Cyrot, dans l'ouvrage cité à la note suivante, p. loi
6. On consultera utilement, pour se rendre compte de la situation de la maison du parlement, le plan de Beaune dressé en 1^4 par Monge et Fyon, et qui se trouve dans l'histoire de Beaune de Gandelot, après la
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tuease » avec sa large façade de quarante-trois mètres de long, son grand toit < et ses sept fenêtres à double croisée qui regardent le parvis de Téglise Notre-Dame*.
Derrière elle, sur la gauche, Ton aperçoit la grosse tour des cuisines', dont la haute cheminée* ne fume plus depuis que le parlement de Beaune a cessé d'être la réunion féodale que le duc assemblait et nourrissait toutes les fois qu'il lui plaisait de demander conseil à ses
page 5a. Le plan de la même ville, établi par Saint-Julien de Baleure, et qui se trouve dans la Cosmographie de Munster^ entre les pages 990 et 291, montre le « portrait » de l'auditoire pris de la rivière la Bouzaize. Sur le cas qu'il faut faire de ces « vrais pourtraits » des villes : Oursbl, Le quartier des Tanneries, Dijon, Jobard, 1907, p. 3-8. Ajoutez Tétude et les plans de F0188RT, Mémoires de la Commission des Antiquités de la Côte-d^Or, t. X^ p. 9 et ss., et surtout Texcellent travail de Cyrot, Le pourpris du castrum Belnense, Mémoires de la Société d'Histoire de Beaune, 1876 et i8;8. Enfin, l'on trouvera de nombreux renseignements dans les comptes des c))âtelains de Beaune qui n*ont guère été utilisés par les auteurs précédents (voir nos références des pages ci.xxiv, note a, et ccxlv), et également la liasse B. Soo aux mêmes archives.
I. Il avait été recouvert en lave en i383-i384. Arch. C.-d'Or, B. 3i6i.
a. C^est le châtelain Robert Monnot qui fit refaire « le mur, les fenestres et huysseries » en pierre de taille. Il fallut 33 journées de charrette pour enlever les décombres. Arch. C.-d'Or, B. 3177, fol. 6 v«.
3. Ce qui montre bien que les cuisines ne servent plus, c'est que le a6 février 1473/3, Jean Duban, maître de Thôpital, obtient du duc le bail de « la tour appellée la vieille cuisine de Tostel de nostredit seigneur audit Beaune, assise darrter la sale de parlement, et la montée de degrez par laquelle on va en la dite tour, et une petite place carrée, assise au dessus des dits degrez et joingnant a la dite saie de parlement, avec Testable joingnant a icelle tour ; ensemble ses aisances du hault et du bas ainsi qu'elle se comporte, avec aussi les arcs boutans dicelle tour qui traversent par dessus la rivière.
« Est reserve a nostre dit seigneur, et a ses gens, le treige par les dKs degrés pour par iceulx povoir treigier, aler et venir toutes et quantes fois que bon leur semblera pour parmy Talée estant entre la dicte tour et lesmay de nostre dit seigneur aier et treigier en la dicte sale de parlement parmy un huisserie qui est dancienueté en la dite sale de parlement et lequel huisserie est a présent murée de mur a sec »
Cité par Cyrot. Cette tour n'était plus guère solide ; en i3Ô3, on avait été obligé de la faire soutenir par des arcs-boutants qui traversaient la rivière.
4. On emploie 4«ooo « de grans quarreaulx . . . pour reflTaire la cheminée de la grant cuisine du parlement de monseigneur laquele chut et despeca la tiele de la couverture de la dicte cuisine pour ung grant vent quil fit en lan mil un* vi ».
On paie les journées de quatre hommes pour « rapporter le toul de la cheminée qui chust e^ la rivière le jour que la dicte cheminée chut ». Arch. C.-d'Or^ B. 3177, fol. ii v, la r.
hommes» mais un tribunal aux longues assises. Ce qui frappe le regard, c'est le haut escalier* formant une double rampe en fer à cheval qui s'élève au-dessus du parvis, entre un porche 2 ouvert dans les parties basses, permettant de gagner un pont jeté sur la rivière La Bouzaize, et la porte du grand cellier du duc, située sur la gauche de l'escalier, au niveau du parvis ' : car c'est sur un cellier qu'est placée la salle d'audience, et le bâtiment, par sa structure même, rappelle l'union intime qui a existé longtemps entre les fonctions domaniales et les fonctions judiciaires.
Le cortège gravit les degrés de l'escalier, il arrive à une porte à deux battants * qui donne directement sur la salle d'audience. C'est sur cette porte que l'on « met sur plaque », c'est-à-dire que l'on affiche le rôle des affaires que l'on plaidera dans la journée*. Après l'avoir lu, les avocats et procureurs iront sous le porche de l'église Notre-Dame se faire la communication des pièces.
Pénétrons dans la salle d'audience. C'est une vaste salle de 69 pieds 6 pouces (22 mètres environ) de long, et de 9 mètres et demi de profondeur*, carrelée de carreaux