible d'indiquer une époque convenant à l'ensemble de la famille, puisque chaque espèce a un mode d'existence particulier, variant avec la distribution des saisons dans les divers pays d'origine.
Les Orchidées peuvent être plantées, soit en pots, soit en paniers, ceux-là convenant surtout à celles qui ont les racines courtes, une croissance lente, qui exigent plus d'humidité dans le sol ou qui ont besoin d'y trouver des éléments nutritifs abondants. On les plantera alors de même que les espèces terrestres ou semi-épiphytes. On doit traiter ainsi* les Calanthe,\es Cœloyyne,\es Cypripedium, Cymbidium, Disa, Houlletia, Lissochilus, Lycaste, Masdevallia, Maxillaria, Phajus, Selenipedhim, Subralia, Thunia, Zygopetalum.
On choisit pour les cultiver des pots à base percée de plusieurs trous pour que l'eau ne séjourne pas, puis on emplit ces pots aux deux tiers de leur hauteur avec des tessons de poterie bien lavés, au-dessus desquels on dispose un sol formé de sphagnum, de petits morceaux de charbon de bois, de bois pourri, de terre de bruyère humeuse ou mieux de terre dite de Polypode. On arrange la plante, dans ces matériaux, de manière à ce que les racines soient autant que possible dans leur position naturelle et que les pseudo-bulbes (lorsqu'il y en a) soient hors du sol. La plantation achevée, on recouvre la surface du sol d'une couche de sphagnum qui le maintiendra dans un état constant de fraîcheur.
Les Orchidées épiphytes donnent les meilleurs résultats étant cultivées en paniers. Avec des paniers ou récipients à claires- voies, l'eau des arrosages peut s'écouler facilement 1). Iiois. Les Orchidées. 17.
LES 0RCMDÉE3 AU ['OINT DE VUE HORTICOLE
et il n'y a pas à craindre l'excès d'humidité qui détermine presque toujours la pourriture des racines. Pendus dans la serre, ils se trouvent pénétrés de toutes parts par les gaz de l'atmosphère. Ces mêmes paniers conviennent également aux espèces dont les hampes florales sont retombantes et naissent audessous des plantes comme cela arrive pour les Acineta, les Stanhopea, les Gongora, etc.
Les racines des Orchidées épiphytes ne veulent pas être enterrées. Dans la nature, elles flottent dans l'air où elles puisent les éléments nutritifs nécessaires à la vie de la plante, ou s'attachent aux corps solides et servent alors d'organe de soutien. Elles ne peuvent vivre que dans l'air. On comprend donc la nécessité de planter les espèces qui ont un semblable mode d'existence dans un so! formé de débris de fougères (terre de polypode), de fragments de bois pourri, de morceaux de charbon de bois entremêlés de sphagnum, qui entretient le tout dans un état constant d'humidité. Les racines pénètrent facilement dans les interstices qui existent entre ces divers matériaux et y vivent d'une manière norjnale.
Certaines Orchidées épiphytes peuvent vivre sur de simples morceaux de branches d'arbres munies de leur écorce, à la condition de garnir le pied de la plante avec du sphagnum. Le Callleya citrina est dans ce cas, de même que les Sophronilis, le Dendrobium pulchellum, etc. Les plantes ainsi disposées exigent d'être fréquemment bassinées et d'être tenues dans une serre à atmosphère constamment humide.
Arrosage. — Les Orchidées de nos serres étant presque toutes des plantes épiphytes, ne reçoivent, à l'état sauvage, d'autre eau que celle du ciel ; aussi comprend-t-on aisément que les eaux calcaires, qui sont celles dont nous disposons le plus généralement, leur soient préjudiciables. Le dépôt qu'elles forment dans les tissus et à l'extérieur des plantes paralyse les fonctions végétatives et ne tarde pas à déterminer le dépérissement, puis la mort des plantes. Il est donc de toute importance de se servir d'eau de pluie pour les arrosages comme pour les bassinagcs.
cui/ruiu; des orchidées.
Les arrosements doivent être faits avec le plus grand soin, répétés pendant l'été, moins abondants pendant l'hiver, presque nuls pendant la période de repos pour les espèces à pseudo-bulbes ou à tiges charnues et à feuilles caduques. Une excellente précaution consiste à placer les pots la tête en bas après chaque arrosage, pour faire égoutter l'eau tombée dans le cœur des plantes et qui, en séjournant, déterminerait la pourriture des jeunes pousses.
Pendant les grandes chaleurs, l'atmosphère de la serre doit être saturée d'humidité et, à cet effet, il est nécessaire de projeter de l'eau dans les sentiers et sur la couche de gravier ou de mâchefer qui recouvre les tablettes.
Les espèces de serre tempérée et surtout celles de serre froide exigent de l'eau dans l'air d'un bout à l'autre de l'année ; celles de serre chaude en exigent moins pendant l'hiver.
Enfin, éviter avec soin de projeter de l'eau sur les fleurs.
Art. IV. — Ennemis des Orchidées.
Les Orchidées sont attaquées par les insectes et les cryptogames inférieurs qui atteignent les autres plantes cultivées dans nos serres.
Fin
pj US. — Tlirips ou llcliotrops hémorrhoïdal.
On a décrit un certain nombre de champignons microscopiques comme vivant en parasites sur leurs divers organes ; mais, jusqu'à ce jour, on n'a pas constaté qu'elles aient eu une influence très nuisible sur leur développement.
LES ORCHIDÉES AU POINT DE VUE HORTICOLE
Les ennemis les plus redoutables sont les limaces, les cloportes (fig. H7)etlethripsouheliotropshemorrhoïdal(fig. 118)les Cloportes dévorent les jeunes pousses et détruisent en' quelques instants les inflorescences naissantes si impatiemment attendues. On doit donc faire une guerre acharnée â ces animaux. On s'en débarrasse en coupant des pommes déterre en deux, en creusant chaque moitié et en disposant les fragments creux sur les pots. Ces animaux voyagent la nuit ■ lorsque le jour arrive, ils trouvent là une retraite tout indiquée et il ne reste au jardinier qu'à retourner les petits pièges pour y trouver tapis les ennemis qu'il est dès lors facile de détruire.