I. Sous Tescalier, était établie une petite chambre
■ A Lambert larchier demeurant a Beaune pour une huysserie et une fenestre de chaigne quil a fait toules neuves de son boys pour mettre en la chambrete dessobz les degrés par ou Ion monte en la sale du parlement de monseigneur. • Ibid., B. 3i;7, fol. 4 v».
Sur les réparations de Tescalier, ibid., B. 3i5i, fol. i3r*.
De nombreux renseignements sur cet escalier, dans les devis de réparations de ij63. Arch. C.-d'Or, C. 3oo.
a. Ce porche laisse a5 mètres de bâtiment d^un côté et 14 de l'autre. Cyrot, op. cit., p. 56.
3. « A Lambert larchier demeurant a Beaune pour une grant huysserie quil a faicte de son boys et doublée de sappin pour ycelle mectre en luys du grant celier de monseigneur, dessoubz la sale du parlement, empres les degrés par ou Ion monte en la dicte sale. » Arch. C.-d'Or, B. 3ij3, fol. 3vo.
4. On remplace une porte semblable en i^Si. Arch. C.-d'Or, C. 3oo. En i3gi-i39a, on y avait mis une serrure en bois, « une serrure de bois mise en huisserie des grès de la saule de parlement ». Arch. C.-d'Or, B. 3170, fol. 35.
6. Dimensions du devis du 3 février 1756. Arch. C,-d'Or, C. 3oo.
plombés blancs et noirs*. Très claire et très vaste, avec ses six fenêtres ornées par Gasot le Verrier des armes du duc Philippe le Hardi et de sa femme 2. Au-dessus d'elle se bombe une voûte en lambris' dont les entrais et les poinçons sont à découvert et qui présente aux «littieres », sur ses parois, les armes du duc Philippe, peintes par Robert de Bruges*. Les six croisées, dont quatre regardent la place, à Topposé du promenoir et deux, plus hautes et plus étroites S se trouvent au fond, du côté du pignon qui suit à peu près Talignement de la chapelle Saint-Baudèle, laissent pénétrer largement le jour * que reflètent les murs
I. il a fallu « viii* de quarreaulz plombés blans et noirs. .. pour paver la sale de parlement de monseigneur». Arch. G.-d'Or, B. 3177, fol- 6t*. On s'était déjà occupé de ce pavement en i38S-i38q, « un mille et demi de pavement pour paver une partie de la sale devant les sièges ou Ion tient le parlement ». Arch. G. -d'Or, B. 3167.
Les carreaux sont posés sur une couche de mortier qui repose elle-même sur un lit de terre établi sur le « soulier ». 11 a fallu la hommes pour monter cette terre et 8 journées pour « terrer » la salle.
a. « A Gasot, verrier demourant a Diion pour xlv pies de verre ou sont les armes de monseigneur et de madame. Et a fait ledit Gasot les verrières a Diion et apportées a Beaune et les a assises es chassiz dessusdiz sans luy faire nulz despens : Gest assavoir cbascun pie pour le pris de 11 gros d. qui vaillent» comme appert par sa lectre de recepte cy rendue, viii fr. V gros I quart. » Arch. G -d'Or, B. 3177, fol. 3 v.
Henriot le Peintre, demeurant à Beaune, s'était occupé des fenêtres de la chambre du milieu et du conseil. Arch. G. -d'Or, B. 3i66, fol. 38 r*.
3. Il a fallu ao douzaines dais de sappin pour « chambrillier la sale du parlement de monseigneur, excepte le gros du parquet que Robert Monnot jadiz chastellain fit chambrillier ». On a payé les èchaafudages, les perches, les claies, les clous a latter.
4. « Olivier de Bruges peintre pour marchie fait a luy de poindre les littieres pour le chambris de la sale dudit parlement aux armes de monseigneur et de madame. » Arch. G. -d'Or, B. 3177. fol. 8vV On peut voir des voûtes du xv* peintes de cette façon à la chapelle de Sainte-Foy, près du Val-Suzon, au château de Ghateauneuf et aux églises de Saint-Etienne et Saint-Jean, de Dijon. (Gomraunication de M. Xavier Schanosky.)
5. « Audit Gasot pour ix pies de verre ou sont les armes de monseigneur et de madame mis et assis es deux fenestres longues qui sont ou pignon de la grant .sale du parlement de monseigneur : chacun pie au pris que dessus vaillent xxii gros demi. » Arch. G.-d*Or, B. 3177, fol. 3r*.
6 Voici ce que diront en 1763 les officiers du bailliage, en parlant de la salle ancienne du parlement : « Gette salle est très vaste et éclairée par six grandes croisées, les deux vitraux du fond reçoivent les rayons du midi, les refléchissent sur les bancs des juges, sur le banc des gens du roy et des avocats. L'audience du matin et de relevées se treuvent pendant le plus fort du jour et il n'est pas possible de résister à Tardeur du soleil et à réblouissement qu'occasionnent les rayons du soleil ; et les offfciers ne peur
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blanchis à la chaux vive* au-dessus des lambris qui en garnissent le bas.
