Arcb. G. -d'Or, B. 11411, fol. lai
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cal à Dijon et lui permettait de contrôler les affirmations du receveur.
(]elui-ci, après avoir totalisé ses recettes, toujours les mêmes, et provenant uniquement des amendes. — Il ne fait que reproduire le tableau du greffier dressé par bailliages, — passe au chapitre des dépenses.
Elles comprennent les gages des officiers qui ont assisté au parlement, gages pour lesquels Ton a comme moyen de contrôle les certificats du greffier. Ces gages sont généralement, nous Tavons vu, de 5 francs pour le président, 3 francs pour les chevaliers d'honneur , 2 francs ou 2 francs et demi pour les autres conseillers. Si le receveur n'est pas là ou n*a pas les fonds nécessaires, le trésorier de Dole ou le Receveur général paiera les gages.
Ensuite vient l'indication des divers versements faits au receveur général* ; puis la dépense commune, qui comprend les frais généraux de la session, quelquefois le chauffage, bois, charbon, nettoyage des salles, bien qu'en principe ^ ces dépenses incombassent au châtelain ou au prévôt chargé de Tentretien des maisons ducales. A la suite on note les menues messageries et,enfm,les deffauts de paiement, qui se montent à une somme assez élevée.
Il est fréquent que les condamnations ne puissent être perçues, soit parce que le condamné est un vagabond banni ou absent du pays, on n'en connaît pas l'adresse, soit parcequ'il « chiet en trop grande pauvreté » ; ou bien c'est un homme puissant qui, confiant dans ses poings robustes et sa bonne épée, refuse de paier, malmène le receveur des amendes et parfois le laisse pour mort, ou tout au moins pendant de longs mois « portant le bras au coP ».