I. Au lieu de c ne faictes
a. La suite est ajoutée. L^on avait mis d'abord c nous y pourverrons a votre très grant desplaisir par manière deue et raisonnable ; et tout ce que faire vous en plaira, rescripvez incontinent par le pourteur de ces présentes a notre ame et féal chancelier le seigneur de Gourtyvron. Escript a
Paris, etc ». Tout ceci a été barré et remplacé par d'autres formules :
«Veuillez écrire », pour « escripvez ». D*une écriture : ■ nous y pourverrons a laide de nos subgiez en la manière que bon nous semblera » ; d*une autre écriture '.«nous y prendrons très grant desplaisir et nous querronsdaultre remède convenable quil (peut) porroit estre votre très grant desplaisance ».
adoucie, lénifiée par des rédactions successives. L*on a fait remarquer au prince l'imprudence d'attaquer trop vivement le droit d'appel au roi d'une abbaye puissante, placée sous la sauvegarde royale*.
Ces tentatives d'arrêter les appels en France ne semblent pas avoir eu de succès. Le duc s'adressa de rechef au roi. A l'un des rares moments qu'il put consacrer aux affaires du duché, en i4i3', il fit faire quelques démarches dans ce sens. La cour de France, qui désirait à ce moment se rapprocher du duc ' et le pousser à guerroyer contre les Anglais, n*y fut pas insensible. Au mois de mai, Ton renvoyait à la cour d appeaux l'examen de dix-neuf affaires *.
Mais alors si le parlement ne se réunit plus depuis 1407, si l'auditoire fonctionne mal, que reste-t'il comme juridiction supérieure au dessus des baillis ? Nous répondrons qu'il reste le conseil, le conseil d'autant plus puissant que le duc qui n'est presque jamais en Bourgogne ^ a laissé l'administration du duché entre les mains de sa femme et, dans certains cas, de sonyfils.le jeune comte de Charollois ; le conseil qui profite de ce que les commissions de
I. Os lettres de sauvegarde, obtenues par Tabbaye de Saint Bénigne an i4o5. avaient même été publiées de par le roi, au lieu de Tètre de par le duc et de la mairie, ce qui était, prétendaient leë gens de la mairie, une atteinte aux droits du duc et de la ville, et les avaient amenés à faire appel au parlement de Paris. Arch. mun. de Dijon, G. 17.
3. Nous le voyons alors défendre de plaider dans le duché les jours de dimanche et fêtes. O. B., p. gi.