C'est au fond de la salle que se trouve le tribunal 2 avec ses stalles installées le long du mur du fond et sur les côtés, comme des stalles de chœur'. La « chayère » du président*, un peu exhaussée, s'élève entre les deux longues fenêtres* dont nous avons parlé; derrière lui, Ton a mis l'antique tapisserie * que Ton fait venir exprès de Dijon toutes les fois que Ton tient parlement. Devant les stalles des juges, il y a différents bancs et des tables toutes recouvertes de drap rouge ', le « buffet » du greffier
veut lire les actes qu'ils sont tenus de publier^ sans se déplacer; les avocats et toute Taudience en sont incommodés à ce point qu^l n'est pas possible d'exprimer. Il y avoit anciennement deux rideaux que le temps a détruits et dont les derniers lambeaux sont tombés cette année. » Arch. C.-d'Or, C 3oo.
I. c Pour deux queues de chaux vive pour blanchir les deux sales et les deux chambres de loslel dessus dit. » Arch. C.-d"Or, B. 3177, fol. i5 v».
a. Ceci nous semble imposé parce que nous savons déjà de la salle. En outi*e, c'était encore l'endroit du tribunal au xviii* siècle. « Contre le mur du fond de la salle des audiences est apuie le siège des juges, il a aa pieds de longueur ; le dossier, qui a environ 4 pieds 6 pouces de hauteur, est garni ainsi que le placet en dras bleu lleurdelisé ». Arch. C.-d*Or, C. 3oo.
3. Ces sièges avaient été refaits en 1 400-1 401, après les travaux de Robert Monnot. B. 3177, fol. 5 r*.
4 A Dole, en 1439, on parlait déjà de la c façon de certains marchepiez fait au dessoubz du sicgc de monseigneur le président en la grant sale de parlement ». Arch. C.-d'Or, B. ii4i3, fol. i56 v.
5. C'est du moins ce qui nous paraît résulter de la situation des lieux.
6. On parle de cette tapisserie que l'on envoie à Beaune en 1407 (voir plus haul, p. ccxix).
En 1439, c'est « la vieille tapisserie du parlement 1, B. Ii4i3, fol. i53. On la tend avec des crochets et des clous.
Nous voyons que le i3 octobre 1407, Adrien le Faucheux, sellier, a été « mener et tendre la tapisserie de monseigneur a son parlement de Beaune, il est resté i5 jours pour la tendre et avant la venue du président qui Ta prise en garde, puis est revenu la reprendre après le parlement ». Au retour, une pluie abondante mouilla la tapisserie « et la conduit sécher a Diion en la court a grant feu de charbon ou il vacqua par lespace de i5 jours ». Arch. C.-d'Or, B. 11410 (1407).
Nous savons qu'on envoyait également des tapisseries aux autres parlements, soit à Dole en i435,- 1439, soit à Beaune en i435. Arch. C.-d'Or, B. 3ai7, fol. 26 V.
7. C'est du moins ainsi qu'on recouvre les sièges à Dole, en 1439. c Trois draps entiers et 6 aulnes de rouge de Tournay pour couvrir les haulx sièges de lauditoire dudit parlement, la chayere de monseigneur le président, le grant banc de la chambre du conseil, le buffet du greffier oudit parlement. Et pour faire les polioz dessus ladicte chayere. > Arch. C.-d'Or, "B. 11413, fol. i53.
et de ses aides, la table du procureur général et des procureurs de bailliage. Le long de la barre ^ sont installés les avocats et les procureurs plaidants qui prennent leurs notes et attendent Tappel de leurs aftaires. Le public, que surveillait le maire de Beaune et ses sergents jadis 2, est maintenant contenu par les huissiers du parlement'.
Derrière la salle du parlement, presque tout le long du bâtiment, se trouve un promenoir directement posé sur une muraille qui semble avoir fait partie de Tancien castrum de Beaune. Le chemin de ronde, pavé de longues dalles de pierre*, est maintenant couvert et bordé du côté de la Bouzaize d*une longue ligne d'arcades au cintre surbaissé et qui datent de Tépoque de Philippe le Hardi \ On gagne ce promenoir soit en passant par une petite porte située dans le pignon, croyons-nous, et qui donne sur un escalier en colimaçon de q6 marches descendant le long de la tour des cuisines ", ou par une porte située à peu près en face de la porte d'entrée '. Grâce à ce promenoir. Ton pourra gagner soit « la chambre du milieu » ',
I. En i439) à Dole, Arch. G.-d^Or^ B. ii4i3, fol. i54 t% nous voyons que Ton fait « deux miportes aux sièges des avocats et procureurs plaidians oudit parlement afin que autres gens ne se meslassent aves eulz ».
a. Il est possible quMls viennent encore, car, en 14S9, n^us voyons que Ton donne 5 francs aux sergents de la mairie de Beaune. Arch. C.-d*Or, B. 3215. fol. a6 V.
5. Ces huissiers voudront même exécuter les arrêts du parlement dans la ville de Dijon, ce qui amènera des protestations. Arch. mun. B. i64«