Canat de Chisy, Doc. inéd.^ p. 3qi
7. C'était un des adversaires les plus résolus de la mairie de Dijon, avons-nous dit. Avec Jean de Noidcnt, il avait encombré la rue Vannerie de matériaux de construction et refusé de les enlever. Le procureur syndic les fit prendre par nuit. C'est là un des faits qui amenèrent la saisie de ^a mairie en 1437. Garnibr, Chartes de communes, I, p. 100 et note i.
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fit condaire dans son hôtel et qu'il ne consentit à relâcher que le lendemain ^ Ce qui montre bien le crédit qu'avaient alors les puissants officiers du conseil de Dijon c'est que la mairie n'osa pas faire arrêtrr Guy Gelinier^. Elle se contenta de mettre des gardes dans sa maison et de suspendre le maire Jean de Saulx son complice. Plus indulgent encore, le duc ordonna de rétablir le maire et d'enlever ces sergents, par lettres du 5 février i43i-i43q^. Onze jours après, le i6 février*, le duc arrivait à Dijon et s'occupait des affaires qui troublaient le duché. Il est probable que les gens du conseil profitèrent de sa présence pour se réhabiliter et se plaindre des Etats, car Dom Plancher nous dit que le prince examina les abus des Etats. D'ailleurs dans les griefs soulevés contre le conseil, certains étaient exagérés : tel celui de n'avoir point suffisamment réuni le parlement de Beaune. Il avait été rassemblé trois fois en neuf ans ; c'était certainement un progrès sur l'époque de Jean sans Peur qui ne l'avait réuni qu'une fois pendant tout son règne. Toujours est-il que le duc, apprenant qu'une sédition avait éclaté à Gand au mois d'avril i43q, avant de s'en retourner, rétablit le conseil. — Le rétablissement fut-il fait sur les mêmes bases qu'autrefois? Une note qui se trouve en marge de la copie des lettres patentes de Michel Garnier, receveur des exploits du conseil en 14^^» dans le tome 99 de la collection de Bourgogne à la bibliothèque nationale à Paris nous déclare expressément que oui \ M. Lameere en indiquant