‹ Les organismes vivants de l'atmosphèreChapitre 36 sur 43 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

f^ande ville seront d'une surveillance plus difTicile; mais il est des mesures d'intérêt général dont les administrations publiques peuvent parfaitement réclamer l'exécution ; i" suppression de toute usine insalubre, principalement do celles où l'on manipule des substances putréfiées ou putrescibles (dépotojrs, tanneries, etc.), à plusieurs lieues â la ronde des vastes agglomérations urbaines; 2° rejet hors ville des vastes écuries de rhevauit, des vacheries, etc.; 3° réduction de la hauteur des maisons; 4" élargissement considérable des voies publiques, suppression des pavés et leur remplacement par des couches d'asphalte, pouvant être lavées plusieurs fois par jour pendant la sécheresse ; 5° démolition de toute habitation reconnue insalubre, agrandissement des cours des maisons, lavage périodique, deux à trois fais l'année, de la façade des habitations; d" création de vastes parcs et de vastes jardins dans l'inlérieur des villes : telle est l'énuméralion de quelques mesures dont l'effet immédiat serait de diminuer le nombre des germes peuplant l'air des vastes agglomérations d'habitants.

Je crois fort peu à l'efficacité des désinfectants galeux pour iléiruire les poussières organisées des appartements; des lotions superficielles phéniquées, boriquées ou boratces; les lavages, l'aération largement pratiqués, l'application de la chaleur là

;ible.

me paraissent mille fois préférable;

Mai

je crois bien davantage à l'action souverainement bienfaisante des antiseptiques appliqués à l'art de guérir, oii on les voit tous les jours accomplir des cures merveilleuses.

J'ai fini, et je croira! avoir rempli une tache utile si j'ai pu. par cet écrit, faire pénétrer dans l'esprit de quelques lecteurs cette simple proposition : qu'il est d'un grand intérêt pour rhumauité d'étudier avec le plus grand soin le nombre et la qualité des êtres microscopiques qui nous entourent, de faire marcher de pair l'élude particulière des microbes pathologiques et l'étude générale des bactéries; si la première peut nous édifier sur l'étiologie des maladies, la seconde nous montre, par ses statistiques précises, les lieux où les microbes abondent, les atmosphères empestées qu'on doit fuir, re-

3o8 CONCLUSION.

douter ou purifier; elle nous apprend Tinfluence qu'exerce sur la purelé de l'air le voisinage des foyers bactérogènes ; elle nous enseigne à détruire en bloc les microbes soupçonnés dangereux, nous suggère des mesures préventives efficaces, en un mot, nous apprend à maîtriser les émanations figurées dont la nocivité n'apu être encore appréciée; c'est ainsi, d'ailleurs, que se félicite d'avoir procédé la Chirurgie, c'est ainsi que procède actuellement la Médecine et que doit procéder l'Hygiène.

Page 1