I. Arch. G. -d'Or, B
SOUS peine de « prinse et explectation de leurs biens temporels pour les eveques, et de cent mars dargent a appliquer au roi, a prononcer contre les archevêques, eveques, vicaires, oiilciaux, abbez, prevosts, procureurs, promoteurs ... récalcitrants. »
Uon alla même plus loin : on limita Fautorité des évêques dans le parlement bourguignon. Un arrêt du qj avril i463, pour empêcher les évêques de peser sur les décisions de rassemblée, décida que, dorénavant, leur dignité ne leur donnerait plus voix avec les conseillers '.
Pendant que ces luttes se poursuivaient entre les parlements de Bourgogne et les justices royales et ecclésiastiques^ que devenait Tauditoire des causes d'appeaux ?
Nous Tavons laissé au moment oii le zèle des conseillers de Dijon amène sur leurs têtes Torage de i43i.
Une question qui se posa après Tordonnance de i43i, supprimant pour l'avenir celle de 143^9 fi^t de savoir si les auditeurs nommés par le conseil' étaient révoqués de leurs fonctions, en même temps que les membres du conseil, et perdaient leurs attributions judiciaires ; Ton décida que malgré la révocation, ils conserveraient leurs sièges comme juges ordinaires ^,
Néanmoins il était nécessaire de donner aux auditeurs une situation mieux déQnie. Par son ordonnance du i«^ août i43i, Philippe le Bon, revenant au nombre le plus haut atteint par Philippe le Hardi, institua sept audi-